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	<title>Sucking Rock And Roll</title>
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	<description>Webzine sur U2 en français</description>
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		<title>U2011, entre perles et arnaques</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 11:25:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pauline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le gavage des fêtes, Sucking Rock And Roll ouvre ses pages à une fidèle visiteuse pour revenir sur l&#8217;année 2011 de U2. Une année où U2 nous en a encore fait voir de toutes les couleurs, et des plus contrastées&#8230;
L&#8217;arlésienne éternelle
L&#8217;année a été avant tout une année de plus à entendre des déclarations et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après le gavage des fêtes, Sucking Rock And Roll ouvre ses pages à une fidèle visiteuse pour revenir sur l&#8217;année 2011 de U2. Une année où U2 nous en a encore fait voir de toutes les couleurs, et des plus contrastées&#8230;<span id="more-1896"></span></p>
<p><strong>L&#8217;arlésienne éternelle</strong></p>
<p>L&#8217;année a été avant tout une année de plus à entendre des déclarations et des rumeurs sur l&#8217;ancien futur album. En janvier Danger Mouse dévoile que son projet avec U2 est bien avancé, puis c&#8217;est au tour de RedOne d&#8217;affirmer que sa collaboration avec le groupe fait son chemin. De son côté David Guetta annonce qu&#8217;il a été approché par Bono mais il dira quelques mois plus tard ne plus avoir de ses nouvelles &#8211; c&#8217;est ballot &#8211; Pendant ce temps Adam porte plainte contre son assistante, Larry poursuit sa carrière d&#8217;acteur, The Edge se bat pour avoir le droit de construire à Malibu, Bono démarche toujours auprès des hommes politiques&#8230; et les fans se demandent ce qu&#8217;il en est réellement du prochain album. Bono, tel un sauveur, vient alors nous éclairer de sa lapalissade en expliquant que « l&#8217;album sera prêt quand il sera terminé ».</p>
<p>En juin le groupe révèle au magazine Rolling Stone qu&#8217;il n&#8217;y aura pas d&#8217;album avant la fin 2012, on apprend également que la collaboration avec RedOne a subi le même sort que celle avec Rick Rubin en 2006 : elle a été avortée, U2 n&#8217;appréciant pas le résultat. Danger Mouse serait donc à l&#8217;heure actuelle le seul producteur à être rescapé de l&#8217;exigence habituelle et souvent bienfaitrice du groupe vis-à-vis de la production de ses albums. Mais pour nous embrouiller – ou faire le buzz &#8211; en novembre Bono laisse planer le doute sur la possibilité d&#8217;un non-avenir pour U2. Allez, encore une année à entendre tout et n&#8217;importe quoi en attendant d&#8217;espérer découvrir le prochain album !</p>
<p><strong>L&#8217;araignée déjà oubliée</strong></p>
<p>2011 n&#8217;a pas vu naître de nouvel album en revanche un projet annexe a enfin vu le jour. Le 14 juin est sorti la bande originale de &#8216;Spider-Man : Turn Off The Dark&#8217;, spectacle musical dont la musique et les paroles ont été composées par Bono et The Edge. Si le spectacle est exceptionnel de par ses effets spéciaux et sa production, il n&#8217;en va pas de même pour sa bande originale&#8230; A moins d&#8217;être un amateur de spectacles musicaux, ou simplement indulgent, les duos romantiques et autres titres typiquement ancrés dans ce registre ne trouveront surement pas grâce à vos oreilles malgré leurs auteurs. On peut toutefois retenir quelques chansons de cette B.O. pour leur empreinte U2esque : Sinistereo, Pull The Trigger (doté d&#8217;un solo de The Edge plutôt agréable), Bouncing Off The Walls, et Boy Falls From The Sky dans une version bien plus timide que celle que l&#8217;on a connu en live avec U2. Sans oublier le titre qu&#8217;il convient pour moi d&#8217;appeler une pépite qu&#8217;il serait dommage de ne pas connaître : Rise Above.</p>
<p><strong>La perle et l&#8217;arnaque</strong></p>
<p>L&#8217;année aura été marquée par ce triste constat que ne prend même plus la peine de dissimuler le manager du groupe, Paul McGuinness : les fans sont des pigeons bon à plumer. La ré-édition d&#8217;Achtung Baby a été sans nul doute l&#8217;exemple de ce que U2 sait faire de pire en terme de marketing : un prix exorbitant pour la maxi-édition justifié par une paire de lunettes en plastique et des bibelots parfois moyenâgeux – les pin&#8217;s c&#8217;était bien y&#8217;a 10-20 ans !-, et un contenu très limité en terme de découverte.</p>
<p>Même si la chanson Oh Berlin est véritablement une perle qui a émergé de l&#8217;arnaque, de même que la version solo par The Edge de Love Is Blindness dans le documentaire &#8216;From The Sky Down&#8217; (documentaire appréciable malgré sa longue amorce), la ré-édition d&#8217;Achtung Baby est finalement d&#8217;un intérêt très limité. Au-delà de son intérêt ce sont les idéaux du groupe à cette époque qui prennent du plomb dans l&#8217;aile : on ne peut s&#8217;empêcher de repenser au U2 de 1991 qui ridiculisait l&#8217;amour de l&#8217;argent à travers le personnage de Mirrorball Man&#8230;</p>
<p><strong>&#8216;Every artist is a cannibal&#8217;</strong></p>
<p>2011 c&#8217;est aussi l&#8217;année où les fans ont enfin exprimé leur mécontentement envers U2.com. En février parait le nouveau CD offert aux abonnés payants, Duals. Mais avec Duals la limite du foutage de gueule est franchie : sur les quinze titres seuls quatre sont des inédits et trois autres titres sont présents sur des albums studios. Aussitôt une pétition est lancée à l&#8217;égard du site officiel, le qualifiant de « cannibale » en raison de des soi-disant avantages à payer pour adhérer au fan club.</p>
<p>Dix mois plus tard, il convient de dire que tout cela est revenu à pisser dans un violon. Le prix de l&#8217;abonnement n&#8217;a pas été abaissé, le seul contenu exclusif reste le journal de Willie ainsi que quelques actualités sans intérêt (par exemple les tracklists pour U22 des interviewés), quant au désert en matière de news il persiste puisque les membres du groupe et leur manager réservent toujours leurs déclarations aux magazines plutôt qu&#8217;à leur site. Ne reste plus que l&#8217;épineuse question du CD cadeau dont on attend l&#8217;issue avec le résultat des votes pour U22.</p>
<p><strong>Fin de l&#8217;aventure à 360°</strong></p>
<p>Cette année a signé le troisième et dernier acte de la tournée 360°. On assiste avec plaisir au retour sur scène des chansons Even Better Than The Real Thing, The Fly et Zooropa, puis on s&#8217;aperçoit que leur présence est en réalité très commerciale : le 360° Tour est devenu le support promotionnel pour la ré-édition à venir d&#8217;Achtung Baby. D&#8217;une tournée qui avait pour but de promouvoir leur talentueux dernier album, U2 a décliné très vite en tournée best of pour en arriver à une tournée promouvant la ressortie d&#8217;un album d&#8217;il y a 20 ans&#8230; Dommage, No Line On The Horizon aurait mérité plus d&#8217;attention.</p>
<p>Malgré les critiques formulées à l&#8217;encontre du 360° Tour il n&#8217;en reste pas moins une tournée mémorable et à records qui laisse globalement un sentiment de bonne impression. Une tournée où les quatre Irlandais nous ont enthousiasmé, parfois en nous faisant déchanter ensuite, nous ont fait douter voire même agacer, mais où ils ont aussi réussi à nous convaincre et nous éblouir.</p>
<p>Cette tournée c&#8217;est en quelque sorte ce qui sauve U2 de cette année pas des plus fameuses. Aussi bien du point de vue leur relation avec les fans, trop entachée par l&#8217;aspect marketing, que des albums en tous genres : un album studio toujours en attente, un CD pour le fan club qui a attisé les amertumes, une ressortie qui a prêté à controverse, un projet annexe quasiment passé à la trappe.</p>
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		<title>In the garden we were playing the tart&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Oct 2011 22:51:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce lundi sort dans les bacs l’édition “anniversaire” d’Achtung Baby. Vingt ans après, cette réédition est le symbole fort d’un groupe qui s’est définitivement abandonné aux valeurs du marketing, en vendant sans rien produire, sous couvert d’un emballage tape à l’oeil. Loin, très loin, des idéaux de 1991.
Cette évolution ne choque plus vraiment personne aujourd’hui. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce lundi sort dans les bacs l’édition “anniversaire” d’Achtung Baby. Vingt ans après, cette réédition est le symbole fort d’un groupe qui s’est définitivement abandonné aux valeurs du marketing, en vendant sans rien produire, sous couvert d’un emballage tape à l’oeil. Loin, très loin, des idéaux de 1991.<span id="more-1893"></span></p>
<p>Cette évolution ne choque plus vraiment personne aujourd’hui. D’abord parce qu’elle est généralisée à quasiment tous les pans de notre bonne vieille économie, mais aussi parce qu’elle s’est dessinée chez U2 de façon progressive depuis le début des années 2000.</p>
<p>Ce qui est particulièrement choquant par contre c’est la connivence des fans sur la toile.</p>
<p>Quand AZ/Universal nous a invité à habiller notre site aux couleurs d’Achtung Baby et à placer un lien commercial vers une plateforme musicale, notre premier réflexe a été l’étonnement. C’était la première fois, en treize ans d’activité sur des sites dédiés à U2, que la maison de disque nous approchait de façon aussi directement mercantile. Nous avons décliné cette proposition, là où d’autres ont semble-t-il opté pour la stratégie contraire. Au programme : mini-site exclusif, page d’accueil spéciale, liens commerciaux plus ou moins dissimulés, le tout ouvertement sponsorisé par AZ/Universal.</p>
<p>Ce dispositif est choquant à deux niveaux. Il l’est du côté de la maison de disque qui &#8211; sous l’étiquette du fameux “community management” &#8211; s’installe dans la ligne éditoriale de sites de fans, devenus des vecteurs de communication au même titre qu’un spot TV ou une affiche dans le métro. Il l’est aussi du côté de ces sites de fans qui, déjà incapables d’émettre le moindre avis critique sur leurs idoles, se pressent d’écarter docilement les jambes pour quelques intérêts présents ou futurs. Le tout sous les applaudissements nourris de leurs intellectuels de visiteurs.</p>
<p>Vous nous direz qu’il y a des combats plus importants dans notre quotidien que ce détail un peu ridicule, et vous aurez raison. Il est tout de même regrettable que ces sociétés investissent ce genre de communauté en toute impunité et vous traitent comme du bétail sans que vous ne trouviez rien à y redire.</p>
<p>Malheureusement, à l’heure où U2 n’est plus qu’un produit, il ne faut plus compter sur le moindre geste désintéressé de la part de ses représentants. Alors faire la pute ou conserver un peu de dignité, chacun fera son choix.</p>
<p>Et surtout “bravo la Team” !</p>
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		<title>Achtung Baby, 20 ans après</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 11:18:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[La voilà la belle boîte en carton, qu’elle est belle ma belle boiîte en carton, venez donc en acheter de la belle boîte en carton, ne regardez pas le prix, on ne compte pas quand on l’aime la belle boîte en carton.
Pourtant vous feriez bien de compter car en plus d’être abominablement chères, les éditions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La voilà la belle boîte en carton, qu’elle est belle ma belle boiîte en carton, venez donc en acheter de la belle boîte en carton, ne regardez pas le prix, on ne compte pas quand on l’aime la belle boîte en carton.<span id="more-1889"></span></p>
<p>Pourtant vous feriez bien de compter car en plus d’être abominablement chères, les éditions Super Deluxe et Über Deluxe ne valent pas tripette niveau musique. Nous passerons sur la pléiade de remixes que l’instinct de préservation nous empêche d’écouter pour ne faire qu’un bilan des inédits et autres démos d’<strong>Achtung Baby</strong>.</p>
<h4>Unrealeased B-Sides &#038; New tracks</h4>
<p>Ils sont six, dont un instrumental, plus le remix d’<strong>Even Better</strong> entendu lors du 360° Tour. Ils sont six à nous dire que U2 a bien choisi les morceaux d’Achtung Baby. Loin d’être mauvais, ils n’ont pas la force de leurs aînés. A leur décharge, sortir vingt ans après et déconnectés de l’ambiance d’un album n’est pas forcément de nature à les aider. Donc ils remplissent bien leur tâche, à savoir donner du mou aux fans, mais ne font absolument pas regretter leur absence.</p>
<p>Deux petites exceptions cependant. <strong>Oh Berlin</strong>, hommage à la capitale allemande et terre de création du futur album. Une ambiance sombre et mélancolique, des paroles pleines de questionnements, comme l’étaient certainement les habitants de Berlin à l’époque. L’empreinte U2 est bien là, forte, il y avait peut-être une place pour ce titre.<br />
Lorsque <strong>Down All The Days</strong> commence, c’est The Edge que l’on attend&#8230; Et voilà Bono ! Sur les bases de <strong>Numb</strong>, Bono place sa voix pour une chanson à nouveau très planante, ambiance fin de soirée pleine de blues. On aurait aimé que le titre existe, mais nous n’aurions pas voulu priver The Edge d’avoir enfin un véritable morceau rien qu’à lui, alors on tranche et on garde Numb pour la postérité et Down All The Days pour un petit extra.</p>
<p>Une question se pose sur certains morceaux, est-ce la voix du Bono de 1991 ou celle de 2011 ? Un mystère de plus ma bonne Lucette !</p>
<h4>Kindergarten</h4>
<p>Nous l’avions dit lors de la <a href="http://www.suckingrockandroll.com/analyses-humeurs/from-the-sky-down-notre-revue/1885/">revue</a> concernant ‘From The Sky Down’, nous espérions que ces onze bébés d’Achtung Baby seraient des versions studio 2011. Ce sont en fait juste les futurs morceaux pas encore adultes. L’ensemble est intéressant mais pas franchement emballant. Pour l’essentiel, la structure des titres est déjà bien là et il ne manque plus grand chose pour arriver à la version finale. Quelques-uns se détachent pourtant. <strong>One</strong> en version guitare accoustique ; <strong>Ultraviolet (Light My Way)</strong> avec un final alternatif, <strong>Trying To Throw Your Arms Around The World</strong> pour son folk surprenant et récréatif, et enfin <strong>Love Is Blindness</strong> pour sa magistrale intro et son ambiance à se pendre au premier lampadaire allemand venu.</p>
<p>On se divertit en écoutant ce jardin d’enfants, mais il n’est pas sûr que l’on y revienne de sitôt. </p>
<h4>Ahk-toong Bay-bi Covered</h4>
<p>Sorti par le magasine <em>Q</em> pour célébrer les 20 ans du chef d’oeuvre germano-irlandais, cet album de reprise restera lui aussi tout à fait dispensable. L’ennui se fait même sentir à plusieurs reprises tant les groupes ont tous choisi de ne pas prendre de risque. La version de <strong>Mysterious Ways</strong> par Snow Patrol détenant à ce titre la palme du ratage. D’un morceau groove et sexy, les Irlandais ont pondu un infâme étron sans âme et interminable. A retenir : Patti Smith, Depeche Mode, Glasvegas et à un niveau moindre The Killers qu’on a connu plus inspirés. A mettre immédiatement dans le fond de la cuve des toilettes : The Fray, Jack White et Snow Patrol. Pour le reste, rien de bien excitant&#8230; A part peut-être ce taré de Gavin Friday qui reprend <strong>The Fly</strong> et s’amuse avec son studio maison. On pourrait dire que c’est mauvais mais ça ne l’est pas, et on ne dira pas non plus que c’est bien mais au moins le vieux pote de U2 a essayé quelque chose dans l’esprit d‘Achtung Baby, ce qui n’est déjà pas le moindre des exploits.</p>
<h4>Achtung Baby “polished”</h4>
<p>Non mais sérieusement&#8230; Ce n&#8217;est pas faute de l&#8217;avoir senti dès le premier jour que cet album ne serait PAS remasterisé. Nous étions bien entendu des abrutis qui ne comprenaient jamais rien et c&#8217;était évident que les U2 ils allaient le remasteriser le Achtung Baby. Ils ne l&#8217;ont finalement pas fait et maintenant les mêmes demeurés viennent donner des leçons en disant qu&#8217;il n&#8217;en a pas besoin. Ce débat peut être posé car il est respectable, mais avant, allez, juste pour les amoureux du beau geste et du triomphe modeste : we got fucking right mother fuckers !</p>
<h4>Gadgets et bidules</h4>
<p>On est pas chez le confiseur ici, alors pour parler pin’s vous allez chez les voisins, ils doivent déjà se tirer sur le manche en se regardant dans la glace avec leurs lunettes-de-Bono-que-quand-il-ressemblait-à-une-mouche-et-qu’il-révolutionnait-le-rock.</p>
<h4>Verdict</h4>
<p>En conclusion chers amis, vous ne trouverez personne dans l’équipe de Sucking Rock And Roll pour vous dire d’aller mettre du blé dans ces rééditions et encore moins de balancer 300€ dans un Über défonçage de fans. U2 n’a pas été à la hauteur de son album et c’est regrettable. Du coup débrouillez-vous pour pirater tout ce gentil bordel et donnez des sous à une oeuvre caritative si vous ne savez pas quoi faire de vos euros, elles en ont davantage besoin que nos chers irlandais. </p>
<p>Enfin un dernier mot pour les habitués de ce site et amateurs de ses savoureux concours. AZ/Universal, ayant visiblement de gros soucis financiers, nous proposait de vous faire gagner des éditions simples (c’est-à-dire celle que vous avez déjà chez vous pleine de poussière) et des vinyles. Vous imaginez bien que nous avons trop de respect pour nos visiteurs &#8211; et pour nous-même &#8211; pour accepter ce genre de deal. Résultat, chacun pour soi les amis. En revanche nous misons gros pour les vingt ans de <strong>Rattle &#038; Hum</strong>, il se murmure que U2 va faire un truc énorme&#8230;</p>
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		<title>From The Sky Down, notre revue</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 11:27:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour fêter les 20 ans d’Achtung Baby, U2 s’est offert les services de David Guggenheim pour réaliser un documentaire sur la naissance de leur album majeur. Dans sa grande mansuétude, Universal conviait quelques fans à l’avant-première parisienne.
‘From The Sky Down’, annoncée dans les coffrets Super et Über Deluxe des rééditions du fameux album, nous promettait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour fêter les 20 ans d’<em>Achtung Baby</em>, U2 s’est offert les services de David Guggenheim pour réaliser un documentaire sur la naissance de leur album majeur. Dans sa grande mansuétude, Universal conviait quelques fans à l’avant-première parisienne.<span id="more-1885"></span></p>
<p>‘<em>From The Sky Down</em>’, annoncée dans les coffrets Super et Über Deluxe des rééditions du fameux album, nous promettait une plongée de 80 minutes dans la conception d’<em>Achtung Baby</em> aux Hansa Studios de Berlin. Une période devenue mythique pour la plupart des fans du groupe.</p>
<h4>Un démarrage qui traîne en longueur</h4>
<p>La création d’<em>Achtung Baby </em>a toujours été perçue comme un moment charnière de la carrière du groupe irlandais. U2 sortait d’une période d’euphorie (le succès mondial de <em>The Joshua Tree</em>) et d’une sévère déconvenue (les critiques acerbes qui ont suivi <em>Rattle &#038; Hum</em>), une raison pour eux de se “réinventer”. A la fin des années 80, U2 décide de prendre du recul pour chercher de nouvelles directions. C’est tout ce contexte que choisit d’expliquer Guggenheim dans sa première partie. Presque quarante minutes pour revenir sur les débuts du groupe et cette glorieuse et épuisante fin des 80’s. C’est long, très long, trop long.</p>
<p>S’il est plaisant de se moquer une nouvelle fois des coupes de cheveux improbables de Bono &#038; Cie, ces longues minutes de mise en place finissent rapidement par rendre le spectateur impatient. Non que les images soient inintéressantes, mais ce n’est simplement pas la raison même du documentaire. </p>
<p>Les commentaires ressassent des aspects souvent connus, tout particulièrement des fans, et n’apportent rien de nouveau, le groupe se contentant de paraphraser ce qui a déjà été dit et redit dans le livre “<em>U2 by U2</em>”. Les quelques images récentes ne sonnent pas toujours justes. Comme cette première phrase de Bono à Winnipeg, lorsque le groupe répète <em>The Fly</em> en vue du concert de Glastonbury : “On ne peut pas se permettre de rater la deuxième chanson”, déclare le chanteur à ses collègues de bureau dans un élan manifestement très spontané. Plus convenu tu meurs ! </p>
<h4>Enfin à Berlin !</h4>
<p>L’arrivée des Irlandais dans l’ex-future capitale allemande change radicalement la donne. Le spectateur entre enfin dans le vif du sujet&#8230; Et dans cette sombre ambiance qui entoure le groupe. Les tensions sont à leur comble et aucun des quatre ne sait comment avancer. Perdu aux Hansa Studios, U2 cherche sa nouvelle voie et rien ne va. Jusqu’au jour, où dans une démo inédite de ce qui deviendra <em>Mysterious Ways</em>, surgit une mélodie. Un air qui va tout changer. A la 58e minute de ‘<em>From The Sky Down</em>’, la magie surgit enfin : <em>One</em> est là, dans des airs de guitare encore lointains. Pour ceux qui “connaissent” le groupe, ce qui suit est une impressionnante surprise. Loin de l’idée que The Edge mène le grand bateau qu’est U2 depuis des années, le spectateur assiste, ébahi en ce qui nous concerne, au génie de Bono en action. Durant sept minutes, le chanteur embarque les trois autres derrière lui, les guide, comme s’il savait exactement où aller et ce qu’il fallait faire. Cette entrée dans le processus créatif de U2 est une véritable pépite du documentaire. On en redemande.</p>
<p>Et de frissons, il en est question également lorsque The Edge, seul à la guitare dans le théâtre de Winnipeg, interprète une version acoustique de <em>Love Is Blindness</em>. Alors que le musicien revient sur ses déboires amoureux au moment de l’enregistrement de l’album, il déroule un moment d’émotions simples et saisissantes. </p>
<p>Vingt ans après le groupe retrouve Berlin, ses inspirations, ses trabans, sa grisaille. De Berlin à Glastonbury, deux décennies séparent les images de fin du documentaire. Des images qui appellent à la suite, à ce que le groupe sera capable de proposer et de créer. Les questions sont bien là, aucun doute que ces quatre types dans le vent en soient conscients.</p>
<h4>Baby Achtung Baby ?</h4>
<p>U2 a donc investi les Hansa Studios pour les besoins du documentaire de David Guggenheim. Très bien. Mais avaient-ils réellement besoin d’y venir avec l’ensemble de leur matériel et de leurs techniciens pour de simples passages furtifs ? Le groupe a manifestement ré-enregistré tout ou partie de Achtung Baby, et on a peine à croire que ce n’était que pour assouvir un petit plaisir nostalgique. On repense alors, dans notre grande crédulité, à ce disque inclus dans l&#8217;innommable réédition non-remasterisée de l’album : ‘Baby Achtung Baby’. Un disque dont le contenu n’a jamais été précisé, si ce n’est qu’il contient toutes les chansons originales de l’album, avec des durées différentes. On se prend alors à rêver : Ce “Baby” serait-il tout simplement la version 2011 d’<em>Achtung Baby</em>, enregistrée “live” (ou presque) à Berlin ? Une idée qui prend tout son sens à la vue des moyens investis, démesurés pour n’être destinés qu’à la production de ‘<em>From The Sky Down</em>’. </p>
<p>Comme toujours avec U2, l’idée du tout est possible nous donne envie d’y croire. Avec dans un coin de la tête le souvenir que quand tout est possible rien n’arrive. Ce serait en tous cas l’unique façon artistiquement honnête de donner un intérêt à cette inutile réédition. Rendez-vous dans quelques jours pour savoir de quel côté penche la balance. </p>
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		<title>Bono et The Edge sont les amis de Bill</title>
		<link>http://www.suckingrockandroll.com/actualites/bono-et-the-edge-sont-les-amis-de-bill/1883/</link>
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		<pubDate>Sun, 16 Oct 2011 22:14:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Bono et The Edge étaient samedi soir sur la scène du Hollywood Bowl pour fêter les 10 ans de la Fondation Clinton. Proches de l&#8217;ancien président américain, la &#171;&#160;moitié de U2&#8243; a interprété sept morceaux sur scène.


Desire
I Still Haven’t Found What I’m Looking For
A Man and a Woman
Sunday Bloody Sunday
Staring At the Sun
One
Miss Sarajevo

Une première [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bono et The Edge étaient samedi soir sur la scène du Hollywood Bowl pour fêter les 10 ans de la Fondation Clinton. Proches de l&#8217;ancien président américain, la &laquo;&nbsp;moitié de U2&#8243; a interprété sept morceaux sur scène.<br />
<span id="more-1883"></span></p>
<ul>
<li>Desire</li>
<li>I Still Haven’t Found What I’m Looking For</li>
<li>A Man and a Woman</li>
<li>Sunday Bloody Sunday</li>
<li>Staring At the Sun</li>
<li>One</li>
<li>Miss Sarajevo</li>
</ul>
<p>Une première pour l&#8217;immense <em>A Man and A Woman</em> et un sacré dépoussiérage pour <em>Staring At The Sun</em> plus joué depuis le <del datetime="2011-10-22T10:28:37+00:00">24 juin</del> 24 octobre 2001. Voir réapparaître un titre de Pop tient de l&#8217;exploit, apprécions le à sa juste mesure, même s&#8217;il manquait deux de leurs compères.</p>
<p>La vidéo de cette performance est juste ici.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/uMXTulkhMWU" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>From The Sky Down : gagnez vos invitations pour l&#8217;avant première</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 16:26:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Amis parisiens, réjouissez-vous, Sucking Rock And Roll est d&#8217;humeur généreuse, et ça risque de ne pas durer. AZ/Universal organise l&#8217;avant première du documentaire &#8216;From The Sky Down&#8217; qui retrace la création d&#8217;Achtung Baby. Documentaire que vous retrouverez ensuite sur les splendides éditions collectors prévus pour les 20 ans de l&#8217;album. 
20 invitations sont en jeu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Amis parisiens, réjouissez-vous, Sucking Rock And Roll est d&#8217;humeur généreuse, et ça risque de ne pas durer. AZ/Universal organise l&#8217;avant première du documentaire <strong>&#8216;From The Sky Down&#8217;</strong> qui retrace la création d&#8217;Achtung Baby. <span id="more-1881"></span>Documentaire que vous retrouverez ensuite sur les splendides éditions collectors prévus pour les 20 ans de l&#8217;album. </p>
<p><strong>20 invitations sont en jeu</strong> pour cette projection qui se tiendra au MK2 Bibliothèque le jeudi 13 octobre à 20h. </p>
<p>Pour remporter l&#8217;une d&#8217;elles, répondez à la question suivante :</p>

		<div id="usermessage8a" class="cf_info "></div><strong>No more submissions accepted at this time.</strong>
<p><em>Fin du concours lundi 10 octobre à 23h59.</em></p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/jzeR0hV0ZTU" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>From The Sky Down</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 10:34:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour célébrer les 20 ans d&#8217;Achtung Baby, U2 s&#8217;est associé au cinéaste David Guggenheim pour réaliser un documentaire sur leur mythique album. &#8216;From The Sky Down&#8216; retrace donc la création de ce qui est certainement l&#8217;oeuvre majeure du groupe irlandais.

Présenté au festival de Toronto, en présence de U2, le documentaire sera également diffusé sur des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour célébrer les 20 ans d&#8217;<strong>Achtung Baby</strong>, U2 s&#8217;est associé au cinéaste <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Davis_Guggenheim">David Guggenheim</a> pour réaliser un documentaire sur leur mythique album. &#8216;<strong>From The Sky Down</strong>&#8216; retrace donc la création de ce qui est certainement l&#8217;oeuvre majeure du groupe irlandais.<br />
<span id="more-1879"></span><br />
Présenté au festival de Toronto, en présence de U2, le documentaire sera également diffusé sur des chaînes anglaises et américaines quelques jours avant la sortie du <a href="http://www.suckingrockandroll.com/actualites/quand-u2-te-chope-a-sec-sans-vaseline/1868/#comment-21011">précieux-coffret-que-la-planète-entière-attend-tellement-qu&#8217;il-est-bien-beau-intéressant</a>. </p>
<p>La bande annonce de &#8216;From The Sky Down&#8217; est d&#8217;ores et déjà disponible, et la voici pour votre plus grand bonheur.</p>
<p><object style="height: 390px; width: 640px"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jzeR0hV0ZTU?version=3"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="always"><embed src="http://www.youtube.com/v/jzeR0hV0ZTU?version=3" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowScriptAccess="always" width="640" height="360"></object></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Chronique d&#8217;une tournée pas comme les autres</title>
		<link>http://www.suckingrockandroll.com/analyses-humeurs/chronique-dune-tournee-pas-comme-les-autres/1873/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 04:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sucking Staff</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 30 juillet dernier, le 360° Tour, la plus longue tournée de U2, prenait fin. Le temps de prendre un peu de recul sur ce marathon, de bronzer un peu, et voici enfin la tant attendue rétrospective signée Sucking Rock And Roll.
De &#171;&#160;No Line&#187;&#160; au mauvais trip
C’est l’été à Barcelone. U2 et son staff sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 30 juillet dernier, le 360° Tour, la plus longue tournée de U2, prenait fin. Le temps de prendre un peu de recul sur ce marathon, de bronzer un peu, et voici enfin la tant attendue rétrospective signée Sucking Rock And Roll.<span id="more-1873"></span></p>
<h4>De &laquo;&nbsp;No Line&raquo;&nbsp; au mauvais trip</h4>
<p>C’est l’été à Barcelone. U2 et son staff sont au Camp Nou depuis presque un mois pour préparer ce tout nouveau 360° Tour. Pour la première fois depuis 1982, les Irlandais débutent une tournée en Europe et durant deux mois – et 24 dates – U2 ne va presque rien rater. L’ouverture du concert sur quatre morceaux de leur nouvel album – aux ventes mitigées – est un pari risqué, qui ne leur fait pas peur. <strong>Breathe</strong> peine à soulever les foules, mais donne une indéniable impulsion rock. Les stades sont remplis et les quatre quinquagénaires sont visiblement ravis d’être avec leur public. Ils osent &#8211; l’apparition fulgurante d&#8217;<strong>Electrical Storm</strong>, la redécouverte d’<strong>Unforgettable Fire</strong>, &#8211; et se font porter par des fans au rendez-vous.  Le nouveau mix d’<strong>I&#8217;ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight</strong> est une surprenante trouvaille, qui plonge groupe et public dans une ambiance techno totalement surréaliste. Bravo !</p>
<p>Au final les <em>setlist </em>varient peu, mais l’enthousiasme est là. Berlin, Londres, Sheffield marquent au fer rouge le lancement de la tournée. Et puis, patatras, U2 débarque en Amérique du Nord.</p>
<p>Il y a deux raisons qui expliquent pourquoi depuis trente ans U2 ouvre ses tournées aux États-Unis. La première est mercantile : il faut choyer le plus important marché du disque mondial. La seconde est pragmatique : il est plus simple de rôder un spectacle avec un public moins exigeant et mangeur de popcorn. Alors forcément, quand les circonstances ont inversé cet ordre bien établi, l’arrivée aux États-Unis a été nettement moins impressionnante. L’album y a été mal accueilli, le public est donc là mais dans une petite forme. Après l’incroyable surprise made in Chicago <strong>Your Blue Room</strong>, U2 va vite enclencher le régime croisière pour enchaîner vingt dates sans grande saveur. <strong>No Line On The Horizon</strong> commence à être disséminé, voire à purement et simplement disparaître.</p>
<p>L’habituel DVD live est enregistré au Rose Bowl de Pasadena. Sur une seule date, fait rarissime, mais avec l’ablation de <strong>Breathe</strong>, une belle connerie dans la grande lignée de ce que le groupe sait faire. Quelques mois plus tard, U2 se fera plaisir en vendant des coffrets à des prix exorbitants. Coffret que les fans achèteront, bien évidemment.</p>
<p>A Vancouver, il est temps d’en finir, avant de prévoir de revenir en mai 2010, avec bien entendu le tant annoncé <strong>Songs Of Ascent</strong> dans la besace.</p>
<h4>Song of what ?</h4>
<p>Oui mais non en fait ça nous arrange pas là…</p>
<p>A quelques jours de décoller pour les répétitions du troisième leg en Amérique du Nord, Bono se fait opérer du dos en urgence. Tout est reporté et les grands manitous de Live Nation se préparent à vendre reins, gosses, maisons, famille, jets, esclaves. Mais ils sont vite rassurés, Bono sera bientôt sur pied et pourra continuer à faire rentrer du cash. Le monde est sauvé. </p>
<p>Le 6 août 2010, U2 est à Turin pour lancer cette nouvelle partie de sa tournée. Bono et Adam ont changé de tenues de scène, le chanteur a même les cheveux plus longs. Pour le reste, c’est poussif. Il y a certes les inédits : <strong>The Return Of The Stingray Guitar</strong>, <strong>North Star</strong>,<strong> Glastonbury</strong> et le retour du presque mort <strong>Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me</strong>. Et les ratés, Beautiful Day, décidément pas un titre d’ouverture, la disparition de Breathe, de No Line, d’<strong>Unknown Caller</strong>, bref de l’enterrement première classe du dernier opus.</p>
<p>Et pendant dix dates, U2 va gentiment se traîner. L’alchimie ne se fait pas et manque de chance pour une fois que le groupe s’embarque dans des contrées qu’il ne connaît pas, le public n’est pas à la hauteur de quatre types qui se cherchent. Arrivent Zurich, Munich, Paris et le reste. U2 se fait bouger et retrouve de sa superbe. Les inédits prennent de l’envergure et offrent quelques beaux moments de communion. La troisième date parisienne, complète, restera la plus belle des prestations 360° parisiennes. A son niveau U2 a toujours besoin de challenges, de se faire bousculer pour donner le meilleur de lui-même. Il ne va pas être déçu et termine en trombe son dernier passage européen avant très longtemps.</p>
<h4>Le cul entre deux chaises</h4>
<div class="illustr left"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2011/08/u2-sydney-360-1.jpg" alt=""/> <span>Le 360° Tour à Sydney (U2.com)</span></div>
<p>Une étrange série de concerts se retrouve coincée entre la fin de l’année 2010 et le début 2011. La Nouvelle Zélande, l’Australie, pas le Japon, puis l’Afrique du Sud. Les inédits ont presque disparu, et à part <strong>Love Rescue Me</strong>, rien de bien intéressant au programme. De l’avis des fans de <em>Down Under</em>, les concerts sont une réussite, faisons leur confiance.</p>
<p>Paul McGuiness nous apprend que U2 profite de son séjour sur place pour apporter la dernière touche à un nouvel album qui sortira vers la mi-mai, quelques jours avant le retour aux États-Unis. Chouette, chouette !</p>
<p>Ah et sinon U2 et ses masques ont fait libérer Aung San Suu Kyi. Enfin en tous cas la coïncidence tombait bien. L&#8217;histoire ne dit pas combien de points de suture ont été nécessaires à sa restructuration vaginale après les viols à répétition du généralissime Than Shwe. Pour fêter l&#8217;événement comme il se doit, <strong>MLK</strong> disparaît des setlists au profit de <strong>Scarlet</strong>. Qui ? Non personne, Scarlet est un titre d&#8217;October dont visiblement seul Willie Williams se souvenait. </p>
<h4>Even Better Than The Real Thing</h4>
<p>Les dix concerts en Amérique du sud et au Mexique devaient être le point final de cette tournée. Mais l’intervention chirurgicale de Bono (qui a dit chirurgie capillaire ?) a tout modifié et il faut donc aller se coltiner les États-Unis après la ferveur latine.</p>
<p>Tout bascule le 9 avril. Ce soir là, à Sao Paulo, vingt-deux mois après être monté pour la première fois sur scène à Barcelone, les Irlandais trouvent enfin ce qu’il manquait : un titre d’ouverture. Champagne, la tournée est sauvée! <strong>Even Better Than The Real Thing</strong>, plus entendu depuis neuf ans, est  remixé pour l&#8217;occasion. Le morceau donne une puissance phénoménale au concert, un peu comme <strong>Mofo</strong> le faisait il y a quatorze ans, lui aussi associé à l’époque à <strong>I Will Follow</strong>. Et puisqu’il n’est pas question d’en rester là, deux jours plus tard, <strong>Zooropa</strong> ressort des cartons poussiéreux. Du 18 ans d’âge s’il vous plaît ! Impossible de savoir quelle mouche à piqué les membres du groupe.</p>
<div class="illustr right"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2011/08/u2-winnipeg-360-1.jpg" alt=""/> <span>Le joli ciel de Winnipeg (U2.com)</span></div>
<p>Certains soirs paraîtront encore des corvées pour le groupe mais, passée l’étape Glastonbury et sentant la fin proche, U2 se lâche et s’autorise quelques écarts de conduites. <strong>Bad</strong>, <strong>Out Of Control</strong>, <strong>40</strong>, viennent parfois clôturer le concert après <strong>Moment Of Surrender</strong>. <strong>Magnificent</strong> quitte la setlist sans faire chagriner grand monde, et après avoir subi toute sorte de tortures dont un remix de la pire espèce. Rien à faire, ce titre n&#8217;avait vraiment rien à offrir en live. Au final <strong>Achtung Baby</strong> est remis à l‘honneur – <strong>The Fly</strong> est de retour – et c’est maintenant lui qui a droit à quatre titres d’affilée en ouverture de show. Bien entendu la future réédition de l’album n’a rien à voir dans ce choix. Ni un quelconque aveu d&#8217;impuissance.</p>
<p>La mi-mai est passée sans qu’aucun album ne montre le bout de son nez. Bono affirme qu’il sortira à l’automne et qu’ils ont toujours trois projets en cours. Adam Clayton confie de son côté que le groupe est «<em>découragé</em>» par ce qu’il a récemment enregistré. En d&#8217;autres termes c&#8217;est totalement merdique. Il n&#8217;y a pas que mamie zinzin qui déraille en ce été 2011.</p>
<p>U2 quitte la scène le 30 juillet 2011 à Moncton, plein d’émotions, et sans que personne ne sache de quoi l’avenir sera fait.</p>
<h4>Glastonbury</h4>
<p> “<em>I survived Glasto 2010, U2 did not</em>”, c’est ce que l’on pouvait lire cette année sur une pancarte d’un spectateur du célèbre festival anglais. Le gros bobo de Bono avait donc empêché le groupe d&#8217;assurer un concert&#8230; qui aurait certainement été très différent de ce qu’ils ont proposé cette année. U2 avait dans l’idée de jouer le meilleur d’Achtung Baby (chef d’oeuvre + intentions marketing = évidence), l’essentiel des grands tubes des 80’s, le tout saupoudré de quelques morceaux d’autres époques. L’intention était originellement de démarrer par <strong>Streets</strong> et les tubes&#8230; mais pour contredire la rumeur persistante, U2 a finalement modifié son idée pour se lancer avec une setlist très <strong>Zoo Tv</strong>. La performance du groupe a déjà été commentée dans ces pages et il serait inutile d’y revenir longuement et exagérément. Les Irlandais ont été bons, appliqués, souvent très rock face à une météo catastrophique et donc un public forcément moins réceptif que par grand beau. Pourtant l’impression persiste que loin de ses bases U2 ne parvient pas à trouver la même alchimie et la même puissance qui ont fait leur renommée. U2 assure le spectacle, un spectacle de grande qualité même, mais sans cette magie qui fait la différence lorsqu’ils jouent à domicile. Et leur absence du moindre festival depuis des dizaines d’années en est certainement la preuve, eux aussi savent qu’ils ont besoin de leur confort pour donner leur maximum. Une étrangeté pour un groupe de rock, mais U2 n’est pas un groupe (de rock) comme les autres, et cette particularité marque encore leur différence. Glastonbury 2011 fut donc une belle performance, mais ne restera pas mémorable.</p>
<h4>The Claque</h4>
<div class="illustr left"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2011/08/u2-montreal-360-1.jpg" alt=""/> <span>The Claque à Montreal (U2.com)</span></div>
<p>Après une tournée stades du Vertigo Tour très mitigée, U2 était décidé à revenir au gigantisme qui avait fait son succès dans les années 90. Bono et Willie Williams ont eu l’idée de cette scène, centrale &#8211; mais pas vraiment et où toute l’installation vidéo et audio serait installée au dessus du groupe. Avec comme objectif, de faire une scène si grande que finalement le public ne serait jamais loin des musiciens. The Claw était née. Une griffe gigantesque, sous laquelle U2 et une partie de son public se réunirait, avec au centre, un écran vidéo à 360 degrés, modulable, le tout surmonté d’une boule à facettes. Élémentaire mon cher Jean-Jacque !</p>
<p>A première vue, The Claw est une étonnante réussite technologique. Elle s’empare du stade dans lequel elle est installée et offre à tous les spectateurs un accès direct au groupe. La sensation de proximité est immédiate, jamais sans doute un stade ne s’était senti aussi aspiré par ceux qui occupent la scène. Le son se diffuse partout et pour une large première partie de la tournée, U2 tente autant que possible de jouer le jeu du concept 360°, et donc d’aller assurer le spectacle pour le public situé derrière lui. A partir de 2010, il n’en sera plus rien. Mais The Claw en impose et nous bluffe franchement.</p>
<p>C’est donc à partir des concerts de 2010 que l’idylle se fane. Bono, peut-être légitimement diminué, se déplace de moins en moins, la batterie de Larry ne se retourne plus, ou presque, heureusement Edge et Adam continuent de sa balader sur ce (trop ?) grand espace. L’écran devient sous utilisé, pour ne plus s’ouvrir qu’une seule fois lors de <strong>City Of Blinding Lights</strong>, et les jeux de lumières finissent par paraître bien légers au vu du dispositif disponible. A ce titre, même le DVD de Pasadena révèlera que l’essentiel du concert est sombre et très peu mis en valeur. Dans son journal de bord, Willie Williams confie d’ailleurs qu’il est un adepte de l’adage “<em>le moins est le mieux</em>”. Possible que cette installation aurait mérité qu’il déroge à cette règle. L’arrivée d’Even Better Than The Real Thing va d’ailleurs venir remettre en cause ce choix (il le reconnait d’ailleurs lui-même sur le site officiel du groupe) : U2 monte sur scène et tout explose avec lui. Les lumières s’affolent et appuient la puissance du son. Il y aura bien quelques vidéos magnifiques mais pour l’essentiel, l’impression demeure que U2 et son équipe en ont gardé sous le pied. </p>
<h4>Ready for what&#8217;s next ?</h4>
<p>Après le Zoo Tv Tour, U2 eut la folle idée du <strong>PopMart Tour</strong>&#8230; qui aurait pu accoucher d’une autre tournée gigantesque si le groupe n’avait pas perdu son public au passage. <strong>Pop</strong> n’avait pas convaincu et les concerts avaient eut beaucoup de mal à trouver leur rythme de croisière. Entre 1997/98 et 2009/10/11, il y a quelques similitudes. No Line n’a pas plu aux États-Unis, plus grand consommateur d’albums du groupe, et la tournée, incroyable succès lors de sa première version, a eu plus de mal dans sa deuxième partie. De nombreuses dates européennes et américaines n’ont pas affiché complet lors du deuxième passage du groupe, fait rare depuis&#8230; 1997. </p>
<p>Avec la fin du 360° Tour, c’est peut-être une page de U2 qui se ferme. A travers quelques déclarations, le groupe semblerait tenté de revenir à une échelle plus réduite, donc une tournée en salle. Une magnifique promesse pour les fans, et également l’annonce de futures angoisses pour l’achat de billets. Mais le souvenir des concerts parisiens de 2001 ne peut que donner envie de s’y replonger. Est-ce vraiment crédible quand on sait que pour réunir autant de spectateurs parisiens qu’ils ne l’ont fait en trois Stades de France, U2 devrait remplir Bercy environs 18 fois ? Oui et non. Oui car dans une telle configuration, U2 jouera devant moins de spectateurs et donc la course aux records est abandonnée. Et non car justement U2 aime cette course aux records et aime communiquer sur les chiffres qu’il explose à chaque tournée. </p>
<p>Mais comme le confiait Willie Williams dans une des dernières éditions de son journal, personne ne sait encore ce que U2 fera dans l’avenir, alors pour l’instant spéculons, et faisons nous plaisir à nous imaginer à nouveau dans des salles surchauffées&#8230; en espérant que l’ambition de créer n’ait pas disparu et que le prochain album soit à la hauteur de son prédécesseur. </p>
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		<item>
		<title>Le 360° Tour : de No Line au best of</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 10:07:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bouba pour Sucking</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Sucking est Celui qui vous accueille, Celui qui vous donne la parole, Celui qui propage vos écrits. Sucking est votre bienfaiteur. Aujourd&#8217;hui, Sucking ouvre ses pages à bouba, un fidèle visiteur, pour qu&#8217;il vous parle de son 360° Tour.

25 mois durant lesquels l’excitation, la joie et l’ennui se sont mélangés au fur et à mesure [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Sucking est Celui qui vous accueille, Celui qui vous donne la parole, Celui qui propage vos écrits. Sucking est votre bienfaiteur. Aujourd&#8217;hui, Sucking ouvre ses pages à bouba, un fidèle visiteur, pour qu&#8217;il vous parle de son 360° Tour.</em><br />
<span id="more-1870"></span><br />
25 mois durant lesquels l’excitation, la joie et l’ennui se sont mélangés au fur et à mesure des riffs de Edge et des oublis de paroles de Bono. 25 mois de contradiction où l’on se dit <em>&laquo;&nbsp;il était temps que ça se termine&raquo;&nbsp;</em> mais avec le sentiment qu’ils vont nous manquer ces Irlandais. Dix dates me concernant pour ce 360° tour, dix dates où j’ai connu des concerts d’exception comme de vrais moments d’ennui prêts à franchir la ligne de non retour. Qu’est ce qui m’a toujours transcendé chez U2 ? Cette force à rendre les morceaux meilleurs en live, cette faculté à rendre chaque tournée unique avec un concept et un album à défendre.</p>
<p>C’est relativement déçu de la tournée européenne du Vertigo Tour (3 dates en 2005) que je me lance corps et âme dans le 360° qui par chance débute à Barcelone. Qu’est ce que je retiens de mes 5 concerts européens de 2009 ? De l’envie, beaucoup d’envie, un concept scénique exceptionnel et surtout un album joué et défendu par le groupe : <strong>Breathe</strong>, <strong>No Line On The Horizon</strong>, <strong>Get On Your Boots</strong>, <strong>Magnificient</strong> pour lancer un concert, du jamais vu depuis 93 !</p>
<p><strong>U2 est fier de son album et nous le montre.</strong></p>
<p><strong>Beautiful Day</strong> arrive comme le gros tube de U2 des années 2000 en cinquième position après une sublime intro. C’est pour moi son meilleur positionnement de toute la tournée. La suite on en a largement débattu mais <strong>Unknown Caller</strong>, le remix de <strong>Crazy Tonight</strong> et <strong>Moment Of Surrender</strong> nous montrent que U2 a des choses à nous proposer en plus des oubliés qui ressortent comme <strong>Unforgettable fire</strong>, <strong>Ultraviolet</strong> et <strong>Walk on</strong>.</p>
<p>Le leg américain débute sur les mêmes bases mais s’enfonce dans la monotonie avec des choix de plus en plus curieux. Mais quand on connaît U2, rien de surprenant : <strong>New Year&#8217;s Day</strong> en lieu et place d’Unknown Caller (jusqu à ce qu’ils se souviennent qu’ils avaient un DVD à enregistrer), modification des titres de départ pour laisser place nette aux <strong>Mysterious Ways</strong>, <strong>Elevation</strong> et autres <strong>Until The End Of The World</strong> qui sont plus accrocheur pour le grand public.</p>
<p>Turin, août 2010, première date du second leg européen, après la grave opération de Bono : <strong>Stingray Guitar</strong>, Bono vêtu de cuir, nouveau masque Burberry cheveux bien gominés, on y est rock attitude : le Bono 2.0 est bien là, Larry debout applaudit la résurrection de Dieu. Et là premier couac : Beautiful Day. Ce morceau qui, en 2009, était placé et joué comme il le fallait, parait bien pâle… Le bilan : quatre titres de No Line On The Horizon, deux nouveaux titres qui peinent à convaincre et une deuxième heure de concert balancée par le groupe sans aucune envie. Je quitte le stade avec une déception à la hauteur de la passion que j’ai pour un groupe qui lui n&#8217;en a que faire de ses fans. Surtout Bono 2.0 en fait, qui passera plus de temps pendant le mois d’août 2010 à roder sur des yachts pendant des soirées alcoolisées qu’à penser à chanter… Les concerts suivants me donneront raison jusqu’à la tornade de Zurich. C’est donc à reculons que je me rends au Stade de France un soir de septembre. </p>
<p><strong>Et là magie : U2 me donne une claque avec un set best-of, le comble pour moi!! </strong></p>
<p>L’envie est de retour, le public répond présent et la magie opère : <strong>North Star</strong> prend de l’envergure, <strong>Mercy</strong> sonne rock et Stingray envoie du lourd d’entrée de jeu. La suite de la tournée ressemblera plus à une tournée d’adieu du groupe : U2 conçoit ses sets dans des albums du passé sans jamais tenter quoi que ce soit d’autre de No Line qui rejoint rapidement PoP sur le bûché des « mal vendus ». Il s’agit du premier album où le groupe n’essaie pas d’autres titres en cours de tournée. Les morceaux inédits qu’on a pu voir apparaître en Europe disparaissent pour laisser place à d’autres titres appartenant au passé malgré des éclairs de génie comme <strong>Zooropa</strong> ou le nouvel <strong>Even Better</strong>.</p>
<p><strong>En temps de crise il est bon d’avoir des valeurs refuges…</strong></p>
<p>Juin 2011 : le groupe se souvient que Achtung Baby va sur ses 20 ans et qu’il va falloir vendre plus de 300€ un coffret dédié. Du coup <strong>The Fly</strong> est de sortie. Une fois de plus l’idée est plus que bonne mais c’est Magnificient qui dégage. Comme tournée d’adieu on ne peut a priori pas mieux faire, et pourtant ce n&#8217;était pas censé en être une. U2 a commencé avec sept titres de No Line et fini avec seulement trois d&#8217;entre eux…</p>
<p>En 2005 sur ce même site on soulevait la crainte de voir U2 se « Stoniser ». Nos craintes deviennent bien réelles… Entre un album soi-disant prêt à sortir qui ne sortira certainement jamais (Song of Ascent), des albums dance /disco/ pop en préparation tous azimuts, et des inédits qui ne seront certainement jamais sur un album, on peut se poser quelques questions. Ce 360° tour, pourtant commencé en fanfare, est-il le chant du cygne d’un groupe qui a battu tous les records et qui est aujourd&#8217;hui gavé d’argent ? Est-ce que l’échec commercial de No Line incitera U2 à sortir une nouvelle fois un album détonnant et à contre-pied, ou est ce qu&#8217;ils vont continuer pendant dix ans à nous proposer des sets rodés, maîtrisés, mais best of. Avec U2 le tout peut arriver est encore plus vrai.</p>
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		<title>Quand U2 te chope à sec sans vaseline</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 15:52:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Nous pensons que les gens sont prêts à payer cher pour avoir du contenu enrichi&raquo;&nbsp;. Ces mots de Paul McGuiness prennent tout leur sens avec l&#8217;annonce de la réédition d&#8217;Achtung Baby.<br />
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<h4>Tarif astronomique</h4>
<p>295€, c&#8217;est le prix qu&#8217;il faudra débourser pour s&#8217;offrir la coffret &laquo;&nbsp;Über Deluxe&raquo;&nbsp;. Une somme encore jamais atteinte par U2 pour un de leur produit. Ni même pour une des fameuses Red Zone du 360° Tour. Mais si le tarif est astronomique, c&#8217;est le contenu qui mérite l&#8217;indignation : un cd &laquo;&nbsp;baby&raquo;&nbsp; (?) et quelques inédits sortis des sessions de Berlin, voilà les seuls intérêts de ce coffret. Tout le reste est déjà connu des fans depuis longtemps. Des fans, car ce sont bien eux la cible de cette boîte en carton, pas le grand public qui se moque éperdument d&#8217;une telle réédition. U2 est donc bien décidé à ne plus y aller avec des pincettes avec ses propres fans.</p>
<h4>Pas de remasterisation ?</h4>
<p>Et les arnaques sont nombreuses : un live de Sydney qu&#8217;on ne présente plus (c&#8217;est vrai qu&#8217;à cette époque, U2 n&#8217;a pas donné beaucoup de concerts), des lunettes Fly en plastique fabriquées par des gamins thaïlandais et déjà ressorties il y a quelques années, des badges et autres stickers dont tout le monde se fout. Et, <em>last but not least</em>, le meilleur pour la fin, <em>cherry on the cake</em> : l&#8217;absence probable de remasterisation! Achtung Baby et Zooropa ressortiraient donc vingt ans après sans le moindre travail pour remettre les enregistrements au goût du jour. Il fallait vraiment s&#8217;appeler U2 pour oser se moquer du monde à ce point. Et il ne faudra pas venir nous dire &laquo;&nbsp;c&#8217;est la faute d&#8217;Universal, pas de U2!&raquo;&nbsp;. Le groupe est suffisamment puissant pour imposer son bon vouloir à sa maison de disques et dire le contraire n&#8217;est qu&#8217;un vaste mensonge.</p>
<h4>Fumisterie</h4>
<p>Il y aura bien sur des fans prêts à s&#8217;extasier devant ce produit absolument génial que leur proposent leurs dieux sur Terre, ou pour y aller du sempiternel &laquo;&nbsp;on est pas obligé d&#8217;acheter&raquo;&nbsp;. Pourtant il faudra bien être raisonnable et admettre que ce coffret &laquo;&nbsp;Über&raquo;&nbsp; est l&#8217;une des pires fumisteries que ces cinq raclures obsédées par le blé nous aient proposées. Et dire qu&#8217;on faisait nos adieux au 360° Tour avec une certaine nostalgie&#8230;</p>
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