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	<title>Sucking Rock And Roll &#187; Analyses / Humeurs</title>
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	<description>Webzine sur U2 en français</description>
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		<title>U2011, entre perles et arnaques</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 11:25:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pauline</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Après le gavage des fêtes, Sucking Rock And Roll ouvre ses pages à une fidèle visiteuse pour revenir sur l&#8217;année 2011 de U2. Une année où U2 nous en a encore fait voir de toutes les couleurs, et des plus contrastées&#8230;
L&#8217;arlésienne éternelle
L&#8217;année a été avant tout une année de plus à entendre des déclarations et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après le gavage des fêtes, Sucking Rock And Roll ouvre ses pages à une fidèle visiteuse pour revenir sur l&#8217;année 2011 de U2. Une année où U2 nous en a encore fait voir de toutes les couleurs, et des plus contrastées&#8230;<span id="more-1896"></span></p>
<p><strong>L&#8217;arlésienne éternelle</strong></p>
<p>L&#8217;année a été avant tout une année de plus à entendre des déclarations et des rumeurs sur l&#8217;ancien futur album. En janvier Danger Mouse dévoile que son projet avec U2 est bien avancé, puis c&#8217;est au tour de RedOne d&#8217;affirmer que sa collaboration avec le groupe fait son chemin. De son côté David Guetta annonce qu&#8217;il a été approché par Bono mais il dira quelques mois plus tard ne plus avoir de ses nouvelles &#8211; c&#8217;est ballot &#8211; Pendant ce temps Adam porte plainte contre son assistante, Larry poursuit sa carrière d&#8217;acteur, The Edge se bat pour avoir le droit de construire à Malibu, Bono démarche toujours auprès des hommes politiques&#8230; et les fans se demandent ce qu&#8217;il en est réellement du prochain album. Bono, tel un sauveur, vient alors nous éclairer de sa lapalissade en expliquant que « l&#8217;album sera prêt quand il sera terminé ».</p>
<p>En juin le groupe révèle au magazine Rolling Stone qu&#8217;il n&#8217;y aura pas d&#8217;album avant la fin 2012, on apprend également que la collaboration avec RedOne a subi le même sort que celle avec Rick Rubin en 2006 : elle a été avortée, U2 n&#8217;appréciant pas le résultat. Danger Mouse serait donc à l&#8217;heure actuelle le seul producteur à être rescapé de l&#8217;exigence habituelle et souvent bienfaitrice du groupe vis-à-vis de la production de ses albums. Mais pour nous embrouiller – ou faire le buzz &#8211; en novembre Bono laisse planer le doute sur la possibilité d&#8217;un non-avenir pour U2. Allez, encore une année à entendre tout et n&#8217;importe quoi en attendant d&#8217;espérer découvrir le prochain album !</p>
<p><strong>L&#8217;araignée déjà oubliée</strong></p>
<p>2011 n&#8217;a pas vu naître de nouvel album en revanche un projet annexe a enfin vu le jour. Le 14 juin est sorti la bande originale de &#8216;Spider-Man : Turn Off The Dark&#8217;, spectacle musical dont la musique et les paroles ont été composées par Bono et The Edge. Si le spectacle est exceptionnel de par ses effets spéciaux et sa production, il n&#8217;en va pas de même pour sa bande originale&#8230; A moins d&#8217;être un amateur de spectacles musicaux, ou simplement indulgent, les duos romantiques et autres titres typiquement ancrés dans ce registre ne trouveront surement pas grâce à vos oreilles malgré leurs auteurs. On peut toutefois retenir quelques chansons de cette B.O. pour leur empreinte U2esque : Sinistereo, Pull The Trigger (doté d&#8217;un solo de The Edge plutôt agréable), Bouncing Off The Walls, et Boy Falls From The Sky dans une version bien plus timide que celle que l&#8217;on a connu en live avec U2. Sans oublier le titre qu&#8217;il convient pour moi d&#8217;appeler une pépite qu&#8217;il serait dommage de ne pas connaître : Rise Above.</p>
<p><strong>La perle et l&#8217;arnaque</strong></p>
<p>L&#8217;année aura été marquée par ce triste constat que ne prend même plus la peine de dissimuler le manager du groupe, Paul McGuinness : les fans sont des pigeons bon à plumer. La ré-édition d&#8217;Achtung Baby a été sans nul doute l&#8217;exemple de ce que U2 sait faire de pire en terme de marketing : un prix exorbitant pour la maxi-édition justifié par une paire de lunettes en plastique et des bibelots parfois moyenâgeux – les pin&#8217;s c&#8217;était bien y&#8217;a 10-20 ans !-, et un contenu très limité en terme de découverte.</p>
<p>Même si la chanson Oh Berlin est véritablement une perle qui a émergé de l&#8217;arnaque, de même que la version solo par The Edge de Love Is Blindness dans le documentaire &#8216;From The Sky Down&#8217; (documentaire appréciable malgré sa longue amorce), la ré-édition d&#8217;Achtung Baby est finalement d&#8217;un intérêt très limité. Au-delà de son intérêt ce sont les idéaux du groupe à cette époque qui prennent du plomb dans l&#8217;aile : on ne peut s&#8217;empêcher de repenser au U2 de 1991 qui ridiculisait l&#8217;amour de l&#8217;argent à travers le personnage de Mirrorball Man&#8230;</p>
<p><strong>&#8216;Every artist is a cannibal&#8217;</strong></p>
<p>2011 c&#8217;est aussi l&#8217;année où les fans ont enfin exprimé leur mécontentement envers U2.com. En février parait le nouveau CD offert aux abonnés payants, Duals. Mais avec Duals la limite du foutage de gueule est franchie : sur les quinze titres seuls quatre sont des inédits et trois autres titres sont présents sur des albums studios. Aussitôt une pétition est lancée à l&#8217;égard du site officiel, le qualifiant de « cannibale » en raison de des soi-disant avantages à payer pour adhérer au fan club.</p>
<p>Dix mois plus tard, il convient de dire que tout cela est revenu à pisser dans un violon. Le prix de l&#8217;abonnement n&#8217;a pas été abaissé, le seul contenu exclusif reste le journal de Willie ainsi que quelques actualités sans intérêt (par exemple les tracklists pour U22 des interviewés), quant au désert en matière de news il persiste puisque les membres du groupe et leur manager réservent toujours leurs déclarations aux magazines plutôt qu&#8217;à leur site. Ne reste plus que l&#8217;épineuse question du CD cadeau dont on attend l&#8217;issue avec le résultat des votes pour U22.</p>
<p><strong>Fin de l&#8217;aventure à 360°</strong></p>
<p>Cette année a signé le troisième et dernier acte de la tournée 360°. On assiste avec plaisir au retour sur scène des chansons Even Better Than The Real Thing, The Fly et Zooropa, puis on s&#8217;aperçoit que leur présence est en réalité très commerciale : le 360° Tour est devenu le support promotionnel pour la ré-édition à venir d&#8217;Achtung Baby. D&#8217;une tournée qui avait pour but de promouvoir leur talentueux dernier album, U2 a décliné très vite en tournée best of pour en arriver à une tournée promouvant la ressortie d&#8217;un album d&#8217;il y a 20 ans&#8230; Dommage, No Line On The Horizon aurait mérité plus d&#8217;attention.</p>
<p>Malgré les critiques formulées à l&#8217;encontre du 360° Tour il n&#8217;en reste pas moins une tournée mémorable et à records qui laisse globalement un sentiment de bonne impression. Une tournée où les quatre Irlandais nous ont enthousiasmé, parfois en nous faisant déchanter ensuite, nous ont fait douter voire même agacer, mais où ils ont aussi réussi à nous convaincre et nous éblouir.</p>
<p>Cette tournée c&#8217;est en quelque sorte ce qui sauve U2 de cette année pas des plus fameuses. Aussi bien du point de vue leur relation avec les fans, trop entachée par l&#8217;aspect marketing, que des albums en tous genres : un album studio toujours en attente, un CD pour le fan club qui a attisé les amertumes, une ressortie qui a prêté à controverse, un projet annexe quasiment passé à la trappe.</p>
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		<title>Achtung Baby, 20 ans après</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 11:18:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[La voilà la belle boîte en carton, qu’elle est belle ma belle boiîte en carton, venez donc en acheter de la belle boîte en carton, ne regardez pas le prix, on ne compte pas quand on l’aime la belle boîte en carton.
Pourtant vous feriez bien de compter car en plus d’être abominablement chères, les éditions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La voilà la belle boîte en carton, qu’elle est belle ma belle boiîte en carton, venez donc en acheter de la belle boîte en carton, ne regardez pas le prix, on ne compte pas quand on l’aime la belle boîte en carton.<span id="more-1889"></span></p>
<p>Pourtant vous feriez bien de compter car en plus d’être abominablement chères, les éditions Super Deluxe et Über Deluxe ne valent pas tripette niveau musique. Nous passerons sur la pléiade de remixes que l’instinct de préservation nous empêche d’écouter pour ne faire qu’un bilan des inédits et autres démos d’<strong>Achtung Baby</strong>.</p>
<h4>Unrealeased B-Sides &#038; New tracks</h4>
<p>Ils sont six, dont un instrumental, plus le remix d’<strong>Even Better</strong> entendu lors du 360° Tour. Ils sont six à nous dire que U2 a bien choisi les morceaux d’Achtung Baby. Loin d’être mauvais, ils n’ont pas la force de leurs aînés. A leur décharge, sortir vingt ans après et déconnectés de l’ambiance d’un album n’est pas forcément de nature à les aider. Donc ils remplissent bien leur tâche, à savoir donner du mou aux fans, mais ne font absolument pas regretter leur absence.</p>
<p>Deux petites exceptions cependant. <strong>Oh Berlin</strong>, hommage à la capitale allemande et terre de création du futur album. Une ambiance sombre et mélancolique, des paroles pleines de questionnements, comme l’étaient certainement les habitants de Berlin à l’époque. L’empreinte U2 est bien là, forte, il y avait peut-être une place pour ce titre.<br />
Lorsque <strong>Down All The Days</strong> commence, c’est The Edge que l’on attend&#8230; Et voilà Bono ! Sur les bases de <strong>Numb</strong>, Bono place sa voix pour une chanson à nouveau très planante, ambiance fin de soirée pleine de blues. On aurait aimé que le titre existe, mais nous n’aurions pas voulu priver The Edge d’avoir enfin un véritable morceau rien qu’à lui, alors on tranche et on garde Numb pour la postérité et Down All The Days pour un petit extra.</p>
<p>Une question se pose sur certains morceaux, est-ce la voix du Bono de 1991 ou celle de 2011 ? Un mystère de plus ma bonne Lucette !</p>
<h4>Kindergarten</h4>
<p>Nous l’avions dit lors de la <a href="http://www.suckingrockandroll.com/analyses-humeurs/from-the-sky-down-notre-revue/1885/">revue</a> concernant ‘From The Sky Down’, nous espérions que ces onze bébés d’Achtung Baby seraient des versions studio 2011. Ce sont en fait juste les futurs morceaux pas encore adultes. L’ensemble est intéressant mais pas franchement emballant. Pour l’essentiel, la structure des titres est déjà bien là et il ne manque plus grand chose pour arriver à la version finale. Quelques-uns se détachent pourtant. <strong>One</strong> en version guitare accoustique ; <strong>Ultraviolet (Light My Way)</strong> avec un final alternatif, <strong>Trying To Throw Your Arms Around The World</strong> pour son folk surprenant et récréatif, et enfin <strong>Love Is Blindness</strong> pour sa magistrale intro et son ambiance à se pendre au premier lampadaire allemand venu.</p>
<p>On se divertit en écoutant ce jardin d’enfants, mais il n’est pas sûr que l’on y revienne de sitôt. </p>
<h4>Ahk-toong Bay-bi Covered</h4>
<p>Sorti par le magasine <em>Q</em> pour célébrer les 20 ans du chef d’oeuvre germano-irlandais, cet album de reprise restera lui aussi tout à fait dispensable. L’ennui se fait même sentir à plusieurs reprises tant les groupes ont tous choisi de ne pas prendre de risque. La version de <strong>Mysterious Ways</strong> par Snow Patrol détenant à ce titre la palme du ratage. D’un morceau groove et sexy, les Irlandais ont pondu un infâme étron sans âme et interminable. A retenir : Patti Smith, Depeche Mode, Glasvegas et à un niveau moindre The Killers qu’on a connu plus inspirés. A mettre immédiatement dans le fond de la cuve des toilettes : The Fray, Jack White et Snow Patrol. Pour le reste, rien de bien excitant&#8230; A part peut-être ce taré de Gavin Friday qui reprend <strong>The Fly</strong> et s’amuse avec son studio maison. On pourrait dire que c’est mauvais mais ça ne l’est pas, et on ne dira pas non plus que c’est bien mais au moins le vieux pote de U2 a essayé quelque chose dans l’esprit d‘Achtung Baby, ce qui n’est déjà pas le moindre des exploits.</p>
<h4>Achtung Baby “polished”</h4>
<p>Non mais sérieusement&#8230; Ce n&#8217;est pas faute de l&#8217;avoir senti dès le premier jour que cet album ne serait PAS remasterisé. Nous étions bien entendu des abrutis qui ne comprenaient jamais rien et c&#8217;était évident que les U2 ils allaient le remasteriser le Achtung Baby. Ils ne l&#8217;ont finalement pas fait et maintenant les mêmes demeurés viennent donner des leçons en disant qu&#8217;il n&#8217;en a pas besoin. Ce débat peut être posé car il est respectable, mais avant, allez, juste pour les amoureux du beau geste et du triomphe modeste : we got fucking right mother fuckers !</p>
<h4>Gadgets et bidules</h4>
<p>On est pas chez le confiseur ici, alors pour parler pin’s vous allez chez les voisins, ils doivent déjà se tirer sur le manche en se regardant dans la glace avec leurs lunettes-de-Bono-que-quand-il-ressemblait-à-une-mouche-et-qu’il-révolutionnait-le-rock.</p>
<h4>Verdict</h4>
<p>En conclusion chers amis, vous ne trouverez personne dans l’équipe de Sucking Rock And Roll pour vous dire d’aller mettre du blé dans ces rééditions et encore moins de balancer 300€ dans un Über défonçage de fans. U2 n’a pas été à la hauteur de son album et c’est regrettable. Du coup débrouillez-vous pour pirater tout ce gentil bordel et donnez des sous à une oeuvre caritative si vous ne savez pas quoi faire de vos euros, elles en ont davantage besoin que nos chers irlandais. </p>
<p>Enfin un dernier mot pour les habitués de ce site et amateurs de ses savoureux concours. AZ/Universal, ayant visiblement de gros soucis financiers, nous proposait de vous faire gagner des éditions simples (c’est-à-dire celle que vous avez déjà chez vous pleine de poussière) et des vinyles. Vous imaginez bien que nous avons trop de respect pour nos visiteurs &#8211; et pour nous-même &#8211; pour accepter ce genre de deal. Résultat, chacun pour soi les amis. En revanche nous misons gros pour les vingt ans de <strong>Rattle &#038; Hum</strong>, il se murmure que U2 va faire un truc énorme&#8230;</p>
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		<title>From The Sky Down, notre revue</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 11:27:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour fêter les 20 ans d’Achtung Baby, U2 s’est offert les services de David Guggenheim pour réaliser un documentaire sur la naissance de leur album majeur. Dans sa grande mansuétude, Universal conviait quelques fans à l’avant-première parisienne.
‘From The Sky Down’, annoncée dans les coffrets Super et Über Deluxe des rééditions du fameux album, nous promettait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour fêter les 20 ans d’<em>Achtung Baby</em>, U2 s’est offert les services de David Guggenheim pour réaliser un documentaire sur la naissance de leur album majeur. Dans sa grande mansuétude, Universal conviait quelques fans à l’avant-première parisienne.<span id="more-1885"></span></p>
<p>‘<em>From The Sky Down</em>’, annoncée dans les coffrets Super et Über Deluxe des rééditions du fameux album, nous promettait une plongée de 80 minutes dans la conception d’<em>Achtung Baby</em> aux Hansa Studios de Berlin. Une période devenue mythique pour la plupart des fans du groupe.</p>
<h4>Un démarrage qui traîne en longueur</h4>
<p>La création d’<em>Achtung Baby </em>a toujours été perçue comme un moment charnière de la carrière du groupe irlandais. U2 sortait d’une période d’euphorie (le succès mondial de <em>The Joshua Tree</em>) et d’une sévère déconvenue (les critiques acerbes qui ont suivi <em>Rattle &#038; Hum</em>), une raison pour eux de se “réinventer”. A la fin des années 80, U2 décide de prendre du recul pour chercher de nouvelles directions. C’est tout ce contexte que choisit d’expliquer Guggenheim dans sa première partie. Presque quarante minutes pour revenir sur les débuts du groupe et cette glorieuse et épuisante fin des 80’s. C’est long, très long, trop long.</p>
<p>S’il est plaisant de se moquer une nouvelle fois des coupes de cheveux improbables de Bono &#038; Cie, ces longues minutes de mise en place finissent rapidement par rendre le spectateur impatient. Non que les images soient inintéressantes, mais ce n’est simplement pas la raison même du documentaire. </p>
<p>Les commentaires ressassent des aspects souvent connus, tout particulièrement des fans, et n’apportent rien de nouveau, le groupe se contentant de paraphraser ce qui a déjà été dit et redit dans le livre “<em>U2 by U2</em>”. Les quelques images récentes ne sonnent pas toujours justes. Comme cette première phrase de Bono à Winnipeg, lorsque le groupe répète <em>The Fly</em> en vue du concert de Glastonbury : “On ne peut pas se permettre de rater la deuxième chanson”, déclare le chanteur à ses collègues de bureau dans un élan manifestement très spontané. Plus convenu tu meurs ! </p>
<h4>Enfin à Berlin !</h4>
<p>L’arrivée des Irlandais dans l’ex-future capitale allemande change radicalement la donne. Le spectateur entre enfin dans le vif du sujet&#8230; Et dans cette sombre ambiance qui entoure le groupe. Les tensions sont à leur comble et aucun des quatre ne sait comment avancer. Perdu aux Hansa Studios, U2 cherche sa nouvelle voie et rien ne va. Jusqu’au jour, où dans une démo inédite de ce qui deviendra <em>Mysterious Ways</em>, surgit une mélodie. Un air qui va tout changer. A la 58e minute de ‘<em>From The Sky Down</em>’, la magie surgit enfin : <em>One</em> est là, dans des airs de guitare encore lointains. Pour ceux qui “connaissent” le groupe, ce qui suit est une impressionnante surprise. Loin de l’idée que The Edge mène le grand bateau qu’est U2 depuis des années, le spectateur assiste, ébahi en ce qui nous concerne, au génie de Bono en action. Durant sept minutes, le chanteur embarque les trois autres derrière lui, les guide, comme s’il savait exactement où aller et ce qu’il fallait faire. Cette entrée dans le processus créatif de U2 est une véritable pépite du documentaire. On en redemande.</p>
<p>Et de frissons, il en est question également lorsque The Edge, seul à la guitare dans le théâtre de Winnipeg, interprète une version acoustique de <em>Love Is Blindness</em>. Alors que le musicien revient sur ses déboires amoureux au moment de l’enregistrement de l’album, il déroule un moment d’émotions simples et saisissantes. </p>
<p>Vingt ans après le groupe retrouve Berlin, ses inspirations, ses trabans, sa grisaille. De Berlin à Glastonbury, deux décennies séparent les images de fin du documentaire. Des images qui appellent à la suite, à ce que le groupe sera capable de proposer et de créer. Les questions sont bien là, aucun doute que ces quatre types dans le vent en soient conscients.</p>
<h4>Baby Achtung Baby ?</h4>
<p>U2 a donc investi les Hansa Studios pour les besoins du documentaire de David Guggenheim. Très bien. Mais avaient-ils réellement besoin d’y venir avec l’ensemble de leur matériel et de leurs techniciens pour de simples passages furtifs ? Le groupe a manifestement ré-enregistré tout ou partie de Achtung Baby, et on a peine à croire que ce n’était que pour assouvir un petit plaisir nostalgique. On repense alors, dans notre grande crédulité, à ce disque inclus dans l&#8217;innommable réédition non-remasterisée de l’album : ‘Baby Achtung Baby’. Un disque dont le contenu n’a jamais été précisé, si ce n’est qu’il contient toutes les chansons originales de l’album, avec des durées différentes. On se prend alors à rêver : Ce “Baby” serait-il tout simplement la version 2011 d’<em>Achtung Baby</em>, enregistrée “live” (ou presque) à Berlin ? Une idée qui prend tout son sens à la vue des moyens investis, démesurés pour n’être destinés qu’à la production de ‘<em>From The Sky Down</em>’. </p>
<p>Comme toujours avec U2, l’idée du tout est possible nous donne envie d’y croire. Avec dans un coin de la tête le souvenir que quand tout est possible rien n’arrive. Ce serait en tous cas l’unique façon artistiquement honnête de donner un intérêt à cette inutile réédition. Rendez-vous dans quelques jours pour savoir de quel côté penche la balance. </p>
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		<title>Chronique d&#8217;une tournée pas comme les autres</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 04:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sucking Staff</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 30 juillet dernier, le 360° Tour, la plus longue tournée de U2, prenait fin. Le temps de prendre un peu de recul sur ce marathon, de bronzer un peu, et voici enfin la tant attendue rétrospective signée Sucking Rock And Roll.
De &#171;&#160;No Line&#187;&#160; au mauvais trip
C’est l’été à Barcelone. U2 et son staff sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 30 juillet dernier, le 360° Tour, la plus longue tournée de U2, prenait fin. Le temps de prendre un peu de recul sur ce marathon, de bronzer un peu, et voici enfin la tant attendue rétrospective signée Sucking Rock And Roll.<span id="more-1873"></span></p>
<h4>De &laquo;&nbsp;No Line&raquo;&nbsp; au mauvais trip</h4>
<p>C’est l’été à Barcelone. U2 et son staff sont au Camp Nou depuis presque un mois pour préparer ce tout nouveau 360° Tour. Pour la première fois depuis 1982, les Irlandais débutent une tournée en Europe et durant deux mois – et 24 dates – U2 ne va presque rien rater. L’ouverture du concert sur quatre morceaux de leur nouvel album – aux ventes mitigées – est un pari risqué, qui ne leur fait pas peur. <strong>Breathe</strong> peine à soulever les foules, mais donne une indéniable impulsion rock. Les stades sont remplis et les quatre quinquagénaires sont visiblement ravis d’être avec leur public. Ils osent &#8211; l’apparition fulgurante d&#8217;<strong>Electrical Storm</strong>, la redécouverte d’<strong>Unforgettable Fire</strong>, &#8211; et se font porter par des fans au rendez-vous.  Le nouveau mix d’<strong>I&#8217;ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight</strong> est une surprenante trouvaille, qui plonge groupe et public dans une ambiance techno totalement surréaliste. Bravo !</p>
<p>Au final les <em>setlist </em>varient peu, mais l’enthousiasme est là. Berlin, Londres, Sheffield marquent au fer rouge le lancement de la tournée. Et puis, patatras, U2 débarque en Amérique du Nord.</p>
<p>Il y a deux raisons qui expliquent pourquoi depuis trente ans U2 ouvre ses tournées aux États-Unis. La première est mercantile : il faut choyer le plus important marché du disque mondial. La seconde est pragmatique : il est plus simple de rôder un spectacle avec un public moins exigeant et mangeur de popcorn. Alors forcément, quand les circonstances ont inversé cet ordre bien établi, l’arrivée aux États-Unis a été nettement moins impressionnante. L’album y a été mal accueilli, le public est donc là mais dans une petite forme. Après l’incroyable surprise made in Chicago <strong>Your Blue Room</strong>, U2 va vite enclencher le régime croisière pour enchaîner vingt dates sans grande saveur. <strong>No Line On The Horizon</strong> commence à être disséminé, voire à purement et simplement disparaître.</p>
<p>L’habituel DVD live est enregistré au Rose Bowl de Pasadena. Sur une seule date, fait rarissime, mais avec l’ablation de <strong>Breathe</strong>, une belle connerie dans la grande lignée de ce que le groupe sait faire. Quelques mois plus tard, U2 se fera plaisir en vendant des coffrets à des prix exorbitants. Coffret que les fans achèteront, bien évidemment.</p>
<p>A Vancouver, il est temps d’en finir, avant de prévoir de revenir en mai 2010, avec bien entendu le tant annoncé <strong>Songs Of Ascent</strong> dans la besace.</p>
<h4>Song of what ?</h4>
<p>Oui mais non en fait ça nous arrange pas là…</p>
<p>A quelques jours de décoller pour les répétitions du troisième leg en Amérique du Nord, Bono se fait opérer du dos en urgence. Tout est reporté et les grands manitous de Live Nation se préparent à vendre reins, gosses, maisons, famille, jets, esclaves. Mais ils sont vite rassurés, Bono sera bientôt sur pied et pourra continuer à faire rentrer du cash. Le monde est sauvé. </p>
<p>Le 6 août 2010, U2 est à Turin pour lancer cette nouvelle partie de sa tournée. Bono et Adam ont changé de tenues de scène, le chanteur a même les cheveux plus longs. Pour le reste, c’est poussif. Il y a certes les inédits : <strong>The Return Of The Stingray Guitar</strong>, <strong>North Star</strong>,<strong> Glastonbury</strong> et le retour du presque mort <strong>Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me</strong>. Et les ratés, Beautiful Day, décidément pas un titre d’ouverture, la disparition de Breathe, de No Line, d’<strong>Unknown Caller</strong>, bref de l’enterrement première classe du dernier opus.</p>
<p>Et pendant dix dates, U2 va gentiment se traîner. L’alchimie ne se fait pas et manque de chance pour une fois que le groupe s’embarque dans des contrées qu’il ne connaît pas, le public n’est pas à la hauteur de quatre types qui se cherchent. Arrivent Zurich, Munich, Paris et le reste. U2 se fait bouger et retrouve de sa superbe. Les inédits prennent de l’envergure et offrent quelques beaux moments de communion. La troisième date parisienne, complète, restera la plus belle des prestations 360° parisiennes. A son niveau U2 a toujours besoin de challenges, de se faire bousculer pour donner le meilleur de lui-même. Il ne va pas être déçu et termine en trombe son dernier passage européen avant très longtemps.</p>
<h4>Le cul entre deux chaises</h4>
<div class="illustr left"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2011/08/u2-sydney-360-1.jpg" alt=""/> <span>Le 360° Tour à Sydney (U2.com)</span></div>
<p>Une étrange série de concerts se retrouve coincée entre la fin de l’année 2010 et le début 2011. La Nouvelle Zélande, l’Australie, pas le Japon, puis l’Afrique du Sud. Les inédits ont presque disparu, et à part <strong>Love Rescue Me</strong>, rien de bien intéressant au programme. De l’avis des fans de <em>Down Under</em>, les concerts sont une réussite, faisons leur confiance.</p>
<p>Paul McGuiness nous apprend que U2 profite de son séjour sur place pour apporter la dernière touche à un nouvel album qui sortira vers la mi-mai, quelques jours avant le retour aux États-Unis. Chouette, chouette !</p>
<p>Ah et sinon U2 et ses masques ont fait libérer Aung San Suu Kyi. Enfin en tous cas la coïncidence tombait bien. L&#8217;histoire ne dit pas combien de points de suture ont été nécessaires à sa restructuration vaginale après les viols à répétition du généralissime Than Shwe. Pour fêter l&#8217;événement comme il se doit, <strong>MLK</strong> disparaît des setlists au profit de <strong>Scarlet</strong>. Qui ? Non personne, Scarlet est un titre d&#8217;October dont visiblement seul Willie Williams se souvenait. </p>
<h4>Even Better Than The Real Thing</h4>
<p>Les dix concerts en Amérique du sud et au Mexique devaient être le point final de cette tournée. Mais l’intervention chirurgicale de Bono (qui a dit chirurgie capillaire ?) a tout modifié et il faut donc aller se coltiner les États-Unis après la ferveur latine.</p>
<p>Tout bascule le 9 avril. Ce soir là, à Sao Paulo, vingt-deux mois après être monté pour la première fois sur scène à Barcelone, les Irlandais trouvent enfin ce qu’il manquait : un titre d’ouverture. Champagne, la tournée est sauvée! <strong>Even Better Than The Real Thing</strong>, plus entendu depuis neuf ans, est  remixé pour l&#8217;occasion. Le morceau donne une puissance phénoménale au concert, un peu comme <strong>Mofo</strong> le faisait il y a quatorze ans, lui aussi associé à l’époque à <strong>I Will Follow</strong>. Et puisqu’il n’est pas question d’en rester là, deux jours plus tard, <strong>Zooropa</strong> ressort des cartons poussiéreux. Du 18 ans d’âge s’il vous plaît ! Impossible de savoir quelle mouche à piqué les membres du groupe.</p>
<div class="illustr right"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2011/08/u2-winnipeg-360-1.jpg" alt=""/> <span>Le joli ciel de Winnipeg (U2.com)</span></div>
<p>Certains soirs paraîtront encore des corvées pour le groupe mais, passée l’étape Glastonbury et sentant la fin proche, U2 se lâche et s’autorise quelques écarts de conduites. <strong>Bad</strong>, <strong>Out Of Control</strong>, <strong>40</strong>, viennent parfois clôturer le concert après <strong>Moment Of Surrender</strong>. <strong>Magnificent</strong> quitte la setlist sans faire chagriner grand monde, et après avoir subi toute sorte de tortures dont un remix de la pire espèce. Rien à faire, ce titre n&#8217;avait vraiment rien à offrir en live. Au final <strong>Achtung Baby</strong> est remis à l‘honneur – <strong>The Fly</strong> est de retour – et c’est maintenant lui qui a droit à quatre titres d’affilée en ouverture de show. Bien entendu la future réédition de l’album n’a rien à voir dans ce choix. Ni un quelconque aveu d&#8217;impuissance.</p>
<p>La mi-mai est passée sans qu’aucun album ne montre le bout de son nez. Bono affirme qu’il sortira à l’automne et qu’ils ont toujours trois projets en cours. Adam Clayton confie de son côté que le groupe est «<em>découragé</em>» par ce qu’il a récemment enregistré. En d&#8217;autres termes c&#8217;est totalement merdique. Il n&#8217;y a pas que mamie zinzin qui déraille en ce été 2011.</p>
<p>U2 quitte la scène le 30 juillet 2011 à Moncton, plein d’émotions, et sans que personne ne sache de quoi l’avenir sera fait.</p>
<h4>Glastonbury</h4>
<p> “<em>I survived Glasto 2010, U2 did not</em>”, c’est ce que l’on pouvait lire cette année sur une pancarte d’un spectateur du célèbre festival anglais. Le gros bobo de Bono avait donc empêché le groupe d&#8217;assurer un concert&#8230; qui aurait certainement été très différent de ce qu’ils ont proposé cette année. U2 avait dans l’idée de jouer le meilleur d’Achtung Baby (chef d’oeuvre + intentions marketing = évidence), l’essentiel des grands tubes des 80’s, le tout saupoudré de quelques morceaux d’autres époques. L’intention était originellement de démarrer par <strong>Streets</strong> et les tubes&#8230; mais pour contredire la rumeur persistante, U2 a finalement modifié son idée pour se lancer avec une setlist très <strong>Zoo Tv</strong>. La performance du groupe a déjà été commentée dans ces pages et il serait inutile d’y revenir longuement et exagérément. Les Irlandais ont été bons, appliqués, souvent très rock face à une météo catastrophique et donc un public forcément moins réceptif que par grand beau. Pourtant l’impression persiste que loin de ses bases U2 ne parvient pas à trouver la même alchimie et la même puissance qui ont fait leur renommée. U2 assure le spectacle, un spectacle de grande qualité même, mais sans cette magie qui fait la différence lorsqu’ils jouent à domicile. Et leur absence du moindre festival depuis des dizaines d’années en est certainement la preuve, eux aussi savent qu’ils ont besoin de leur confort pour donner leur maximum. Une étrangeté pour un groupe de rock, mais U2 n’est pas un groupe (de rock) comme les autres, et cette particularité marque encore leur différence. Glastonbury 2011 fut donc une belle performance, mais ne restera pas mémorable.</p>
<h4>The Claque</h4>
<div class="illustr left"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2011/08/u2-montreal-360-1.jpg" alt=""/> <span>The Claque à Montreal (U2.com)</span></div>
<p>Après une tournée stades du Vertigo Tour très mitigée, U2 était décidé à revenir au gigantisme qui avait fait son succès dans les années 90. Bono et Willie Williams ont eu l’idée de cette scène, centrale &#8211; mais pas vraiment et où toute l’installation vidéo et audio serait installée au dessus du groupe. Avec comme objectif, de faire une scène si grande que finalement le public ne serait jamais loin des musiciens. The Claw était née. Une griffe gigantesque, sous laquelle U2 et une partie de son public se réunirait, avec au centre, un écran vidéo à 360 degrés, modulable, le tout surmonté d’une boule à facettes. Élémentaire mon cher Jean-Jacque !</p>
<p>A première vue, The Claw est une étonnante réussite technologique. Elle s’empare du stade dans lequel elle est installée et offre à tous les spectateurs un accès direct au groupe. La sensation de proximité est immédiate, jamais sans doute un stade ne s’était senti aussi aspiré par ceux qui occupent la scène. Le son se diffuse partout et pour une large première partie de la tournée, U2 tente autant que possible de jouer le jeu du concept 360°, et donc d’aller assurer le spectacle pour le public situé derrière lui. A partir de 2010, il n’en sera plus rien. Mais The Claw en impose et nous bluffe franchement.</p>
<p>C’est donc à partir des concerts de 2010 que l’idylle se fane. Bono, peut-être légitimement diminué, se déplace de moins en moins, la batterie de Larry ne se retourne plus, ou presque, heureusement Edge et Adam continuent de sa balader sur ce (trop ?) grand espace. L’écran devient sous utilisé, pour ne plus s’ouvrir qu’une seule fois lors de <strong>City Of Blinding Lights</strong>, et les jeux de lumières finissent par paraître bien légers au vu du dispositif disponible. A ce titre, même le DVD de Pasadena révèlera que l’essentiel du concert est sombre et très peu mis en valeur. Dans son journal de bord, Willie Williams confie d’ailleurs qu’il est un adepte de l’adage “<em>le moins est le mieux</em>”. Possible que cette installation aurait mérité qu’il déroge à cette règle. L’arrivée d’Even Better Than The Real Thing va d’ailleurs venir remettre en cause ce choix (il le reconnait d’ailleurs lui-même sur le site officiel du groupe) : U2 monte sur scène et tout explose avec lui. Les lumières s’affolent et appuient la puissance du son. Il y aura bien quelques vidéos magnifiques mais pour l’essentiel, l’impression demeure que U2 et son équipe en ont gardé sous le pied. </p>
<h4>Ready for what&#8217;s next ?</h4>
<p>Après le Zoo Tv Tour, U2 eut la folle idée du <strong>PopMart Tour</strong>&#8230; qui aurait pu accoucher d’une autre tournée gigantesque si le groupe n’avait pas perdu son public au passage. <strong>Pop</strong> n’avait pas convaincu et les concerts avaient eut beaucoup de mal à trouver leur rythme de croisière. Entre 1997/98 et 2009/10/11, il y a quelques similitudes. No Line n’a pas plu aux États-Unis, plus grand consommateur d’albums du groupe, et la tournée, incroyable succès lors de sa première version, a eu plus de mal dans sa deuxième partie. De nombreuses dates européennes et américaines n’ont pas affiché complet lors du deuxième passage du groupe, fait rare depuis&#8230; 1997. </p>
<p>Avec la fin du 360° Tour, c’est peut-être une page de U2 qui se ferme. A travers quelques déclarations, le groupe semblerait tenté de revenir à une échelle plus réduite, donc une tournée en salle. Une magnifique promesse pour les fans, et également l’annonce de futures angoisses pour l’achat de billets. Mais le souvenir des concerts parisiens de 2001 ne peut que donner envie de s’y replonger. Est-ce vraiment crédible quand on sait que pour réunir autant de spectateurs parisiens qu’ils ne l’ont fait en trois Stades de France, U2 devrait remplir Bercy environs 18 fois ? Oui et non. Oui car dans une telle configuration, U2 jouera devant moins de spectateurs et donc la course aux records est abandonnée. Et non car justement U2 aime cette course aux records et aime communiquer sur les chiffres qu’il explose à chaque tournée. </p>
<p>Mais comme le confiait Willie Williams dans une des dernières éditions de son journal, personne ne sait encore ce que U2 fera dans l’avenir, alors pour l’instant spéculons, et faisons nous plaisir à nous imaginer à nouveau dans des salles surchauffées&#8230; en espérant que l’ambition de créer n’ait pas disparu et que le prochain album soit à la hauteur de son prédécesseur. </p>
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		<title>Le 360° Tour : de No Line au best of</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 10:07:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bouba pour Sucking</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Sucking est Celui qui vous accueille, Celui qui vous donne la parole, Celui qui propage vos écrits. Sucking est votre bienfaiteur. Aujourd&#8217;hui, Sucking ouvre ses pages à bouba, un fidèle visiteur, pour qu&#8217;il vous parle de son 360° Tour.

25 mois durant lesquels l’excitation, la joie et l’ennui se sont mélangés au fur et à mesure [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Sucking est Celui qui vous accueille, Celui qui vous donne la parole, Celui qui propage vos écrits. Sucking est votre bienfaiteur. Aujourd&#8217;hui, Sucking ouvre ses pages à bouba, un fidèle visiteur, pour qu&#8217;il vous parle de son 360° Tour.</em><br />
<span id="more-1870"></span><br />
25 mois durant lesquels l’excitation, la joie et l’ennui se sont mélangés au fur et à mesure des riffs de Edge et des oublis de paroles de Bono. 25 mois de contradiction où l’on se dit <em>&laquo;&nbsp;il était temps que ça se termine&raquo;&nbsp;</em> mais avec le sentiment qu’ils vont nous manquer ces Irlandais. Dix dates me concernant pour ce 360° tour, dix dates où j’ai connu des concerts d’exception comme de vrais moments d’ennui prêts à franchir la ligne de non retour. Qu’est ce qui m’a toujours transcendé chez U2 ? Cette force à rendre les morceaux meilleurs en live, cette faculté à rendre chaque tournée unique avec un concept et un album à défendre.</p>
<p>C’est relativement déçu de la tournée européenne du Vertigo Tour (3 dates en 2005) que je me lance corps et âme dans le 360° qui par chance débute à Barcelone. Qu’est ce que je retiens de mes 5 concerts européens de 2009 ? De l’envie, beaucoup d’envie, un concept scénique exceptionnel et surtout un album joué et défendu par le groupe : <strong>Breathe</strong>, <strong>No Line On The Horizon</strong>, <strong>Get On Your Boots</strong>, <strong>Magnificient</strong> pour lancer un concert, du jamais vu depuis 93 !</p>
<p><strong>U2 est fier de son album et nous le montre.</strong></p>
<p><strong>Beautiful Day</strong> arrive comme le gros tube de U2 des années 2000 en cinquième position après une sublime intro. C’est pour moi son meilleur positionnement de toute la tournée. La suite on en a largement débattu mais <strong>Unknown Caller</strong>, le remix de <strong>Crazy Tonight</strong> et <strong>Moment Of Surrender</strong> nous montrent que U2 a des choses à nous proposer en plus des oubliés qui ressortent comme <strong>Unforgettable fire</strong>, <strong>Ultraviolet</strong> et <strong>Walk on</strong>.</p>
<p>Le leg américain débute sur les mêmes bases mais s’enfonce dans la monotonie avec des choix de plus en plus curieux. Mais quand on connaît U2, rien de surprenant : <strong>New Year&#8217;s Day</strong> en lieu et place d’Unknown Caller (jusqu à ce qu’ils se souviennent qu’ils avaient un DVD à enregistrer), modification des titres de départ pour laisser place nette aux <strong>Mysterious Ways</strong>, <strong>Elevation</strong> et autres <strong>Until The End Of The World</strong> qui sont plus accrocheur pour le grand public.</p>
<p>Turin, août 2010, première date du second leg européen, après la grave opération de Bono : <strong>Stingray Guitar</strong>, Bono vêtu de cuir, nouveau masque Burberry cheveux bien gominés, on y est rock attitude : le Bono 2.0 est bien là, Larry debout applaudit la résurrection de Dieu. Et là premier couac : Beautiful Day. Ce morceau qui, en 2009, était placé et joué comme il le fallait, parait bien pâle… Le bilan : quatre titres de No Line On The Horizon, deux nouveaux titres qui peinent à convaincre et une deuxième heure de concert balancée par le groupe sans aucune envie. Je quitte le stade avec une déception à la hauteur de la passion que j’ai pour un groupe qui lui n&#8217;en a que faire de ses fans. Surtout Bono 2.0 en fait, qui passera plus de temps pendant le mois d’août 2010 à roder sur des yachts pendant des soirées alcoolisées qu’à penser à chanter… Les concerts suivants me donneront raison jusqu’à la tornade de Zurich. C’est donc à reculons que je me rends au Stade de France un soir de septembre. </p>
<p><strong>Et là magie : U2 me donne une claque avec un set best-of, le comble pour moi!! </strong></p>
<p>L’envie est de retour, le public répond présent et la magie opère : <strong>North Star</strong> prend de l’envergure, <strong>Mercy</strong> sonne rock et Stingray envoie du lourd d’entrée de jeu. La suite de la tournée ressemblera plus à une tournée d’adieu du groupe : U2 conçoit ses sets dans des albums du passé sans jamais tenter quoi que ce soit d’autre de No Line qui rejoint rapidement PoP sur le bûché des « mal vendus ». Il s’agit du premier album où le groupe n’essaie pas d’autres titres en cours de tournée. Les morceaux inédits qu’on a pu voir apparaître en Europe disparaissent pour laisser place à d’autres titres appartenant au passé malgré des éclairs de génie comme <strong>Zooropa</strong> ou le nouvel <strong>Even Better</strong>.</p>
<p><strong>En temps de crise il est bon d’avoir des valeurs refuges…</strong></p>
<p>Juin 2011 : le groupe se souvient que Achtung Baby va sur ses 20 ans et qu’il va falloir vendre plus de 300€ un coffret dédié. Du coup <strong>The Fly</strong> est de sortie. Une fois de plus l’idée est plus que bonne mais c’est Magnificient qui dégage. Comme tournée d’adieu on ne peut a priori pas mieux faire, et pourtant ce n&#8217;était pas censé en être une. U2 a commencé avec sept titres de No Line et fini avec seulement trois d&#8217;entre eux…</p>
<p>En 2005 sur ce même site on soulevait la crainte de voir U2 se « Stoniser ». Nos craintes deviennent bien réelles… Entre un album soi-disant prêt à sortir qui ne sortira certainement jamais (Song of Ascent), des albums dance /disco/ pop en préparation tous azimuts, et des inédits qui ne seront certainement jamais sur un album, on peut se poser quelques questions. Ce 360° tour, pourtant commencé en fanfare, est-il le chant du cygne d’un groupe qui a battu tous les records et qui est aujourd&#8217;hui gavé d’argent ? Est-ce que l’échec commercial de No Line incitera U2 à sortir une nouvelle fois un album détonnant et à contre-pied, ou est ce qu&#8217;ils vont continuer pendant dix ans à nous proposer des sets rodés, maîtrisés, mais best of. Avec U2 le tout peut arriver est encore plus vrai.</p>
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		<title>Pittsburgh, dernier arrêt</title>
		<link>http://www.suckingrockandroll.com/analyses-humeurs/pittsburgh-dernier-arret/1866/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 10:43:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Fin du U2 360° Tour aux USA mais aussi de mon propre U2 Tour le 26 juillet dernier à Pittsburgh, et du plaisir tout au long de ces deux dernières années, il y en a eu !

De Barcelona et son Camp Nou en fusion au Heinz Field Stadium de Pittsburgh, 14 concerts durant, j’en ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fin du U2 360° Tour aux USA mais aussi de mon propre U2 Tour le 26 juillet dernier à Pittsburgh, et du plaisir tout au long de ces deux dernières années, il y en a eu !<br />
<span id="more-1866"></span><br />
De Barcelona et son Camp Nou en fusion au Heinz Field Stadium de Pittsburgh, 14 concerts durant, j’en ai donc plus que demandé et redemandé, mais de mes bonnes habitudes prises, il a bien fallu s’en défaire bon gré mal gré aux alentours de minuit passé. Si évidemment je reviendrais sur les hightlights de la soirée au cours de ce bref article, c’est tout d’abord un réel sentiment de mélancolie (de sale gosse gâté pourri oui !) qui prédomine depuis la fin de ce 360° Tour en ayant dû prendre définitivement congé de ce fameux concept scénique 2009/2011.</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Au-delà de la nouveauté, c&#8217;est aussi dans l&#8217;habitude que nous trouvons les plus grands plaisirs.&raquo;&nbsp;</strong></em></p>
<p>En effet pour ma part, ce qui a prévalu avant tout sur cette tournée (pour y revenir maintes et maintes fois), fut la fameuse trouvaille « The Claw », qui des fourchettes improvisées de Bono passa à la postérité pour le plus grand bonheur de beaucoup d’entre nous. Dans mon déjà long parcours de spectateur aguerri à de multiples concerts et tournées, c’est une première de s’attacher ainsi à une scène en particulier, un concept, un simple artifice de présentation à la limite, mais assumons ce ressenti car « <em>la forme c’est du fond qui remonte à la surface</em> » (Victor Hugo).</p>
<p>Quelle justesse et merveilleuse invention à l’échelle d’un stade. Je ne m’attarde pas sur cette griffe et son aspect stylistique que nous apprécions plus ou moins bien selon chacun, mais sur cette réelle réussite d’avoir pu associer au cours de concerts Rock à grandes messes, proximité et gigantisme. Expérience unique que d&#8217;avoir pu profiter de concerts de U2 à la plus grande échelle possible dans cet écrin , parfois &laquo;&nbsp;so far&raquo;&nbsp;, plus souvent &laquo;&nbsp;so close&raquo;&nbsp;. Challenge de mobiliser tout un stade au rythme d’un jeu de son et lumière révolutionnaire et au maximum de ses capacités de réception. Tout ceci sera sans nul doute difficile à renouveler et encore plus à surpasser. De là surgit cette humeur mélancolique, où je sais fort bien que je ne reverrai plus cette exceptionnelle &laquo;&nbsp;statiiiyon spatiale&raquo;&nbsp;. Alors, avant, pendant et après l’évènement, je l’ai donc à nouveau et une dernière fois mitraillée cette fameuse scène. La configuration du stade des &laquo;&nbsp;Steelers&raquo;&nbsp; de Pittsburgh y a grandement aidé avec son ouverture &laquo;&nbsp;virage&raquo;&nbsp; sur l’extérieur. </p>
<p>La veille au soir, date de notre arrivée à Pittsburgh, &laquo;&nbsp;The Claw&raquo;&nbsp; s’ouvrait déjà à nous quand nous arrivions en ville et de l’autre côté du fleuve. Quelques heures plus tard et comme une dernière veillée d’armes avant les hostilités, celle-ci s’offrait à nous majestueusement et pour encore quelques heures dans le calme des derniers travaux effectués des techniciens. Oui, une très bonne habitude de la voir, un plaisir de s’en approcher au plus près pour un ultime moment&#8230; Au passage et une nouvelle fois, une chance (curiosité souvent satisfaite) que de se rendre sur les lieux du crime la veille au soir ; car au détour du stade, telle ne fut pas notre demi-surprise que de trouver sous un petit pont menant au stade, une première foule d’une centaine de fans déjà sur un pied de guerre organisationnel &laquo;&nbsp;made in USA&raquo;&nbsp;, attendant fermement et par anticipation ses places privilégiées dans la future arène. Illico, inscription numéro 172,73 avec rendez-vous à 5h du mat&#8217; dès le lendemain matin pour le 1er appel au clairon de la brigade de Pennsylvanie!</p>
<p>26 juillet, de l&#8217;aurore à l’ouverture des portes à 17h, je passe rapidement sur cette longue mais toujours très bien gérée attente US. Nous voilà comme espéré au plus près sur les barrières faisant face à l’ellipse. Selon moi, définitivement l’endroit idéal pour envisager un léger recul visuel nécessaire et en même temps bénéficier de la proximité du jeu scénique du groupe lors de ses divers passages sur ce cercle. On profite de ces derniers moments de 17h à plus de 21h, en y incluant le set insignifiant d’Interpol, nous en avions largement le temps…</p>
<p>La pression monte, public compact, nombreux, cosmopolite et international dans ses premiers rangs, on sent véritablement que nous nous trouvons à cette dernière croisée des chemins du 360° Tour. A l’image d’un certain 30 juin 2009, où le Camp Nou fut le premier lieu de convergence de fans affamés ! Même électricité dans l’air, d’attente anxieuse, mais aucune lassitude ne nous guette et ne guettera le groupe tout au long de ces plus de 2h30 de show. Si la longueur de cette tournée fractionnée à rallonge et avec parfois l’ennui de ses setlists ont pu nous agacer tout au long de ces deux dernières années, nulle trace en ce soir de fin juillet.</p>
<p><strong>Even Better than the real thing</strong> God Damned !! Second uppercut en quelques jours. Cette version envoie bien du bois et des plus lourds. Rien à redire, qui plus est avec un light show largement déployé dès les premières notes. Satisfait pour ma part d’avoir pu assister à ces 3 différentes entrées en matières entre 2009 et 2011, où avec le puissant <strong>Breathe</strong>, l’inédit (qui le restera) <strong>Stingray Guitar</strong> et le groove d&#8217;<strong>Even Better Than The Real Thing</strong>, j’ai pu apprécier de véritables et excellents warm up. J’aurais été navré de subir ceux d’Afrique du Sud ou du Chili par exemple. En effet selon moi, un titre d&#8217;ouverture dans le ton juste, de qualité et adéquat, est indispensable au scénario d’un concert réussi (DVD Rose Bowl si tu m’entends…). <strong>The Fly</strong>, Bono en est toujours à ses balbutiements cordes mais reste si attachant avec une guitare à la main. Oui, c&#8217;est l&#8217;année des 20 ans et nous sommes  bien dans le ton <strong>Achtung Baby</strong> et ce n’est pas l’envolée sur <strong>Until The End Of The World</strong> qui me fera redescendre de mon nuage. Version magistrale, cornes de MacPhisto mimées devant moi, mieux n’était pas possible.</p>
<p>La suite est plus classique et attendue avec toutefois un <strong>I Still Haven’t Found What I’m Looking For</strong> toujours plus vibrant et émotionnel de ce côté-ci de l’océan. Un mot sur <strong>Pride</strong>. Titre abhorré de tournée en tournée par les fans les plus mordus et/ou attentifs: LA crainte de voir ressurgir de temps à autre ce titre pompier dans une setlist de concert. Crainte confirmée sur cette fin de tournée US. Néanmoins, néanmoins… ça fonctionne mes enfants ! Le public nord-américain A.D.O.R.E, s’époumone, ne lâche rien sur ce titre, je me surprends même à m’égosiller avec eux, merde ça marche encore ce truc, alors oui pourquoi s’en priver si j’étais à leur place ? Moments forts pour tout fan hardcore qui se respecte, ce <strong>Zooropa</strong> en forme de rencontre du troisième type fonctionne à merveille, <strong>I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight</strong> nous nargue toujours autant du côté de <strong>Discothèque</strong>. Une évidence qui nous avait sauté aux yeux dès Barcelone, jamais tout à fait accompli, mais bien compris par ces satanés fainéants !</p>
<p>Arrêt sur image sur les deux morceaux les plus légers mais néanmoins élégamment interprétés que sont <strong>Scarlett</strong>  (ah&#8230;si on avait pu en profiter pour dégager <strong>Walk on</strong>, immuable depuis le début… cette merde) et <strong>Hallelujah</strong> (version originale de Leonard Cohen, comme il m’a été récemment rappelé) avant notre dernière envolée lyrique sur <strong>Where The Streets Have No Name</strong> dont je me suis dépêché (avec grand sentimentalisme viril) d&#8217;en profiter une dernière fois avec des yeux toujours aussi ébahis, il est vrai un peu embrumés.</p>
<p>Enfin rappel habituel en cette année 2011, <strong>Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me</strong> fort bien maitrisé en tous cas mieux que les quelques <strong>Ultraviolet</strong> entendus de ci de là cette année, <strong>With Or Without You</strong> avec invitation du couple aux &laquo;&nbsp;60 concerts&raquo;&nbsp; à danser et se lover sur scène, ça c&#8217;est fait&#8230; <strong>Moment Of Surrender</strong>, fin de concert, salut, hop hop et au galop on y va? Pour les techniciens ce fut le cas, car devant nous plusieurs d’entre eux s’attèlent déjà à démonter quelques éléments de la scène !!… Non il manque bien quelque chose pour parachever l’œuvre, on le sent, cela se devine, discussion brève à quatre, eux ont du temps, veulent en profiter encore un peu… <strong>Bad</strong> joué seulement pour la troisième fois en 2011 et son ultime retour aux USA depuis un certain&#8230; 12 septembre 2009, et oui on y était déjà Bertrand. </p>
<p><em>&laquo;&nbsp;This is a special song for a special city. This is for a very special man who grew up on Cedarwood Road. We wrote this song about him, we play it for him tonight&#8230;&raquo;&nbsp;</p>
<p>&#8216;If you twist and turn away.<br />
It you tear yourself in two again.<br />
If I could, yes I would<br />
If I could, I would let it go.<br />
Surrender, dislocate&#8230;.&#8217;<br />
</em><br />
Nous pouvions alors nous en aller…heureux.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>U2 rime avec plaisir dans le New Jersey</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jul 2011 18:15:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Gigantisme et proximité, mégalomanie et en même temps simplicité, tel pourrait-on décrire U2 en terre US, et même encore un peu plus dans un New Jersey chargé de spécificités. Un concert du groupe y est décidément un évènement jamais démenti, au cours duquel il se passe toujours quelque chose, avec ce public parfois si agaçant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Gigantisme et proximité, mégalomanie et en même temps simplicité, tel pourrait-on décrire U2 en terre US, et même encore un peu plus dans un New Jersey chargé de spécificités.<span id="more-1860"></span> Un concert du groupe y est décidément un évènement jamais démenti, au cours duquel il se passe toujours quelque chose, avec ce public parfois si agaçant et en même temps si réactif à la moindre évocation des très chères valeurs US primaires toutes thématiques confondues !</p>
<p>U2 serait-il en forme pour ces ultimes dates avant « <em>la fin de tout ce cirque</em> » comme le disait Bono à Montréal, et se fait-il encore plaisir sur cette tournée à rallonge ? D’où nous étions, il nous a été difficile de le deviner, pas assez proches des mimiques et échanges des membres du groupe. Seuls les yeux sans lunettes pendant quelques secondes de Bono en plan large trahissaient une fatigue bien compréhensible due à l’âge et aux excès connus de papy Bono. Néanmoins, si nous oublions la légère frustration de ne pas être parmi la meute et au plus près du groupe, cette vision légèrement arrière droite et au plus bas des sièges nous offrait de ressentir ce que le groupe pouvait vivre sur scène face à ses fans. Quel pied ! Pas difficile d’aimer ça quand le charisme aidant on peut faire ce que bon nous semble de 95.000 personnes.</p>
<p>Avant de livrer succinctement le déroulé et les impressions de ce concert, je ne peux évidemment oublier de vous dire quelques mots sur ce public américain ô combien pittoresque et, sans condescendance aucune, différent de nos us et coutumes européennes. Superbe nouveau stade que ce New Meadowlands à East Rutherford, comme les Américains savent le faire pour boire, manger, s’amuser, pisser « all inclusive ». Alors bien sûr, dans les travées cela ne cessera pas de circuler durant tout le concert, mention spéciale à <strong>Get on your boots</strong> qui sort grand gagnant du titre le plus approprié pour aller faire autre chose que s’occuper du show. Dans la même veine, la propension à partir avant la fin du concert durant <strong>Moment Of Surrender</strong> pour un bon quart du public est toujours d’actualité. Mal leur en a pris face à une fin de concert tout en surprise et moments d’émotions.</p>
<p>Ce 360° Tour s’est donc étiré sur près de 3 saisons estivales, et force est de constater que les évolutions sont là, on aime ou pas, parfois à distance et avec le recul, mais de visu et surtout sur cette fin de tournée, alors que le groupe n’a plus que l’instantanéité à proposer au milieu d’un scénario scénique bien rodé, le plaisir est immédiat.</p>
<p><em><strong>« I’m  a man of simply needs. I just need 95.000 screaming fans and i’m happy »</strong></em></p>
<p>L’entrée en matière avec <strong>Even Better Than The Real Thing</strong> est d’une puissance phénoménale, même les couplets ne retrouvent pas la faiblesse qu’on avait pu cependant apercevoir sur Youtube. Quelle basse et falsetto d’Adam et de Bono ! Light show qui donne la pleine mesure dès l’entamme du concert, un public surchauffé et au diapason… grand. <strong>The Fly</strong> est elle aussi délivrée de manière la plus uppercut possible, U2 a failli en mettre KO plus d’un et perdre son public d’entrée de jeu. Fort heureusement le funky <strong>Mysterious Ways</strong> et le tellurique <strong>Until The End Of The World</strong> le tiendront en haleine jusqu’au joussif et toujours héroïque <strong>I Will Follow</strong>.</p>
<p>Des nuances certes sur ce show, mais pas de faiblesse, tout y est cohérence, fluidité et sincérité. La grande chaleur du lieu et du moment obligera Bono à se changer plusieurs fois entre certains titres pour laisser en plan The Edge chargé de finir seul les présentations et anecdotes que livre habituellement le leader vocal.</p>
<p>Peu importe à partir de ce moment-là, l’ordre ou les détails de setlist qui nous sera proposée, l’ensemble se déroule «<em>magnifiquement</em>», Bono n’oubliant evidemment pas où il se trouvait autrement dit en terre « Bruuuuce », se chargeant lui même  d’offrir à la foule de scander ce cri bien connu des fans du boss, de nous proposer un snippet de <strong>Promise land</strong> ou encore de citer les contrées légendaires du E Street band que sont Asbury Park ou le Stone Poney .</p>
<p>De début il en fut question aussi pour U2, quand Bono montra une setlist de plus de 30 ans en arrière, quand le combo jouait pour une des premières fois dans le New Jersey… « Out of control, I will follow, Stories for a boy, Another Time another place, Electric Co, 11’o’Clock tic toc etc.… ».  Je vous laisse deviner l’émotion qui nous étreindra tous, Bono y compris, avant de partir sur un <strong>I Still Haven’t Found</strong> inspiré, public en tête.</p>
<p>Vous l’aurez compris, peu d’analyse de fan hardcore de ma part, non seulement parce que selon moi il n’y eut pas ou peu de fausse note au propre comme au figuré durant ce concert, mais surtout parce que j’avais le sentiment d’assister à un très bon cru du 360° Tour, où l’adrénaline et l’assurance sans nulle doute venues d’un pilotage automatique fort bien maitrisé, donnaient au final un résultat plus que satisfaisant. Aucun regret d’avoir franchi à nouveau l’Atlantique pour avoir pu assister à &laquo;&nbsp;ça&raquo;&nbsp; ! Du bonheur à prendre en pack de 24 sans hésitation aucune.</p>
<p>La fin du show ne ralentira pas, bien au contraire malgré mes craintes, car à voir s’égosiller Bono et Cie durant la première heure du show, à ne pas calculer leurs efforts (mention spéciale au bucheron Larry), j’ai bien cru devoir assister sous peu à un prévisible coup de pompe comme sur le premier concert barcelonais. Rien de tout cela : l’enchainement <strong>Hallelujah</strong> de feu Jeff Buckley avec <strong>Streets</strong> fut somptueux. Ce dernier lui même relâcha les derniers chevaux qu’avaient pu encore conserver ce bon public américain. Que ce fut arghh… !! de vivre l’envolé et tout l’héroïsme de ce titre, face à une foule électrisée comme Bono le réalise chaque soir de concert. On comprend mieux beaucoup de chose….</p>
<p>Enfin,  premier final sur <strong>Moment of Surrender</strong> en mémoire du regretté Clarence Clemons avec un couplet final de <strong>Jungleland</strong> de Bruce Springsteen. Pas de mot, il m’aura fallu près d’une quinzaine de dates pour toucher du doigt ce que pouvait ressentir un grand cœur sensible comme Cyril dès le 30 juin 2009. Toujours pas de mot, mais surtout un cri primal de ma part, quand au cours des salutations finales, Bono suggèra à The Edge : « <em>One more ?</em> », et de nous régaler d&#8217;un <strong>Out Of Control</strong> en bonus inespéré.  Alors peut-être que ce titre « <em>extra time</em> » fut préparé sur la setlist, au cas où. Donc 26 titres, dans une très belle ambiance surchauffée de ce côté-ci des Etats-Unis, nous avons évidemment tous acquiescés de la manière la plus bruyante possible !</p>
<p>Avant de vivre nous l’espérons, cette fois-ci en pelouse, un autre show magistral à Pittsburgh, en passant par un pèlerinage sur les terres du Boss sous quelques jours. Enfin se souvenir d’une réflexion d’ancien combattant (que nous sommes plus que jamais, sale caractère aidant) de Bertrand : « <em>Si tu n’as pas vu un show de U2 aux Etats Unis, il te manquera toujours quelque chose pour comprendre cette alchimie qui surgit souvent là-bas </em>» .</p>
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		<title>Glastonbury, comme un passage de témoin</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 13:26:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bert &#38; Cyril</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Un an après son annulation, U2 était cette fois bel et bien au rendez-vous sur la scène principale du festival de Glastonbury. Un événement majeur que beaucoup attendaient avec impatience et excitation. Bilan.
Cette date du 24 juin était cochée dans les agendas depuis bien longtemps. Vingt-cinq ans que U2 ne s’était pas prêté à un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un an après son annulation, U2 était cette fois bel et bien au rendez-vous sur la scène principale du festival de Glastonbury. Un événement majeur que beaucoup attendaient avec impatience et excitation. Bilan.<span id="more-1848"></span></p>
<p>Cette date du 24 juin était cochée dans les agendas depuis bien longtemps. Vingt-cinq ans que U2 ne s’était pas prêté à un tel exercice, loin de ses bases, de ses tournées gargantuesques se mesurant en millions de dollars, de ses performances millimétrées et de ses concepts autant marketing que musicaux. Un peu de fraîcheur, voilà ce que devait cristalliser ce festival de Glastonbury. L’occasion de voir ce groupe hors de son élément, sur une scène qui n’était pas la sienne, et face à un public qu’il allait devoir conquérir.</p>
<h4>16 hit singles sur 19 morceaux</h4>
<p>De l’aveu de la quasi totalité des fans du groupe, U2 a été bon ce vendredi, très bon même, en dépit de conditions climatiques difficiles. Une unanimité assez rare pour être soulignée dans un microcosme où le culte du mauvais goût est pourtant roi. A tour de rôle les irlandais avaient annoncé la couleur au cours des précédentes semaines : ils allaient s’adresser à un public inhabituel à qui ils montreraient leur meilleur. Ils l’ont fait, enchaînant les tubes de manière implacable pendant une heure trente sur la Pyramid Stage, sur fond d’effets visuels puisés dans l’ensemble de leur carrière, et tirant sur toutes les ficelles qui ont fait leur légende.  Difficile de rester de marbre devant cette succession ahurissante de <em>hit singles</em> (16 titres sur 19 joués!), rappelant froidement la richesse exceptionnelle et inégalable de leur catalogue. Visiblement appliqué et évidemment rôdé à ce genre de spectacle de masse, U2 a donné un récital sans la moindre fausse note, calculé, optimisé, fidèle à tout le savoir-faire qu’il a emmagasiné pendant toutes ces années. En cette période d’examens, le groupe a rendu sa copie la plus studieuse, sortant de scène avec le sentiment du devoir accompli, la certitude d’avoir tout donné et d’avoir objectivement fait les choses du mieux qu’il le pouvait. Et nous lui en donnons quitus.</p>
<p>Le lendemain soir, Coldplay se présentait sur la même scène et avec l’envie manifeste de se mesurer au mastodonte. N’oublions pas qu’il y a quelques mois, Bono, avec sa beauferie habituelle et quelques prémisses de sénilité, traitait Chris Martin de “branleur” sur les ondes d’une radio anglaise. Même si le type à lunettes est charmant, il n’en faut souvent pas plus pour piquer au vif un égo de rock star. Coldplay avait l’avantage de se présenter après leurs aînés, avantage qu’ils ont utilisé à bon escient. Ouverture avec un morceau inédit, light show impressionnant, pyrotechnie, groupe très en forme, souriant et bondissant, et public gonflé à bloc. Autant d’éléments qui allaient finalement venir modérer la performance de la veille. Les dix-sept ans de moins du chanteur anglais sur son homologue irlandais allaient également se faire sentir.</p>
<h4>Prime à la fougue</h4>
<p>Si les sauts de cabri de Chris Martin peuvent être très agaçants à la longue, il faut bien admettre qu’entre ça et une chorégraphie figée &#8211; comprenant même un remake poussif et indigne de l’affrontement Edge/Bono de 2001 sur Until, le choix est vite fait : celui de la spontanéité l’emporte haut la main. U2 n’a jamais été un groupe marrant, s’en remettant exclusivement aux quelques sorties calculées de Bono, sorte de bouffon auto-proclamé. Il n’y avait donc aucune raison que cela change, même pour une première à Glastonbury. Plus que jamais, l’âge avançant, U2 compte sur sa musique (plus que sur ses musiciens) et sa mise en scène pour tenir son public, et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le groupe ne se produit jamais dans des festivals. U2 a besoin d’un environnement familier pour être à son meilleur. Et quand il en est privé, il nous fait du mortier germanique. C’était le cas vendredi soir.</p>
<p>Coldplay ne se pose pas ce genre de questions. Parce que le groupe est encore jeune, parce que leur philosophie est (encore ?) basée sur la surprise et l’expérimentation et parce qu’ils s’affranchissent (pour le moment ?) des fameuses contraintes techniques que U2 &#8211; et ses fans les plus bas de plafond &#8211; aiment tant prendre en excuse pour figer ses spectacles. Pourtant les anglais ne sont pas avares de jeux de lumières et d’effets pyrotechniques. Pyramide illuminée, feu d’artifice, confettis-de-la-bonne-année, lasers rasants le public, toute la panoplie du parfait enfilage de U2 était de sortie. C’est d’ailleurs ce qui surprend. Coldplay a non seulement fourni une excellente prestation musciale mais s’est en plus offert le luxe de battre leurs ainés sur leur propre terrain. Ces “accessoires”, qui faisaient la renommée live de U2, c’est Coldplay qui s’en est emparé. Proposant des nouveautés là où U2 ressortait ses anciennes vidéos datées d’il y a presque vingt ans, c’est à peine s’ils ne nous ont pas ressorti la vieille Morleigh de sa cryogénie, a priori toujours plus agréable que de subir “Bono 2.0” et le balai qui le soutient depuis son hernie discale. Qui n’a pas eu peur que le chanteur se vautre lamentablement dans les escaliers menant à l’avancée de la scène à chaque fois qu’il les empruntait ? Pas même lui. U2 a beaucoup vieilli et s’accroche aujourd’hui aux branches, peinant à occuper une scène qui eut été trop petite pour lui il y a encore 15 ans. Finalement, et hormis la magnifique vidéo inédite qui accompagnait &laquo;&nbsp;Even Better Than The Real Thing&raquo;&nbsp;, les gens de Dublin se sont contentés d’un minimum, bien pâle a posteriori et tristement empreint de nostalgie, sans qu’on les sente réellement capables de faire mieux. Pire, ils ont semblé réciter froidement leur leçon là où les anglais de Coldplay ont étalé un insolent plaisir, communiquant depuis la scène la sensation de franchement s’éclater. </p>
<p>“<em>It will be about the tunes</em>”, confiait Larry quelques jours auparavant, indiquant que U2 avait décidé de tout miser sur les titres. Véritable positionnement pour le futur ou discours de circonstances, sous entendu que côté mise en scène U2 n’a plus de quoi inventer et surprendre ? Le 360° Tour était à ce niveau un aboutissement mais également un véritable aveu de faiblesse que Glastonbury aura fini par révéler aux yeux du monde entier. Les Irlandais ont vraisemblablement cédé, bien malgré eux, leur ceinture de “plus grand groupe de rock du monde”. Cet extrait de “Yellow” chanté par Bono avant “Moment of Surrender” sonnait vendredi comme une remise des armes, comme l’aveu qu’au fond c’est bien la performance de Coldplay qui restera le sommet de ce Glastonbury 2011. </p>
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		<title>U2, intermittents du spectacle</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Dec 2010 07:33:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cyril</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[2010 restera une étrange année pour U2. Une année de concerts, perdue entre la sortie de No Line On The Horizon en février 2009 et la promesse d’un futur album au printemps prochain.  Une année sans repère où le groupe alterna entre surprises et déceptions.
Lorsque U2 monte sur scène à Turin le 6 août [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>2010 restera une étrange année pour U2. Une année de concerts, perdue entre la sortie de <strong>No Line On The Horizon </strong>en février 2009 et la promesse d’un futur album au printemps prochain.  Une année sans repère où le groupe alterna entre surprises et déceptions.</em><span id="more-1782"></span></p>
<p>Lorsque U2 monte sur scène à Turin le 6 août dernier, il ne fait que reprendre le cours du 360° Tour, laissé en suspens dix mois durant. Une pause prolongée par l’importante opération subie par Bono quelques semaines avant de s’envoler pour les Etats-Unis. Jamais un tel laps de temps ne s’était écoulé entre deux legs dans la, pourtant longue, carrière du groupe. Les concerts succédaient aux albums à intervalles réguliers, sans sortie de route. Mais cette tournée, au nom très vaste – également une première, donnait volontairement une latitude plus grande aux Irlandais. Le désormais presque enterré, <strong>Song Of Ascent</strong>, devait venir pimenter l’année 2010, il n’en reste qu’un coup marketing. Il y eut donc trente-deux concerts, avec un certain goût d’inachevé.</p>
<h4>DECOLLAGE RETARDÉ</h4>
<div class="illustr left"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2010/12/larry_bono.jpg" alt="larry_bono" title="larry_bono" width="280" height="344" class="alignleft size-full wp-image-1784" /></a></div>
<p>U2 avait entrepris de mettre du neuf dans sa setlist. Et ce qui s’avérait prometteur se transforma une amère déception. Disparition de morceaux emblématiques de <strong>No Line On The Horizon</strong>, une base quasi identique, un morceau d’ouverture inadapté et le retour de vieilleries sans saveur. En quittant le stade Olimpico, les craintes étaient nombreuses sur ce que serait 2010. Et pour quelques concerts qui suivirent, elles se justifieraient amplement.</p>
<p>Pourtant un soir, à Zurich, tout s’emballe. Le fameux <em>«Lift Off»</em> que recherchent ces musiciens plus grands que nature. Passé l’ennui et le boulot accompli sans ferveur, U2 retrouve sa flamme. Après les devoirs imposés par Live Nation, les Irlandais relancent la machine. Exactement au moment où ils viennent se frotter à un public connaisseur, qui ne se contenterait pas d&#8217;un majeur levé pour mouiller sa couche confort. U2, le vrai, celui qui est probablement une des plus grandes merveilles live que l’industrie musicale n’ait jamais donné, se mérite. Et tant pis pour ceux qui ne font pas partie du clan. L’Espagne, L’Italie, La France, l’Angleterre, l’Allemagne résonnent autrement dans le cœur de ces quatre types aux incessants besoins de challenges. Pour les autres, sauf soir d’enregistrement, il faudra se contenter du minimum syndical. Cruelle réalité. Un service minimum dont ne bénéficiera pas le Japon. Pour la première fois depuis 1984, le pays ne figurait pas au planning d’une tournée dans cette partie du globe. Il fallait sans doute acheter plus de disques.</p>
<p>2010 est aussi une année d’inédits. <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=NfKKjl86sEU">Return Of The Stingray Guitar</a></strong>, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=uLRxjC_9ffE">Mercy</a></strong>, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=-N_6kjh69ss">North Star</a></strong>, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=olRkZ0DBpsM">Glastonbury</a></strong>, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=q9C-z-dljsY">Every Breaking Wave</a></strong>, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=BcjuGUA7miU">A Boy Falls From The Sky</a></strong>,  six morceaux jamais sortis dans les bacs ont fait leur apparition en live. Avec plus ou moins de succès, mais avec l’indéniable intention d’innover. Il y eut même de belles surprises, <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=6F3c1AYAT28">Hold Me Thrill Me Kiss Me Kill Me</a></strong>,  <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=UuOHUeriruU">Love Rescue Me</a></strong> et l’improbable arrivée de <strong><a href="http://www.youtube.com/watch?v=0hyMwEOEMOA&#038;feature=related">Scarlet</a></strong>, oublié par l’intégralité des fans, sauf Willie Williams à l’origine du remplacement de <strong>MLK</strong>. Il serait donc injuste de mettre à l’index un groupe qui a finalement fait sa révolution de palais, modifiant près d’un tiers de son concert d’une année sur l’autre. Mais le fan, le vrai ou le faux, en tout cas celui qui fréquente les pages de <em>Sucking Rock And Roll</em>, ne peut s’empêcher d’avoir un pincement au cœur. Comment expliquer le désaveu subit par <strong>No Line On The Horizon</strong> ? Dire que les ventes furent loin des attentes d’un groupe comme U2 fait partie de la vérité, mais ce n’est sans doute pas tout.</p>
<h4>FAIRE PLACE NETTE AU PASSÉ</h4>
<div class="illustr right"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2010/12/adam_edge.jpg" alt="adam_edge" title="adam_edge" width="280" height="193" class="alignright size-full wp-image-1785" /></a></div>
<p>Ce groupe, avec une acuité toute particulière, sent lorsque sa musique lui échappe et qu’il ne parvient pas à en tirer tout son potentiel. Non que ces morceaux ne retrouvent pas leur intensité en phase concert, bien au contraire, il s’agit plus simplement d’une magie qui ne se fait pas. Alors bien sur il fallait remplir des stades qui ne l’étaient pas. Oui il fallait rassurer le public américain : U2 était toujours un groupe bien de chez eux et n’était pas devenu Européen et snobinard. Il a donc fallu trancher dans le vif. Virer le morceau d’ouverture, trop emblématique. Supprimer les ultimes – et infimes – références au Maroc, pour cause d’islamophobie persistante. Et tant qu’à faire, mettre de côté le titre éponyme.</p>
<p>A l’instar d’<strong>October</strong>, <strong>Zooropa</strong> et <strong>Pop</strong> en leurs temps, <strong>No Line On The Horizon</strong> a déjà (trop ?) vécu. Si l’opus produit par Danger Mouse fait bien son apparition au printemps 2011, ses dernières scories ne devraient pas lui survivre. Ainsi va la vie d’un groupe qui ne se pose pas de questions. Ou pas les bonnes. Ou pas celles que certains fans souhaiteraient. Aimer U2, c’est accepter de ne pas vivre complètement dans le XXIème siècle. De ne pas attendre plus qu’ils n’aient jamais donné. Et pire encore pour un fan, être raisonnable.</p>
<p>U2 nous déçoit plus souvent qu’il ne devrait, flirtant régulièrement avec la zone de non retour. Ce moment où la lassitude prend le pas sur l’engouement. Eh puis surgissent des albums si surprenants qu’ils vous glacent le sang. Arrivent des concerts où le groupe vous transporte, vous faisant croire que ce que vous vivez est unique. L’année 2010 ne sera pas de celles qui marquent leur carrière, mais en certains soirs, ces quatre types ont prouvé qu’ils étaient encore prêts à nous botter le cul. De quoi leur accorder un nouveau crédit. Encore un.</p>
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		<title>U2, la dolce vita? (ne les oubliez pas)</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Oct 2010 17:07:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[ Un nouveau rêve d&#8217;or ce U2 version latine: Je les ai vus arriver à Turin, passer par Paris, puis repartir de Rome. Une trilogie 2010 allant crescendo après le warm-up piémontais, puis force 9 pour Bono Skywalker en septembre, et enfin en apothéose dans la cité Romaine?
De retour depuis peu dans l’hexagone, je me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em> Un nouveau rêve d&#8217;or ce U2 version latine: Je les ai vus arriver à Turin, passer par Paris, puis repartir de Rome. Une trilogie 2010 allant crescendo après le warm-up piémontais, puis force 9 pour Bono Skywalker en septembre, et enfin en apothéose dans la cité Romaine?</em><span id="more-1715"></span></p>
<p>De retour depuis peu dans l’hexagone, je me suis contraint à ne rien lire, ne rien entendre. Je vous livre en toute subjectivité mon témoignage sur ce concert ultime au centre de l’empire Romain. Domination, apogée, puissance… justement U2… où en était-il avec son concept de 1er groupe du monde au soir de son dernier tour de piste européen ? &laquo;&nbsp;Roma&raquo;&nbsp; fut-il synonyme pour notre groupe favori de confirmation de son concept monstrueux (mais tout autant intimiste à certains égards), ou plutôt des derniers signes de leur décadence ? &laquo;&nbsp;Du sublime au ridicule il n’y a qu’un pas&raquo;&nbsp;, disait Napoléon. Bono &#038; Co se devaient donc de ne pas tomber dans le grotesque devant un public bouillant certes, mais toujours exigeant au pays de l’Opéra Roi. </p>
<p>Le Stadio Olympico de Rome, était le dernier écrin de lumière et la seconde plus belle affluence après le Stade de France (où il a été dit et répété que U2 ne pouvait/ne devait pas se rater). J’étais au cœur de ce dernier acte, donc léger flash back!</p>
<p>Je vous ferais grâce de mon périple Romain ne me trouvant décidément pas &laquo;&nbsp;Tintin Reporter&raquo;&nbsp; dans l’âme. Quand bien même je fus  heureux de retrouver l’esthétique méditerranéenne et féminine, sa chaleur, son ciel bleu et ses températures agréables. Une intéressante sensation quand même, lorsque nous avons découvert par le hublot de notre avion, les contours de ce stade Olympique, avec à l’intérieur &laquo;&nbsp;The Claw&raquo;&nbsp; de retour sous nos yeux ébahis.</p>
<p>Court repérage la veille au soir qui allait se révéler finalement déterminant. En effet, le &laquo;&nbsp;fan Italien&raquo;&nbsp;, loin de son imagerie Calabraise, nous a véritablement donné des leçons d’organisation et de détermination. Si Torino nous avait montré les prémices d’une planification de &laquo;&nbsp;fosse&raquo;&nbsp; la plus fidèle possible, Roma nous a démontré cette fois-ci, qu’il avait appris de ses quelques éléments d&#8217;approximation des mois précédents. Rien ne fut laissé au hasard, et déjà une centaine de fans agglutinés à la seule &raquo;&nbsp; Ingresso&raquo;&nbsp; de prévue pour le &laquo;&nbsp;Prato&raquo;&nbsp;. </p>
<p>Ceux-ci comptabilisés très précisément, je n’avais d’autres choix que de me faire inscrire immédiatement, N° 87 et suivants, nous étions &laquo;&nbsp;faits&raquo;&nbsp;. Un relevé des compteurs toutes les 3h environ pour éviter aux petits malins de&#8230;, comment faire pour retourner à notre B&#038;B sans disparaitre de la liste des présents? Au hasard des rencontres amicales, il faut bien avouer que l’association Marseillaise au pays de l’ovalie représenté par son Pack Montferrandais constitué d’un demi de mêlé, d’un ¾ aile et d’un ouvreur, fut elle aussi décisive lorsqu’il a fallu négocier notre situation atypique avec la dame patronnesse du coin. J’ai cité la Madone de ces lieux, la Papesse du Prato, &laquo;&nbsp;Sssimonaa&raquo;&nbsp;! Merci à elle et à sa gentillesse. A sa compréhension toute d’élégance italienne nous permettant de retourner à nos hôtels, puis de revenir le lendemain matin tout frais ragaillardi, avec et surtout la <strong>même</strong> place dans la file… </p>
<p>Incroyable, souvenons nous de la mer rouge et de &laquo;&nbsp;Moïse Cyril &laquo;&nbsp;à Turin et vous ne serez pas loin du miracle qu’a pu accomplir pour nous Simona. Paulo en a pleuré, mais pas au point de pouvoir baiser les pieds ou tout autre partie du corps de notre Madone, accompagné qu’elle était de son &laquo;&nbsp;San Pietro&raquo;&nbsp; (qui je pense n’aurait pas compris toute la ferveur portugaise dont était capable notre demi de mêlé). Avant de passer aux choses sérieuses, citons toute la rigueur du Saint empire Romain Germanique qui, (lisez moi bien), nous a tous fait passer jusqu&#8217;à l’intérieur du stade de numéro en numéro, 20 par 20… Nous avions ainsi la place que nous méritions, juste la place promise mais toute la place espérée durant les longues heures d’attente. Gracie mille!</p>
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<p><strong>Space Oddity/Return Of The Stingray Guitar</strong>, début des hostilités et 1ere bonne surprise, c’est en forme d’uppercut que Bono nous lance un “Rrrrrromaaaa!!!” qui déchire absolument tout dans le ciel romain. Ok &laquo;&nbsp;c’est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup&raquo;&nbsp;. C’est sur ses 1ers mots d’introduction que l’on sent véritablement l’animal cette année. Le &laquo;&nbsp;Toorinooo&raquo;&nbsp; nous avait marqué, &laquo;&nbsp;Alleeez c’est partiii !!&raquo;&nbsp; électrisé, ce &laquo;&nbsp;Rrrromaaaa&raquo;&nbsp; nous achève. La bête n’est pas morte. Cette arène assoiffée de sang, n’est pas faite pour lui faire peur. </p>
<p><strong>Beautiful Day</strong> n’a pas débuté que Bono s’amuse avec nos vocaux de Ténor. Evidemment cela énerve les créatifs, mais ce morceau a le don de &laquo;&nbsp;consensualiser&raquo;&nbsp; (si je puis me permettre) immédiatement 90% du public présent. <strong>I will Follow</strong> suit, énorme 1er pogo dans le &laquo;&nbsp;pre-circle&raquo;&nbsp;. L’italien agrémenté de toutes les nationalités présentes sur ce dernier concert ne fera pas dans la dentelle. </p>
<p>Au grand bémol près, <strong>Get On Your Boots</strong> à peine passé et la soirée tout juste entamée, que nous basculions (groupe et public y compris) dans un 1er tiers de concert seulement &laquo;&nbsp;correct&raquo;&nbsp;, sans ce côté carrément déjanté et électrique (à l’exemple de Paris au mois de septembre). De <strong>Magnificent</strong> en passant par <strong>Mysterious Ways</strong>,  <strong>Elevation</strong> et même <strong>Until The End Of The World</strong>, je n&#8217;ai pas senti le public sur le cul. Break entre les titres, le soufflet retomba vite. U2 ne s&#8217;était-il pas déjà senti en vacances? Cette sensation de pilotage automatique où la sauce &laquo;&nbsp;rock&raquo;&nbsp; du set ne prend pas comme à Paris fut un peu désagréable, malaise renforcée lorsque je vis Bono présenter son groupe sur <strong>I Still Haven&#8217;t Found What I&#8217;m Looking For</strong>, de la manière la plus plate et courte possible depuis un moment sur cette tournée ! </p>
<p>Et là le miracle survint… comme un seul homme la chorégraphie longuement préparée est déclenchée. Le tifo &laquo;&nbsp;enormissimo&raquo;&nbsp; du public italien a fonctionné. C’est tout le stade qui a déployé (derrière chaque bout de papier) le drapeau italien et un &laquo;&nbsp;One&raquo;&nbsp; sur toute la travée latérale. Superbe d&#8217;inspiration, car à ce moment du concert le groupe manifestement ne s’y attendait plus. Bono s’arrête, contemple, applaudi, félicite. Ça y est! U2 se met à comprendre que cette soirée doit être spéciale au-delà des annonces d’usage sur <em>&laquo;&nbsp;ce fantastique leg, sur la chance de Bono d’être là avec ses 3 meilleurs amis, sur l&#8217;Italie qui avait une place spéciale dans son cœur, sur l&#8217;accueil que lui avait réservé les Romains lors de leur passage en 87 au stade Fluminio et qu&#8217;il n&#8217;oublierait jamais, blah blah blah…&raquo;&nbsp;</em></p>
<p>Le concert décolla sur ce <strong>Still</strong> magique et l’on a compris que ce public Italien là, s’il fut moins rock que le &laquo;&nbsp;Francese&raquo;&nbsp;, fut manifestement plus lyrique.  Jamais au cours de cette tournée, je n’ai entendu chanter plus fort certes les titres &laquo;&nbsp;dit&raquo;&nbsp; les plus classiques, mais si propices aux choeurs de tout un stade. </p>
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<p>Un autre moment rare dès après ce décollage différé certes mais bien réel, U2 nous proposa pour la 1ere et dernière fois de cette année un <strong>Bad</strong> d’A.N.T.H.O.L.O.G.I.E , où celui-ci se dilua littéralement dans le passage caractéristique d’<strong>All I want is you</strong>, qui s’il ne fut pas joué en entier, se révéla être véritablement plus qu’un simple snippet. <strong>Mercy </strong>remplit son office pour ce soir de seule nouveauté hormis l’intro, beau titre, bel perf. La surprise suivante ne fut pas un nouvel inédit, elle s&#8217;est retrouvée plutôt du côté&#8230; d’<strong>In A Little While</strong> carrément reprise en entonné avec ferveur par l’ensemble du public… Mince, Bono aurait-il raison d’insister ?? Survint un <strong>Miss Sarajevo</strong> à Rome&#8230;, ai-je besoin d’en dire plus? Le passage <strong>&laquo;&nbsp;Bomb&raquo;&nbsp;</strong> de la tournée 2009 resta toujours diablement efficace et entre autre plaisir égoïste du concert, c’est littéralement face à moi, que Bono se lanca sur l’envolée finale de <strong>Crazy </strong>puis s’écroula pour repartir doucement mais surement sur <strong>Sunday Bloody Sunday</strong>, sympa mec!</p>
<p>Ferveur à nouveau du public qui n’en pouvait plus d’attendre son <strong>&laquo;&nbsp;One&raquo;&nbsp; </strong>(bien avant et pendant le gig, que ne l’ai-je entendu fredonner, le crier à tue tête pour le meilleur et le plus souvent pour le pire), puis son <strong>Streets</strong>. Manifestement ces échos aux titres éculés, plu à l’ami Bono, car confirmé dans cette obstination (maladive pour certains, salvatrice pour d’autres), à ne rien lâcher sur ces incontournables, quittent à en massacrer la prestation.  Point de massacre ce soir pour autant, bien au contraire car <em>même</em> sur <strong>With or without you</strong>, le chanteur pop-rock du combo Irlandais s’appliqua (une fois n’est pas coutume) sur ce « hit » et nous gratifia du désormais miraculeux couplet bonus, <em>« We&#8217;ll shine like stars in the summer night, We&#8217;ll shine like stars in the winter night, one heart, one hope, one love »</em>. A nouveau un miracle vous dis-je !! Le Q.G de notre sainte mère l’église n’était décidément pas loin ce soir. </p>
<p>Une formalité après que ce <strong>Moment of Surrender </strong>où la Ritalie pu donner tout ce qui lui reste dans les poumons. Le groupe comblé pouvait se sauver dans ses pénates azuréennes, même si je ne savais encore qui du groupe ou de son public a dépassé les attentes cette nuit là. Comme je le disais en préambule, tout était de subjectivité et de vision instantanée où même autour de moi les avis restèrent partagés, alors… aucune vérité définitive dans ma conclusion. </p>
<p>Je formulerais donc simplement avoir été plus impressionné par la perf’ d’ensemble du groupe et de son public à &laquo;&nbsp;Parigi&raquo;&nbsp; où l’osmose électrique (avec &laquo;&nbsp;something in the air&raquo;&nbsp; dès le début de la soirée) avait rendu celle-ci quelque part hors compétition. Pour Rome, les combattants se sont cherchés, jamais tout à fait à la hauteur aux mêmes instants. U2 a attaqué fort, le Stadio n’a pas suivi jusqu’au bout son effort rock, U2 avait presque baissé les bras lorsque tout le stade laissa éclater son amour du lyrique et des mélodies, pour les pousser à nouveau vers quelques nouveaux instantanés.</p>
<p>Ultime fidèle compte rendu de la soirée, Bono en repartant au bras de ses acolytes et recevant les ovations d’usages, termina son tour de piste par ses mots « Don’t forget about us ». Après tout ce barnum, était-il inquiet?</p>
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