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	<title>Sucking Rock And Roll &#187; Analyses / Humeurs</title>
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	<description>Webzine sur U2 en français</description>
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		<title>Le 360° Tour de A à Z (et plus si affinité) – part. 2</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 07:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sucking Staff</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous n&#8217;aurez pas d&#8217;album de U2 en 2010, mais notre abécédaire &#8211; lui &#8211; sera complet. Et oui on fait ce qu&#8217;on peut avec les moyens du bord&#8230;
L comme Live Nation
Live Nation, ou l’incompétence élevée au rang d’art. En s’associant avec le tourneur américain, U2 a sans doute fait une excellente opération financière, mais au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous n&#8217;aurez pas d&#8217;album de U2 en 2010, mais notre abécédaire &#8211; lui &#8211; sera complet. Et oui on fait ce qu&#8217;on peut avec les moyens du bord&#8230;<span id="more-1542"></span></p>
<h4>L comme Live Nation</h4>
<p>Live Nation, ou l’incompétence élevée au rang d’art. En s’associant avec le tourneur américain, U2 a sans doute fait une excellente opération financière, mais au détriment du plus mauvais choix possible pour son public. Entre une annonce de tournée chaotique, un planning illisible, et un merchandising immonde, les occasions de subir le mépris total de Live Nation à l’égard de ses clients ont été nombreuses. En France, Gérard Drouot  en aura même pris de la graine pour maximiser ses revenus. A presque en dégouter les fans de suivre le groupe à travers le monde.</p>
<h4>L comme Loïc</h4>
<p>Loïc où comment la mascotte de Sucking est parvenue du haut de ses 12 ans à faire le guignol devant 94.000 parisiens et son taulier Johnny himself ;). Tête de pont du défilé Aung San Suu Kyi le 12 juillet au soir, remerciement et clin d’œil à la magnifique Francesca sans qui rien n’aurait été possible en empathie de baratins. Surtout un pur instantané d’émotion pour les brutes que nous sommes. Oui il y a peut être, de ci de là, quelques battement de cœur que nous ne pouvons étouffer même avec « la meilleure des mauvaises foi » possible.</p>
<h4>M comme Mini-tournée</h4>
<p>L’air de rien et malgré les effets d’annonce d’une tournée mondiale faramineuse (et non rentable), U2 a offert cette année la plus courte tournée de sa carrière. Au total, 44 concerts répartis en Europe et en Amérique du Nord, soit 70 concerts de moins qu’en 2005 ! Comment expliquer une telle baisse de régime ? Un besoin de se ménager ? Une demande plus faible ? Ou une tournée trop onéreuse ? Ne comptez pas sur Michel Denisot pour leur poser une telle question. Et encore moins sur nous pour vous apporter une réponse autre qu’un silence désabusé.</p>
<h4>N comme No Line On The Horizon</h4>
<p>Quelle audace d’avoir imposé quatre morceaux du nouvel album en ouverture du concert ! Une initiative forte, symbolisant l’attachement du groupe à leur dernier album. Même si le succès commercial ne fut pas à la hauteur d’Achtung Baby, il faut remonter à 1992 pour voir le groupe prendre un tel risque.<br />
Autre satisfaction : la production riche de No Line On The Horizon n’a pas empêché U2 de parfaitement retranscrire les morceaux dans les conditions du live. Mention spéciale à la chanson No Line On The Horizon qui, reprise par tout le Camp Nou, nous tira quelques larmes à Barcelone.</p>
<h4>O comme Organisation</h4>
<p>Beaucoup – nous y compris – en ont déjà parlé, mais nous ne pouvions passer outre ce qui restera l’un des gros points noirs des concerts du Stade de France : l’organisation honteuse (ou plutôt l’absence d’organisation) mise en place autour et dans le stade. Non contents d’avoir bourré l’enceinte au-delà de sa capacité habituelle (94 000 spectateurs), les organisateurs n’ont pas jugé bon de prévoir un accueil adéquat à ce genre d’événement, offrant aux niçois une bien triste revanche. Et aux fans étrangers une image pitoyable du savoir-faire à la française.</p>
<h4>P comme Plaisir</h4>
<p>Pour une fois U2 nous l’a fait à l’envers. Les européens, habitués à se faire grassement entuber par leur groupe favori, ont cette fois profité de l’effet nouveauté du lancement de la tournée. Du coup, U2 s’est présenté dans l’espace Schengen au meilleur de sa forme avec l’envie des grands jours, usuellement réservé à la zone couverte par l’Accord de Libre Echange Nord Atlantique. Les irlandais n’étant plus capables d’enchaîner plus de 20 concerts sans mortellement s’ennuyer, ce sont cette fois les responsables du génocide amérindien qui ont dû se coltiner les concerts poussifs et sans intérêt du leg 2.</p>
<h4>R comme Red Zone</h4>
<p>U2 sans faire la queue et avec chiottes privés : 276€.</p>
<h4>S comme Sheffield</h4>
<p>Ah on en connaît qui ont bien rigolé en voyant Sheffield parmi les dates de la tournée. Et Sheffield par ci et Sheffield par là. C’était sans compter sur le groupe le plus putassier que la Terre ait porté lorsque les oreilles du monde entier se tendent vers eux. Il suffisait en plus d’y ajouter l’anniversaire de Willie Williams pour finalement obtenir ce qui restera probablement le meilleur concert du 360° Tour. Une performance de très haut niveau, un groupe survolté, un public chaud comme la braise, et voilà que « Sheffield le honteux » est en plus devenu un des meilleurs bootlegs de l’histoire du groupe.</p>
<h4>S comme Sponsors</h4>
<p>La cerise sur le gâteau du 360° Tour est sans doute l’arrivée du sponsoring dans l’univers du groupe. L’époque où U2 était juste 5 types qui géraient tout en famille est bien révolue. Estimant sans doute que les profits n’étaient pas suffisamment maximisés par le deal avec Live Nation et par la mise en vente des arrières-scènes, la multinationale U2 a jugé bon de vendre la tournée à un sponsor, histoire d’assurer ses arrières. Résultat on a bouffé du Blackberry à toutes les sauces cet été : sur les billets de concert et les affiches de la tournée, dans des spots TV, sur des panneaux pubs placardés partout dans les stades ou bien dans des stands disséminés dans les endroits stratégiques. Même Bono n’a pu s’empêcher de remercier régulièrement Blackberry (« sans qui rien de tout cela ne serait possible ») histoire de flinguer l’intro de « Moment of Surrender ». Non vraiment, c’est à se demander comment Pascal n’a pas encore réussi à lever une « Blackberry girl » !</p>
<h4>S comme Snippets</h4>
<p>Commencée lors de l&#8217;Elevation Tour, la mode des snippets n&#8217;a cessé depuis de prendre de l&#8217;ampleur. Occasionnels en 2001, réguliers en 2005, l&#8217;extrait semble être devenu incontournable en 2009. Certains morceaux ne sont plus interprétés qu&#8217;avec des paroles d&#8217;une chanson venue du catalogue d&#8217;un autre artiste. Beautiful Day, Sunday Bloody Sunday, Elevation, I&#8217;ll Go Crazy, font partis de ceux qui se voient greffer un appendice. Bono semble trouver dans cette sortie de piste une liberté perdue dans la mise en place d&#8217;un show millimétré. Dans le choix des extraits aussi ressort l&#8217;appétit du chanteur pour le rock, celui qu&#8217;il ne peut produire dans son groupe et qui le fait tant fantasmer. La grandissante proportion des snippets paraît bien être l&#8217;ultime respiration d&#8217;un concert maîtrisé jusqu&#8217;aux plus petits détails.</p>
<h4>T comme Téléchargement</h4>
<p>No download on the horizon. Qu’attend U2 pour proposer ses concerts en téléchargement à l’image de tous ces groupes avant-gardistes que sont Depeche Mode et Metallica ? Etonnant que ces raclures de Live Nation, pourtant experts en maximisation des profits, n’aient pas encore sauté sur cette manne financière, plutôt que de nous pondre leur immonde merchandising.</p>
<h4>U comme Unknown Caller</h4>
<p>La plus grosse honte de la tournée est vraisemblablement la disparition d’Unknown Caller de la majeure partie des setlists américaines. Dès l’ouverture à Barcelone, cette chanson s’est imposée comme un des sommets du concert, grâce à son karaoké, son solo (souvent raté) et bien sûr « Tery Lawless from the underworld ». Pourtant ce titre semblait tout avoir pour rejoindre Acrobat et When I Look At The World au rayon des chansons oubliées.  Incontournable en Europe, la chanson a mystérieusement disparu au début de la tournée américaine. U2 trouvera néanmoins le moyen de la ressortir pour le broadcast de Los Angeles, conscients qu’il s’agissait là d’un moment incontournable de leur concert, et au mépris total des spectateurs des concerts précédents.</p>
<h4>W comme (no) Where Else In The World</h4>
<p>Soit c&#8217;est un peu tiré par les cheveux mais comment résister de mentionner cette phrase prononcée rituellement chaque soir de concert par Bono-le-VRP  ? Quel besoin éprouve cet homme, possédant visiblement une certaine intelligence, de dire au public que son groupe ne voudrait surtout pas être ailleurs que dans leur ville en cette soirée de concert ? L&#8217;envie de les flatter ? De leur assurer une place particulière dans son cœur ? Franchement est-ce bien utile ?<br />
Que Pascal pipeaute la fan ramassée en loque devant le stade en atteignant sa proie, soit, mais Bono&#8230; ? Non seulement le groupe n&#8217;avait absolument aucun autre choix que d&#8217;être là puisque le calendrier made by Live Nation le lui impose, mais en plus n&#8217;y a-t-il pas de plus sincère façon de marquer sa reconnaissance à un public plutôt que de lui asséner les même « bullshit » chaque soir ?</p>
<h4>Y comme Your Blue Room</h4>
<p>Si la critique est souvent facile lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de parler des morceaux que U2 utilise en live, il faut bien admettre que ce morceau, issu de l&#8217;album des Passengers à l&#8217;instar de Miss Sarajevo, était une sacrée surprise pour l&#8217;ensemble de la communauté des fans. Your Blue Room, petite merveille de leur répertoire, a fait son apparition lors du deuxième concert américain du 360° Tour à Chicago et est resté au sein de la setlist l&#8217;espace de quelques représentations. Visiblement difficile à interpréter en live, la prise de risque et l&#8217;ambition artistique que note ce choix est tout à fait louable. Même si le public américain n&#8217;y a rien compris et même si la plus belle partie du morceau, celle d&#8217;Adam Clayton, était finalement chantée par les astronautes de l&#8217;ISS.</p>
<h4>Y comme Youtube</h4>
<p>Ou comment créer un buzz mondial. U2 a donc été le premier groupe a retransmettre un de ses concerts en intégralité sur le site de vidéos américain. Le show de Los Angeles, censé sortir un jour en DVD, a attiré plusieurs millions de visiteurs sur la page Youtube et permis de donner un ultime retentissement à la tournée avant le long break hivernal qui attendait les irlandais. Une initiative de premier ordre, qui sera tout juste critiquable par le choix du continent tant les concerts européens furent chaque soir supérieurs à ce que U2 offrit aux Etats-Unis.</p>
<h4>Z comme Zooropa</h4>
<p>Et oui, 17 ans plus tard, U2 caresse toujours le fantasme de sortir un album à la suite d&#8217;un autre voire pendant une tournée. Pire, on continue à gober ce genre de conneries. Mais 1993 est bien loin et le U2 de l&#8217;époque encore plus.</p>
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		<title>Le 360° Tour de A à Z (et plus si affinité) &#8211; part. 1</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 10:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sucking Staff</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Décembre est la période des bilans, best of, et autres bêtisiers. L&#8217;occasion de dresser notre désormais traditionnel abécédaire post-tournée. Première partie, de A à K.
A comme Aung San Suu Kyi
On aurait pu s’en moquer (certains d’entre nous ne s’en sont pas privés), et on ne sait toujours pas si cette mobilisation (forcée) a réellement eu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Décembre est la période des bilans, best of, et autres bêtisiers. L&#8217;occasion de dresser notre désormais traditionnel abécédaire post-tournée. Première partie, de A à K.<span id="more-1525"></span></p>
<h4>A comme Aung San Suu Kyi</h4>
<p>On aurait pu s’en moquer (certains d’entre nous ne s’en sont pas privés), et on ne sait toujours pas si cette mobilisation (forcée) a réellement eu un retentissement au-delà des frontières du concert, mais il faut admettre que l’initiative du groupe – relayée par U2.com – a évité à Walk On de tomber dans une banalité totale. L’hommage à l’opposante birmane, et la montée sur scène des « volunteers », ont à eux seuls permis de faire oublier la platitude dans laquelle s’est vautré ce morceau pourtant incontournable en 2001.</p>
<h4>A comme Actarus</h4>
<p>Rencontré au hasard d’un apéro la veille du premier concert parisien, Actarus est depuis devenu incontournable dans les commentaires de Sucking Rock And Roll. Malgré une remarque désobligeante de sa part en ce sublime et sinistre soir du 10 juillet (d’ailleurs on attend toujours que les mauvais payeurs de l’apéro fassent amende honorable), nous l’avons accueilli avec plaisir sur ce site, devenu désormais sa nouvelle maison, même si ses monologues flirtent souvent avec le paranormal. Et ce n’est pas Popelevation – feu roi du boot – qui dira le contraire.</p>
<h4>B comme Barcelone</h4>
<p>Qui n’aurait pas rêvé d’ouvrir une tournée au Camp Nou ? U2 l’a fait et n’a pas regretté cette (rare) prise de risque. Il fallait en effet avoir une sacrée confiance en soi pour commencer une tournée dans l’un des plus grands stades et devant l’un des publics les plus chauds d’Europe. Visiblement porté par un des albums les plus réussis et maitrisés de sa carrière, le groupe est arrivé en Catalogne sûr de son fait, parfaitement rôdé, et débordant d’envie. Malgré quelques approximations bien légitimes, U2 a livré deux énormes concerts à Barcelone, dans une ambiance inoubliable. Une vraie réussite !</p>
<h4>C comme Concept</h4>
<p>A l’annonce de la tournée, notre équipe a exprimé ses inquiétudes sur l’absence de concept et de lien apparent avec No Line On The Horizon. Le nom de la tournée, a priori trop générique, le logo totalement raté, et les premières représentations de la scène un peu douteuses nous ont rapidement fait craindre le pire. Trop rapidement. Car si U2 a tout misé sur sa scène démesurée, cela a suffit à former un concept. Comme le promettaient les discours vendeurs de Bono, le gigantisme de The Claw a réussi à créer une intimité entre le groupe et ses 80 000 spectateurs, tout en offrant un show à la mesure de l’événement. Et ce n’était pas gagné d’avance.</p>
<h4>D comme Drowning Man</h4>
<p>A entendre certains vieux fans en mal de sensations fortes, Drowning Man était le saint-graal de ce 360° Tour. Voire le plus grand titre de la carrière du groupe. Malgré des répétitions insistantes et courageuses lors des différents soundchecks, jamais il ne fut joué lors de la tournée, au grand dam de ceux qui le prédisaient avant chaque concert important et même Nice c’est dire leur état de désespoir. Le pire est qu’ils risquent de remettre ça en 2010. </p>
<h4>E comme Electrical Storm</h4>
<p>Quels ne furent pas nos frissons dans la queue devant le Camp Nou lorsque retentirent les polémiques clochettes des répétitions d’Electrical Storm ! Quatre minutes durant, tous les fans massés autour du stade ont observé un silence religieux pour se délecter de la première interprétation live de ce morceau. Même Pascal décrocha de l’espagnole qu’il s’apprêtait à ramoner, dans sa grande et belle tradition du « je me tape une meuf par concert, sauf en France bien sûr ». Dommage qu’au final cette chanson ne trouva pas l’alchimie espérée.</p>
<h4>F comme Fluo</h4>
<p>Un grand bravo à U2Fance pour l’initiative de ce projet, qui aurait pu donner une belle image du Stade de France. Mais une couleur sans doute trop fade et surtout des spectateurs un poil trop indisciplinés ont gâché l’effet escompté. Dommage…</p>
<h4>F comme Fez</h4>
<p>U2 a su rendre l’hommage que la ville marocaine méritait en n’envisageant jamais de s’y produire. Du U2 comme on l’aime.</p>
<h4>G comme Glasgow</h4>
<p>Ultime concert européen pour notre équipe dans la flamboyante ville de Glasgow,  et unique désillusion de la tournée. Vraisemblablement l’un des pires concerts de U2 auxquels nous ayons assistés, avec l’incontournable Nice 2005. Le groupe a semblé vouloir se préserver avant le broadcast de Sheffield, et a proposé un concert sans âme à la délicate population écossaise. La coupure son sur Walk On restera la principale attraction de la soirée.</p>
<h4>G comme Gros Blaireaux</h4>
<p>Ah ça ils sont venus en nombre les blaireaux aux concerts de U2. Ils sont partout les blaireaux à un concert de U2 : devant le stade, dans le stade, avant le concert, pendant le concert, après le concert. Ca s’échange des photos prises en 97 avec un jetable, ça porte des tshirts délavés et difformes avec Bono 87 en gros plan, ça boit son pastis à 11h du mat’, c’est sale et outrageusement boutonneux, ça porte badges et bandanas et, pire, ça peut même avoir l’accent du Nord. Pari gagné en 2009, U2 a officiellement réussi la jonction entre les amateurs de rock et les fans de Johnny. </p>
<h4>H comme Highlight</h4>
<p>Après Love And Peace Or Else en 2005, l’inattendu Crazy Tonight a pris cette année le flambeau de “highlight” de la tournée. Dans une version totalement revue et marquée d’une empreinte<em> dance</em> rappelant les grandes heures du PopMart Tour, ce morceau a fait danser les fans du monde entier et bouger Larry de son siège, ce qui n’est pas un mince exploit. On regrettera juste que U2 n’ait pas osé enchainer avec Discothèque qui paraissait approprié. Cela étant la transition avec Sunday a permis de donner un second souffle à cette vieillerie. Voilà qui confirme les propos de Pascal : « même une vieille poussiéreuse peut encore te faire prendre ton pied ».</p>
<h4>I comme ISS</h4>
<p>Surréaliste et rigolote le premier soir, totalement dénuée d’intérêt et de sens par la suite, la connexion avec la station spatiale internationale nous a laissé sceptique. Elle nous a même bien fait chier le soir du 11 juillet à Paris. Heureusement U2 s’est rapidement rendu compte de l’aspect superflu et plombant de cet intermède.</p>
<h4>K comme Kaiser Chiefs</h4>
<p>Ceux d’entre vous qui voulaient voir du rock au Stade de France en ont au moins eu lors des deux premières parties données par Kaiser Chiefs. Une énergie débordante qui parfois nous a fait regretter qu’elle ne soit pas toujours partagée par la tête d’affiche.</p>
<p><em>(à suivre)</em></p>
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		<title>En 2010 partez en vacances outre-Atlantique&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2009 05:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[U2 débarque aux Etats-Unis au début de l&#8217;été prochain. L&#8217;idée d&#8217;aller les voir là-bas vous a sans doute effleuré l&#8217;esprit. L&#8217;occasion idéale d&#8217;y greffer quelques jours de vacances. Ou l&#8217;inverse.
A l&#8217;heure où les billets sont déjà mis en vente, il vous faut vite choisir votre concert voire votre itinéraire. Pas facile 8 mois à l&#8217;avance! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>U2 débarque aux Etats-Unis au début de l&#8217;été prochain. L&#8217;idée d&#8217;aller les voir là-bas vous a sans doute effleuré l&#8217;esprit. L&#8217;occasion idéale d&#8217;y greffer quelques jours de vacances. Ou l&#8217;inverse.<span id="more-1453"></span></p>
<p>A l&#8217;heure où les billets sont déjà mis en vente, il vous faut vite choisir votre concert voire votre itinéraire. Pas facile 8 mois à l&#8217;avance! Une fois de plus Sucking Rock And Roll choie ses plus fidèles visiteurs et, rôdé aux expéditions outre-atlantiques, se transforme cette fois en agence en voyage afin de partager ses meilleurs conseils. Vous les avez peut-être déjà lus dans les différentes fiches concert, les voici enrichis dans un article à haute valeur ajoutée touristique! Et d&#8217;avance pardon pour cet écart (passionné) à notre ligne éditoriale habituelle. </p>
<h4>Anaheim, Californie &#8211; 6 juin</h4>
<p>Vous voulez aller voir U2 à Anaheim ? Nous vous recommandons évidemment un détour par Disneyland et Hollywood si vous aimez les parcs d’attraction et les artifices. Pour les amateurs de road-trip, prévoyez une semaine pour descendre vers le sud en direction des plages de Newport et de Laguna, puis continuez jusqu’à la douceur de La Jolla et de San Diego, et goutez aux folies mexicaines de Tijuana. Ensuite migrez vers le nord-est pour découvrir le parc national du Joshua Tree si cher aux fans de U2 depuis 1987, enchainez par les chaleurs suffocantes du désert des Mojaves et de la Vallée de la Mort, avant de sacrifier vos derniers dollars dans les casinos à Vegas.</p>
<p>Si vous avez une semaine supplémentaire, faîtes une boucle au départ de la capitale du jeu pour découvrir les paysages les plus touristiques de l&#8217;ouest américain : faîtes un stop au le parc national du Grand Canyon évidemment, parcourez en 4&#215;4 la piste de Monument Valley, naviguez sur le lac Powell, et enfin pratiquez la randonnée dans les parcs nationaux de Bryce Canyon et de Zion.</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-sandiego.jpg" alt=""/> <span>La <em>skyline</em> de San Diego vue de Coronado Island (&copy; <a href="http://www.dirtyday.com">Dirtyday.com</a>).</span></div>
<h4>Denver, Colorado &#8211; 12 juin</h4>
<p>Denver offre une remarquable opportunité pour ceux d&#8217;entre vous qui aiment la nature et les grands espaces. Nous vous proposons un road-trip inoubliable dans les parcs nationaux de l’Utah et du Colorado, et une fin en apothéose avec U2 dans le sublime stade de Denver.</p>
<p>L&#8217;itinéraire idéal (compter 2 semaines minimum) partirait de Salt Lake City (ou de Las Vegas), s&#8217;arrêterait dans les parcs nationaux de Zion et de Bryce Canyon, pour rejoindre Moab par la très spectaculaire SR 12 et les paysages sauvages de Capitol Reef. De Moab, découvrez quelques-unes des 2000 arches naturelles du parc national des Arches et passez une journée entre le parc national de Canyonlands et la Colorado River à Dead Horse Point. Traversez ensuite les La Sal Mountains en direction de l&#8217;état du Colorado et de Durango, et marchez dans les dunes du parc national de Great Sand Dunes. Remontez à Denver, profitez du parc national des Rocky Mountains, de la ville, et bien sûr de U2.</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-route12.jpg" alt=""/> <span>Sur la route 12 vers Henrieville, Utah (&copy; <a href="http://www.dirtyday.com">Dirtyday.com</a>).</span></div>
<h4>Oakland, Californie &#8211; 16 juin</h4>
<p>Oakland ne présente que peu d’intérêt, mais San Francisco – sa ville voisine – est sans doute la plus belle ville de Californie. Le pont du Golden Gate, Sausalito, Chinatown, Union Square, Fisherman’s Warf, Alcatraz, les <em>cable-cars</em>, ou encore le SF MOMA sont tant d’endroits incontournables.</p>
<p>Et si vous voulez bouger un peu, un petit road-trip d&#8217;une dizaine de jours vous permettra de visiter la région des vins au nord de la ville, puis de vous évader vers le paradis de Lake Tahoe. Continuez vers le sud jusqu&#8217;à la ville fantôme de Bodie, rejoignez le parc national de Yosemite par le Tioga Pass et campez-y deux ou trois nuits pour profiter des cascades et des randonnées superbes dont recèle le parc (et des ours si vous avez un peu de chance). Contournez ensuite la Sierra Nevada par le sud pour atteindre la Vallée de la Mort, passez une nuit à Stovepipe Wells au milieu de nulle part, les yeux rivés sur le spectacle d&#8217;un ciel étoilé comme vous ne l&#8217;aurez jamais vu. Terminez à Las Vegas.</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-sanfrancisco.jpg" alt=""/> <span>Le Golden Gate Bridge de San Francisco vu de Baker Beach (&copy; <a href="http://www.flickr.com/photos/liquidmoonlightcom/3231030570/">Darvin Atkeson</a>).</span></div>
<h4>Seattle, Washington &#8211; 20 juin</h4>
<p>Seattle est une ville très agréable nichée au pied des montagnes et contrairement à la légende il n’y pleut pas plus qu’ailleurs, et même moins qu&#8217;à New York! Les alentours de la ville recèlent de merveilles telles que les parcs nationaux de North Cascades, d’Olympic, et de Mount Rainier.</p>
<p>Pour les plus courageux, un road-trip absolument brillant d&#8217;une grosse quinzaine de jours au départ de Seattle pourrait vous conduire dans le nord-ouest canadien via Vancouver et les parcs nationaux de Jasper et de Banff. Ces deux parcs des Montagnes Rocheuses canadiennes se jouxtent et constituent l&#8217;un des plus beaux sites naturels du pays. Descendez ensuite dans le Montana pour visiter le parc national de Glacier, puis dans le Wyoming (parcs nationaux de Yellowstone et de Grand Teton), pour terminer en Utah à Salt Lake City.</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-banff.jpg" alt=""/> <span>Le parc national de Banff en Alberta (Canada) (&copy; <a href="http://www.flickr.com/photos/rasone/1453143735/">Jesse Estes</a>).</span></div>
<h4>Edmonton, Alberta (Canada) &#8211; 23 juin</h4>
<p>Si vous allez voir U2 à Edmonton, prévoyez un parcours &laquo;&nbsp;montagne&raquo;&nbsp; d&#8217;une quinzaine de jours très proche de ce que vous pourriez faire depuis Seattle. Faîtes un crochet par les parcs nationaux de Jasper et Banff, situés dans la région. Poursuivez par Calgary et descendez ensuite aux Etats-Unis : dans le Montana pour profiter du dépaysement de ses vallées agricoles et du parc national de Glacier. Continuez ensuite dans le Wyoming pour y découvrir les parcs nationaux de Yellowstone (premier parc national créé aux Etats-Unis) et de Grand Teton. Terminez par Salt Lake City.</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-montana.jpg" alt=""/> <span>Paysage agricole du Montana, près de Absarokee (&copy; <a href="http://www.flickr.com/photos/babsphotosecosse/2955458366/">PhotosEcosse</a>).</span></div>
<h4>East Lansing, Michigan &#8211; 30 juin</h4>
<p>Seule ville sans intérêt de la future tournée américaine, nous vous déconseillons de passer vos vacances à East Lansing, sous peine de vous emmerder royalement !</p>
<h4>Toronto, Ontario (Canada) &#8211; 3 juillet</h4>
<p>Toronto, bâtie sur les berges du lac Ontario, est sans doute la ville la plus agréable du Canada. Profitez de la vue panoramique à 500 mètres de haut de la CN Tower, prenez le ferry pour une balade dans les Toronto Islands (et prenez en photo la <em>skyline</em> de la ville à la nuit tombante), flânez et humez les odeurs dans St Lawrence Market, ou profitez simplement de la vie nocturne animée de la ville. Et si vous avez une voiture, longez l’Ontario jusqu’aux chutes du Niagara situées à 1h30 de route.</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-toronto.jpg" alt=""/> <span>La <em>skyline</em> de Toronto vue de Ward&#8217;s Island (&copy; <a href="http://www.dirtyday.com">Dirtyday.com</a>).</span></div>
<h4>Chicago, Illinois &#8211; 6 juillet</h4>
<p>Si vous n&#8217;avez qu&#8217;une semaine, optez pour Chicago… Passez-y 4 à 5 jours pour découvrir les charmes de la ville. Construite à un endroit stratégique pour relier le lac Michigan et le Mississippi (via un canal), Chicago est devenue la principale ville du Midwest et est aujourd’hui la 3ème ville des Etats-Unis. Célèbre pour son architecture (Ecole de Chicago) et pour son passé tumultueux lors de la prohibition notamment, la ville est devenue l’une des plus agréables du pays. Son centre-ville est un genre de mini-Manhattan bâti autour de la Chicago River, entouré de deux grandes plages donnant sur le lac et de nombreux parcs devenus de vrais havres de paix (Grant Park, Millennium Park, Oak Park, etc). Le quartier de Magnificent Mile est quant à lui le paradis du shopping (bon courage pour trouver le magasin Abercrombie) et vous permettra de monter en haut du John Hancok Center pour un point de vue panoramique à couper le souffle (en cherchant un peu côté sud vous verrez le Soldier Field et la pointe de The Claw).</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-chicago.jpg" alt=""/> <span>Coucher de soleil quelque part dans West Madison Street, Chicago (&copy; <a href="http://www.dirtyday.com">Dirtyday.com</a>).</span></div>
<h4>Miami, Floride &#8211; 9 juillet</h4>
<p>Juillet n’est pas la meilleure période pour visiter la Floride car la combinaison de chaleur et de l’humidité peut y être parfois très désagréable. Les orages à cette période de l’année y sont également fréquents. Par contre c’est la meilleure période pour faire de bonnes affaires dans les hôtel ! Si vous allez y voir U2, passez-y au moins une semaine, et profitez-en pour découvrir les plaisirs variés que peuvent réserver la Floride : les plages de Miami ou de Palm Beach (si vous aimez les femmes siliconées ou les hommes body-buildés), Orlando et ses parcs d’attraction, la route des Keys (inévitable) et ses eaux transparentes jusqu&#8217;à Key West, et le parc national des Everglades. Naturel ou artificiel, la Floride en offrira pour tous les gouts.</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-miami.jpg" alt=""/> <span>Les plages de Miami peuvent parfois réserver de belles surprises !</span></div>
<h4>Philadelphie, Pennsylvanie &#8211; 12 juillet</h4>
<p>Si vous cherchez un voyage plus cérébral, attardez vous 3 ou 4 jours à Philaldephie, qui compte parmi les villes américaines possédant le plus grand patrimoine culturel. La ville, ancienne capitale des Etats-Unis, est un foyer artistique majeur et possède un grand nombre de musées et de monuments de toutes les époques. Parmi eux l’Independence Hall, où fut signée la déclaration d’indépendance américaine, l’Hotel de Ville dont la tour est mondialement connue, ou encore le Museum Of Art. Quittez ensuite la ville pour visiter les autres villes du nord-est : Washington est à moins de 3h de route vers le sud, et New York est accessible au nord en 1h de train. Le must : prévoyez une grosse semaine et terminez votre séjour par le <a href="http://www.suckingrockandroll.com/concerts/19-07-2010-east-rutherford-nj-new-meadowlands-stadium/1446/">concert de U2 à East Rutherford</a>.</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-philadelphie.jpg" alt=""/> <span>L&#8217;architecture variée de Philadelphie, à gauche la tour du City Hall (&copy; <a href="http://www.flickr.com/photos/mroosa/3822035554/">Mroosa07</a>).</span></div>
<h4>Montreal, Québec (Canada) &#8211; 16 juillet</h4>
<p>Si vous allez voir U2 à Montreal, restez-y 4 à 5 jours. Vous pourrez y vivre au rythme de nos cousins francophones. Louer un vélo est indispensable pour découvrir la ville grâce à ses 650 km de piste cyclable : grimpez le Mont-Royal si vous avez de bons mollets, profitez de la vue sur la ville, et d’une après-midi ensoleillée au bord du lac aux Castors. A moins que vous ne préféreriez pédaler le long du Canal de Lachine ? Si votre truc c’est le shopping, remontez donc la rue Sainte-Catherine et terminez la journée par une bonne Poutine, même en été ça se mange bien. Et pour la vie nocturne, ne manquez pas de vous arrêter aux Foufounes Electriques, un bar qu’on n’oublie pas. Prolongez votre séjour par une découverte de la ville de Québec et de ses environs via la rive sud du Saint Laurent, ou bien descendez jusqu&#8217;à Kingston au bord du lac Ontario pour découvrir la région des Mille Iles.</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-thousandislands.jpg" alt=""/> <span>Vue aérienne partielle de l&#8217;archipel des Mille-Iles dans le fleuve Saint-Laurent (&copy; <a href="http://www.1000islandsphotoart.com/">Ian Coristine</a>).</span></div>
<h4>New York &#8211; 19 juillet</h4>
<p>Aller voir U2 à New York sera l’un des musts de votre carrière de fan, l’immersion dans une ville au parfum unique, enivrant, et dont vous tomberez fatalement amoureux. Manhattan possède tellement de centres d’intérêt ou d’activité qu’il serait insultant de prétendre les résumer ici. Que vous restiez 3 ou 10 jours, vous ne vous ennuierez jamais. Profitez du dimanche après-midi, la veille du concert, pour buller dans Central Park au milieu de joggers, des amateurs de softball, des rollers et des filles canons. Le soir choisissez un point de vue panoramique, en haut de l’Empire State ou du GE Building sur Rockefeller Plaza. Ou bien faîtes la fête dans un des quelques bars / clubs branchés cachés au sommet des buildings de la 5ème avenue. Le lendemain du concert, détendez-vous et essayer de rattraper quelques balles de baseball à l’Hudson River Park, traversez le pont de Brooklyn jusqu’à l’Empire Fulton Ferry State Park où U2 donna un concert gratuit en 2004, ou bien faîtes un pèlerinage du côté du Madison Square Garden. Et le midi n’oubliez pas de déjeuner dans un Deli !</p>
<div class="illustr" style="width:612px;margin:10px 0 30px 0;"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/10/guide-ny.jpg" alt=""/> <span>Un classique : Midtown Manhattan vu de l&#8217;Empire State Building (&copy; <a href="http://www.dirtyday.com">Dirtyday.com</a>).</span></div>
<p>En conclusion, vous n&#8217;avez que l&#8217;embarras du choix pour aller voir U2 en Amérique du Nord et y passer des vacances inoubliables. Que vous cherchiez la nature, les grandes villes démesurées, les plages de rêve, ou un peu d&#8217;enrichissement culturel, vous n&#8217;avez qu&#8217;à piocher dans le concert le plus proche de vos attentes. Et oui, Live Nation pense à tout !</p>
<p>Dans tous les cas, n&#8217;hésitez pas, franchissez l&#8217;Atlantique. Contrairement à cette année, il se pourrait bien que ce soit l&#8217;endroit où voir U2 l&#8217;année prochaine.</p>
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		<title>Lundi, 4h15, Youtube, et Los Angeles&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 20:39:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bouba pour Sucking</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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Lundi, 4h15, mon réveil sonne&#8230; Pour rien au monde je ne veux rater l&#8217;évènement mondial qu&#8217;est le concert de U2 à Los angeles. C&#8217;est avec pas mal de réserves que je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le concert de Los Angeles, diffusé sur Internet lundi matin a pas mal été décrié ici. Bouba, fidèle visiteur du site, vous livre ses impressions&#8230;</em><span id="more-1449"></span></p>
<p>Lundi, 4h15, mon réveil sonne&#8230; Pour rien au monde je ne veux rater l&#8217;évènement mondial qu&#8217;est le concert de U2 à Los angeles. C&#8217;est avec pas mal de réserves que je lance Youtube: la connexion va-t-elle suivre ? Quelle setlist va proposer le groupe ? Vont-ils se lâcher ou jouer comme des robots ?</p>
<p>Une grande tasse de café et je me dis : Los Angeles, Californie ambiance caliente&#8230; et non c&#8217;est oublier que le public US est très très mou, ça ne fait que dix ans d&#8217;un coté que les concerts ne sont pas &laquo;&nbsp;seats&raquo;&nbsp; en fosse. J&#8217;invite tout le monde à regarder un concert de U2 au Brésil ou en Argentine, même nous européens sanguins sommes impuissants comparés à eux. La connexion en revanche est impeccable un grand bravo pour offrir une telle fluidité pendant 2h malgré la retransmission dans 16 pays!</p>
<p>Le problème est pour moi la trop fluide performance du groupe. Je comprends mieux pourquoi je ne regarde jamais les DVD officiels et plutôt les réalisations amateures. U2 au Rose Bowl fut un U2 version fade, un groupe cherchant la perfection dans le geste, la posture, la manière de chanter&#8230; tout était calculé, tout était travaillé. C&#8217;était un concert pour le grand public et non pour les fans habitués aux &laquo;&nbsp;impros&raquo;&nbsp; aussi rares soient-elles, habitués aux déchirages made in Bono, aux couacs d&#8217;Edge, à l&#8217;attitude de boxeur de Bono. Bref U2 ça se vit, ça ne se regarde pas. Hormis Slane, le problème de ces réalisations officielles (Chicago, Milan, Boston, et même Sydney 93 qui est fade comparé aux autres concerts de la tournée), c&#8217;est que ça se regarde dans son canapé en mangeant des popcorns, alors que quand je me mets Buenos Aires 2006, Washington 92, Santiago 97&#8230; je suis debout le son a fond en train de vivre le show.</p>
<p>U2 veut toucher le grand public, l&#8217;association &laquo;&nbsp;<em>mcnationberry</em>&raquo;&nbsp; est la pour générer du business : les ventes de l&#8217;album aux States, qui ne sont pas très flatteuses, n&#8217;incitent pas le groupe à prendre des risques, d&#8217;où le remaniement du set et la performance très lisse histoire de ne vexer ou ne choquer personne. Pour être honnête, j&#8217;ai baillé plusieurs fois, je prédisais les futurs phrases de Bono, No Line m&#8217;a paru insignifiante, Crazy Tonight &#8211; le point d&#8217;orgue de cette tournée &#8211; a été joué tel un bon vieux morceau de Pop sans saveur, One m&#8217;a complétement assommé, et WOWY m&#8217;a permis de retourner me coucher. <em>&laquo;&nbsp;Live Nation, Blackberry, all of them help us to build our dream&#8230;&raquo;&nbsp;</em>, combien de fois ai-je entendu cette phrase&#8230; <em>&laquo;&nbsp;thank you for giving us a great life&raquo;&nbsp;</em>.</p>
<p>J&#8217;ai l impression que le groupe se lasse de plus en plus vite , les tournées deviennent rapidement en pilotage automatique, à Los Angeles U2 a récité sa poésie par cœur devant 5 continents. A Barcelone le 30 juin U2 avait commencé avec rage sa tournée. A Sheffield U2 avait dynamité la radio. A Cardiff U2 avait quitté l&#8217;Europe après deux mois de haute voltige. Là U2 a terminé sans envie son leg américain en nous préparant un beau DVD pour Noël, travaillé et retouché, et que j&#8217;achèterai histoire de, mais que je ne regarderai qu&#8217;une seule fois, lui préférant déjà 2-3 concerts de cette même tournée multicam amateurs&#8230;. Ce sont ces réalisations qui me permettent de voir le U2 que j&#8217;aime depuis plus de 15 ans maintenant.</p>
<p>Un grand bravo quand même pour cette initiative, à Youtube pour avoir retransmis en direct mondial mon groupe certes préféré, mais qui fut en dessous de sa valeur scénique. Au passage j&#8217;imagine Bono s&#8217;écrirer au Stade de France l&#8217;année prochaine <em>&laquo;&nbsp;Viva Deutschland&raquo;&nbsp;</em> pendant Vertigo (clin d&#8217;oeil à <em>&laquo;&nbsp;Viva Mexico&raquo;&nbsp;</em>!!).</p>
<p><em>Un grand merci à Bouba!<br />
Et si vous souhaitez vous aussi publier votre contribution sur Sucking Rock And Roll, rendez-vous sur notre <a href="http://www.suckingrockandroll.com/contact/">page contact</a>.</em></p>
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		<title>U2 à Chicago, une toute autre histoire</title>
		<link>http://www.suckingrockandroll.com/analyses-humeurs/u2-a-chicago-une-toute-autre-histoire/1376/</link>
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		<pubDate>Fri, 25 Sep 2009 21:33:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[U2360]]></category>

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		<description><![CDATA[On se l’était dit en 2005 : la prochaine fois on irait à Chicago. Une ville que nous ne connaissions pas et dans laquelle U2 donnait toujours des concerts hors-normes.
Une vieille promesse
Quatre ans plus tard, on se devait de tenir parole. Heureux hasard, Chicago est choisie comme ville d’ouverture pour la tournée américaine. Après Barcelone [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On se l’était dit en 2005 : la prochaine fois on irait à Chicago. Une ville que nous ne connaissions pas et dans laquelle U2 donnait toujours des concerts hors-normes.<span id="more-1376"></span></p>
<h4>Une vieille promesse</h4>
<p>Quatre ans plus tard, on se devait de tenir parole. Heureux hasard, Chicago est choisie comme ville d’ouverture pour la tournée américaine. Après Barcelone en Europe, U2 n’a pas choisi la facilité et commence d’entrée par du très lourd. Nos places de concert achetées, Cyril ne peut finalement plus venir, un problème de date un peu malchanceux. Pas grave, je pars quand même. Deux semaines de vacances dans l’ouest pour profiter de quelques parcs nationaux moins connus que je n’avais pas encore visités, et un final sur les bords du lac Michigan. Cinq jours pour voir U2, retrouver mon autre acolyte – Pascal –, et découvrir cette ville pionnière de l’architecture contemporaine.</p>
<p>La ville est superbe et agréable, imaginée autour du lac et de nombreux parcs, le temps est absolument parfait, le dollar n’est pas cher et la CB brûle les doigts. U2 est partout à la radio, et tout commence vraiment le vendredi après-midi quand nous montons à l’observatoire du John Hancock Center. Ici, à près de 350 mètres de hauteur, le panorama sur <em>downtown</em> est inoubliable. Et là au loin entre deux buildings  on distingue le stade, le Soldier Field, et cette flèche orange qui pointe dans le ciel. On y est, U2 est bien là, tout comme cette fameuse excitation qui revient à chaque fois.</p>
<h4>Triste France</h4>
<p>J’avais évidemment trouvé scandaleuse l’organisation des concerts de U2 au Stade de France, mais passer deux jours autour du Soldier Field a méchamment enfoncé le clou. On devrait manifestement s’adresser aux architectes américains quand il s’agit d’imaginer des bâtiments de l’ampleur d’un stade ou lorsqu’on conçoit nos plans d’urbanisme.</p>
<div class="illustr left"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/09/claw-chicago2.jpg" alt=""/> <span>Le Soldier Field quelques heures avant U2.</span></div>
<p>A Chicago quand on construit un stade, on le fait au milieu d’un parc, au bord du lac, et on prévoit de multiples allées entourées d’arbres et d’herbe pour que les gens puissent faire la queue confortablement.</p>
<p>A Chicago quand on organise un concert, on prévoit des toilettes en grand nombre, on s’arrange pour prévoir des activités pour occuper le public (même si celles-ci sont sponsorisées par Guinness, au moins elles existent), et on embauche même des gens pour s’occuper des files d’attente. Devrais-je dire de LA file d’attente, car ici on sait organiser une queue unique pour la fosse sans que cela ne dégénère en champ de bataille. Un cordon pour délimiter la zone d’attente, une surveillance pour éviter que des resquilleurs ne doublent tout le monde à dix minutes du moment fatidique, une ouverture par vague pour que les gens se dirigent tranquillement et sans courir dans le stade, ce n&#8217;est que du bon sens et du respect.</p>
<p>Il va sans dire qu&#8217;on se sent mieux que le long de l’autoroute à Saint-Denis. Et plus important encore : on a ici la place qu’on mérite dans la fosse. Bref, ce qui me semblait être simplement la normalité se révèle exceptionnel quand on vient d’un pays où l’incompétence et la suffisance régissent tout.</p>
<h4>U2 frileux mais bien présent le premier soir</h4>
<p>Aussi c’est sans la sensation d’avoir perdu sa journée et de s’être fait enfler par 5000 personnes qu’on accueille le groupe sur scène. Ça aussi, c’était une nouveauté pour moi cette année. Collé à la barrière de la fosse principale, légèrement décalé entre Bono et Adam, la place était parfaite pour profiter de ce premier concert. « Un concert d’ouverture », comme l’annonça Bono en début de show. Oui, une nouvelle tournée commençait ici à Chicago, dans le pays d’adoption du groupe. La pression était là, palpable, et U2 sans doute frileux préféra assurer. Un set standard, sans surprise, mais avec une fougue digne de l’Amérique, ce continent dans lequel les irlandais se métamorphosent à chaque tournée.</p>
<div class="illustr right"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/09/claw-chicago3.jpg" alt=""/> <span>&#8216;Streets&#8217; fait toujours tourner les têtes.</span></div>
<p>J’avais quitté un groupe robotisé et sans âme à Glasgow, j’ai retrouvé des êtres humains et une vraie sensibilité à Chicago. Ce n’était pas la première fois que je voyais U2 outre-Atlantique, je n’étais donc pas surpris de revoir enfin leurs vrais visages.</p>
<p>Le fan blasé que je suis venait ici pour ça, pour les frissons sur un « No Line » enfin repris en cœur par le public, sur un « Boots » bizarrement toujours affublé de son hymne européen en intro, sur un « Beautiful Day » toujours chéri par les américains, ou sur ce « Vertigo » de folie, sans doute le point culminant du concert. Ou pour les larmes aux yeux sur l’intro de « Haven’t Found » lorsque Bono présenta le reste du groupe. Un petit speech plein de complicité, d’humour, de passion, ou d’autodérision quand le chanteur se vanne lui-même à propos de son humilité naturelle. Les « Paris mon amour » du Stade de France sonnent cruellement fades et creux à côté de ces instants là. Des moments de plaisir simples et tellement contagieux qu’ils m’arrachèrent des larmes durant le reste de la chanson. Chialer sur « Haven’t Found » à mon vingt-deuxième concert de U2, c’est bien le signe que je suis définitivement foutu.</p>
<p>Et puis vint « Bad », inattendu et tellement bon. Mon premier cette année. Un titre qui aurait sa place plus souvent dans la setlist, alterné avec un « Pride » ou un « Sunday », tous deux usés jusqu’à la corde. C’était la cerise sur le gâteau d’un concert enthousiasmant, vécu à fond et sans arrière-goût.</p>
<h4>Un second soir en forme de coup de pied au cul</h4>
<p>Enthousiasmant oui, mais en fans expérimentés que nous sommes, nous savions que U2 en avait gardé sous la semelle et que le concert du lendemain pouvait valoir le coup d’œil. Même les répétitions de l’après-midi laissaient entrevoir de bonnes nouvelles. Installés en tribune, remarquablement placés, et avec le reflex dans le sac, le concert s’annonçait sous les meilleurs auspices. Mais rien n’est jamais sûr avec U2, et quand ils enchainèrent « Haven’t Found » à « Beautiful Day », on crut bien l’espace de quelques minutes être tombé dans une entourloupe fumeuse à la Paris 2005. Vous savez, le coup du « super le concert d’hier était vraiment génial, du coup on vous fait un concert au rabais ce soir pour vous remercier, merci vous êtes géniaux, on vous aime, on reviendra ».</p>
<div class="illustr right"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/09/claw-chicago4.jpg" alt=""/> <span>Until The End Of The World et ses flashs lumineux.</span></div>
<p>Honte à moi d’avoir pensé retomber dans ces travers. Ici c’est l’Amérique, on bouge la setlist, on mélange les titres, on vous balance « Your Blue Room »  jamais jouée en concert jusqu’ici, on vous met du « Until » après « Unknown Caller », un petit « Stay » en acoustique à la pointe du <em>catwalk</em>, on a même les couilles de vous virer « Pride », et si ça vous suffit pas on vous change l’intro de « Streets » avec une transition sur « Amazing Grace » absolument <em>amazing</em>, c’est le mot.</p>
<p>Que dire de Bono qui en profita pour mettre le paquet, haranguant la foule, et s’offrant deux tours complets de la scène en courant. Ah ça fatigue mais qu’est-ce que c’est bon ! Même ce sacré Pascal a kiffé comme un néophyte, se retournant vers moi sur « Magnificent » en bredouillant ému « ils déchirent tout ce soir ». Et oui, c’est l’Amérique mon cher Pascal.</p>
<p>Ce second concert restera vraisemblablement comme l’un de mes meilleurs souvenirs de la tournée, principalement parce que j’avais devant moi le U2 que j’aime. Celui qui se défonce et qui ne se contente pas d’assurer ses standards pour le grand public. Le sentiment qui m’habite est un peu le même qu’en 2005 quand, blasé par mes concerts européens, j’avais fait un voyage new-yorkais jusqu’au Madison Square Garden. J’y avais pris une grosse claque, comme si j’avais vu un autre groupe sur scène, un groupe qui semblait avoir encore quelque chose à prouver. Les mêmes ingrédients étaient réunis cette année à Chicago. Bono l’a dit à demi-mot durant le concert : le peuple irlandais aime à penser qu’il a ne serait-ce que contribué au gigantisme des villes américaines et à leur <em>skyline</em> majestueuse. Une vision simpliste mais envieuse de ce pays qui a peut-être sa part d’explication dans la prépondérance que U2 semble octroyer au public américain.</p>
<p>Dans tous les cas, si je ne suis pas certain d’avoir vraiment envie de revoir U2 au Stade de France, il ne fait aucun doute que je retournerai les voir aux Etats-Unis. Et si ce n’est pas l’année prochaine ce sera dans quatre ans.</p>
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		<title>Un premier bilan du U2 360° Tour</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 06:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Popelevation pour Sucking</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Trois mois et vingt-quatre dates plus tard, U2 termine son leg européen. Commencé à Barcelone et achevé à Cardiff, ce début de tournée mondiale a connu des fortunes diverses quant à sa fréquentation. Là ou il n’aura fallu que deux fois deux heures pour égoutter les 186 544 tickets du stade de France (record officiel), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Trois mois et vingt-quatre dates plus tard, U2 termine son leg européen. Commencé à Barcelone et achevé à Cardiff, ce début de tournée mondiale a connu des fortunes diverses quant à sa fréquentation. <span id="more-1355"></span>Là ou il n’aura fallu que deux fois deux heures pour égoutter les 186 544 tickets du stade de France (record officiel), la deuxième date de Wembley a eu quelque peu le ventre vide. Doit-on s’en inquiéter ? Pas du tout, U2 a pour cette tournée joué sur une configuration scénique permettant 20% de remplissage supplémentaire. Aussi, souvenons nous qu’en 1993, apogée du groupe, les stades n’étaient pas toujours remplis. Pas vraiment d’inquiétude donc à avoir sur le bilan commercial de cette tournée, mais qu’en est-il vraiment du bilan artistique ? Quelles peuvent êtres les sources de satisfaction et d’insatisfaction pour nous les fans qui les suivons à chaque tournée, et parfois même, plusieurs fois par tournée ?</p>
<h4>La baudruche U2</h4>
<p>McGuiness et Bono, c’est un peu comme les tours operators de la Méditerranée. On vous promet l’hôtel 4 étoiles, le calme, la vue sur la mer et la plage à 200 mètres. Résultat, vous vous retrouvez dans un bunker avec draps sales et vue sur la grue de chantier, le tout dans un concerto de marteaux piqueurs. Oui, U2 nous promet les dernières technologies, le jamais vu, le « best tour ever » ou encore le « something special ». On se fait toujours avoir mais on continue à y croire à chaque tournée. C’est sûrement ça aussi être fan. </p>
<p>Cela étant, certains fans n’ont même pas eu la chance de se faire avoir. Vingt quatre misérables petites dates pour ce leg européen. Pire, des pays fidèles oubliés. La Belgique, pourtant historique terre d’accueil, l’Europe du Nord ou encore le Portugal. Sans parler de l’incohérence géographique de la tournée : deux concerts à Barcelone, aucun à Madrid ou dans le Sud de l’Espagne. Le choix des infrastructures est également critiquable. Ainsi, Nice ou encore Dublin (le fils du cordonnier étant toujours le plus mal chaussé) n’ont pas pu profiter du concept central de la tournée : le show en 360°. On n&#8217;est franchement pas loin de l’amateurisme…Voilà ce qui arrive quand on sous-traite chaque tournée un peu plus. Bientôt, Bono aura un nègre pour ses chansons (déjà qu’il a pris The Edge pour son numéro de ventriloquie sur les falsettos). Cela dit, je lui conseillerais plutôt d’investir en premier dans un souffleur tant les oublis de paroles en Europe furent nombreux. Pour le coup, ce ne serait pas un emploi fictif, contrairement aux deux techniciens et leurs ridicules petites télécommandes près des inutiles ponts mobiles.</p>
<p>D’un groupe de 30 ans qui n’a plus rien à prouver, on attend qu’ils ressortent certains titres des cartons. Mieux, on en attend qu’il les revisite. Depuis 2001, U2 s’est fait maître dans le « titre jachère ». Comprenez par là un titre joué et rejoué lors d’une tournée précédente puis non joué pendant un moment, avant d’être resservi pour la nouvelle tournée. C’est vrai que c’est toujours avec un certain plaisir de réentendre des titres que l’on pensait disparus, mais n’est-ce pas mieux de les réentendre quelque peu revisités ? Quel plaisir d’avoir entendu en 2001 cette magnifique version de The Fly ou encore ce plus brut Zoo Station en 2005 ! Pour le U2360, on a certes eu droit à ce titre adoré par beaucoup de fans – Ultraviolet – mais dans une version plus molle, presque jouée sans plaisir certains soirs. S’il n’y avait pas tout le visuel accompagnant ce titre (veste à néons, idée géniale du micro balançoire, etc.), il serait presque passé inaperçu. Précisément, c’est le cas de ce cynique Walk On accompagnant la montée sur scène des enfants Blackberry dont le summum de l’obscénité a été atteint à Cardiff. Là-bas, l’enfant face au public et aux photographes arborait fièrement un beau sac Blackberry (assorti au masque d’Aung San Suu Kyi sur la tête, c’est du plus bel effet). De plus, une mauvaise idée chez U2 étant systématiquement accompagnée d’une autre mauvaise idée, Walk On a amené dans la setlist le funèbre MLK.</p>
<h4>Un petit tour du côté de la setlist</h4>
<p>La vraie satisfaction c’est d’abord le rendu scénique de No Line On The Horizon, qui s’avère être un des meilleurs albums du groupe pour le live. Aucun titre ne souffre de carences en live ; à ma connaissance, c’est la première fois au sein d’un même album. Sans évoquer Pop, on se souvient de Who’s Gonna Ride Your Wild Horses en 1992 qui peinait à se libérer et qui a finalement été abandonné ; on se souvient aussi en 2001 de Stuck In a Moment qui était tenu à bout de bras par des bandes pré-enregistrées ou de Walk On qui s’est cherché une âme pendant près de trois mois (trouvée finalement grâce au solo de piano du génial Terry Lawless) ; ou encore de Yahweh ou Original Of The Species qui n’ont pas ou peu connu les joies de l’électrique en 2005.<br />
Non, No Line On The Horizon a un excellent rendu. La preuve en est que très tôt dans la tournée, on a eu des concerts parfaitement maîtrisés (il n’y a qu’à écouter Berlin, pourtant huitième concert seulement de la tournée, pour s’en apercevoir). Ce potentiel live, U2 l’a de toute façon vu puisqu’ils n’ont pas hésité à démarrer le show par quatre nouveaux titres. Même si Breathe n’est à mon sens pas le meilleur titre de start-up. Et pour cause, c’est une sorte de Gone, une chanson intense, énergique mais lente et pas du tout bâtie pour lever un stade dès ses premières secondes. D’ailleurs, c’est souvent No Line On The Horizon et surtout Get On Your Boots qui lançaient le concert. C’est d’ailleurs précisément ce dernier titre qui pour moi avait sa place en premier sur la setlist. Il aurait permis l’entrée du groupe sous un vrai visuel (testé et approuvé lors de la tournée promotionnelle), nous épargnant ainsi cette triste coupure entre David Bowie et le solo de batterie de Larry.</p>
<p>Concernant les standards historiques, si l’on peut se réjouir de la disparition de Bullet The Blue Sky et de celle (relative certes) de New Year’s Day, on peut également se féliciter de l’interprétation 2009 de Sunday Bloody Sunday. Sans aucun bouleversement majeur, la chanson reprend un second souffle, particulièrement grâce au couplet de freestyle rageur que fait Bono avant le refrain final. Where The Streets Have No Name est tombé dans la facilité malheureusement, mais la recette marche toujours autant : écran rouge, lumières blanches et action, roll camera, que cet hymne de U2 soit bâclé par Bono, les fans s’en foutent et apprécient l’instant présent ! Après l’avoir chanté en 1987, liturgié en 1992-93, fredonné en 1997 et chantonné en 2001 et 2005, voici que Bono chuchotte désormais With Or Without You. Il faut que ce pauvre homme prenne conscience qu’il ne peut plus la chanter. On dirait un vieux boxeur ruiné de 40 ans, gras comme un cochon de lait, qui veut remonter sur le ring pour un dernier combat.<br />
Finalement, la vraie bonne idée c’est I’ll Go Crazy If I Don&#8217;t Go Crazy Tonight. Si le groupe hésitait entre une version pop et une version rock pour le live (comme on a pu le voir lors de la tournée promotionnelle), c’est finalement une version dance qui sera retenue. Définitivement le hightlight de la tournée. Le seul regret c’est qu’on nous retire le pain de la bouche à la fin du titre quand on s’attend tous à recevoir Discothèque dans les oreilles ! Aïe, ça fait mal d’en reparler aujourd’hui encore…Pour le reste, Beautiful Day a pris un peu de botox, Mysterious Ways s’est fait liposucer tout son groove et rajouter des implants rock et funk pour réveiller un stade. Enfin, le tempo de Vertigo a intelligemment été accéléré. Ce n’est pas la révolution mais ça sent déjà un peu moins la poussière.</p>
<h4>Qu’espérer pour la suite de la tournée ?</h4>
<p>Si je devais résumer ma pensée en deux mots, je dirais évidemment comme nous tous : Stand Up ! Mais je n’y crois pas trop, pourtant, je l’entends véritablement comme un titre taillé pour le live. Non, il est fort à parier que la suite de la tournée ne subisse pas de trop gros bouleversements. Je pense que Elevation s’installera et que Your Blue Room (répétée depuis Wembley) apparaîtra suite à une connexion avec les gars de l’ISS, dont c’est la chanson préférée. Le tout sur un gentil DVD enregistré au Giants Stadium de New York et qui sortira pour les fêtes de Noël. Plaisanterie mise de côté, au-delà des titres joués ou pas joués, ce qu’on espère tous ici, c’est que le groupe revienne en Europe l’été prochain pour terminer le travail. Mais il se murmure que cela soit conditionné à la seule sortie d’un nouvel album, ce n’est donc pas gagné…</p>
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		<title>Une traversée européenne au son de U2</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 19:26:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bouba pour Sucking</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[360°, un nom qui pose beaucoup de questions : tournée best-of ou pas ? Enfin un nouveau concept ? En souvenir de la tournée vertigo j’ai décidé de ne pas faire le stade de France qui m’a déçu et de tenter ma chance à Milan le 7 et 8 juillet, et surtout d’assister au fameux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>360°, un nom qui pose beaucoup de questions : tournée best-of ou pas ? Enfin un nouveau concept ? En souvenir de la tournée vertigo j’ai décidé de ne pas faire le stade de France qui m’a déçu et de tenter ma chance à Milan le 7 et 8 juillet, et surtout d’assister au fameux concert d’ouverture de Barcelone. <span id="more-1352"></span></p>
<p>Ensuite direction Nice, car vivant à Marseille c’est juste à 2h de chez moi.<br />
30 Juin 17h : j’arrive aux alentours du stade et curieusement je ne trouve pas beaucoup d’effervescence, il est vrai que la chaleur est assez pesante. J’arrive dans le stade (placé catégorie 2 latérale coté Edge) et la première claque : la scène ou plutôt THE CLAW.<br />
Je suis resté « bouche bée » car malgré les photos vues et revues sur le net, rien ne vaut la vision grandeur nature. 20h environ : Snow Patrol pour une prestation sympathique. 22h : le son monte et là, le fameux morceau d’intro retentit, il fait nuit noire, le stade est plein, tout le monde retient son souffle quand d’un coup les lumières s’éteignent plongeant les 90 000 personnes du camp nou dans l’obscurité laissant place à un océan de flash… C&#8217;est juste impressionnant ! Le concert commence avec Larry arrivant seul à la batterie suivi de Adam, Edge et enfin Bono, jolie clin d’œil aux fins de concerts se terminant par 40 ; là, ils nous la font à l’envers plutôt pas mal. Ma première impression c’est WAOUH en voyant la scène s’allumer et surtout quel plaisir de voir Bono dans cette forme ! Quand je repense à mes deux Stade De France en 2005, il n’y a pas photo.<br />
Bono le fauve est lâché et sollicite sans cesse ses trois compères. Je ne reviendrai pas sur le set que tout le monde connaît mais sur la connexion live avec l’ISS. Pour le concert d’ouverture l’effet de surprise est réussi (ZOO TV sort de là !!) quoiqu’ un brin mégalo quand même, mais il faut l’être pour se produire sous cette bête. 2h15 de plaisir et même si One est foiré, même si With Or Without You est complètement massacré par Bono, épuisé par ses courses, ses sauts et sa hargne du jour. D’ailleurs son sprint sur Where The Streets Have No Name façon 2001 restera le seul de la tournée je crois. Et ses pirouettes sur Ultraviolet lui ont rappelé qu’il avait 49ans ! Tout ce qui fait un concert d’ouverture était réunit à Barcelone : surprise du light show, de la setlist, énergie débordante du groupe, les fameux « plâtres » ainsi que les incertitudes, l’ambiance électrique des gens attendant depuis 4 ans la tournée. </p>
<p>C’est donc avec beaucoup d’espoir que je me rends à Milan réputé pour sa ferveur et c’est bien connu U2 aime l’Italie. La première chose qui frappe en ville : on sait que U2 est là : affiche publicitaire, musique en ville, et surtout 3 km de magasins de contrefaçons qui jalonnent la route allant au stade. Du bavoir au bandeau en passant par la casquette et les t-shirt roses, violets, oranges pour femme, tout y est pour s’habiller U2 pas cher. Je suis placé en catégorie or, plein axe face à la scène. La vue est impressionnante surtout grâce à la configuration de la scène qui est posée dans la largeur quasiment au milieu du terrain. Quelques surprises bien venues font de ce concert un super moment : l’enchaînement I Still Haven’t Found What I’m Looking For avec Stand By Me stand by en entier avec le groupe me rappelle le Zoo TV ; et Party Girl avec la fille de Bono. En parlant de Bono il a osé s’attaquer à Berlusconi… grand bien lui en a pris puisqu’il a reçu une rincée de sifflés les deux soirs sur son discours avant One. Je retiendrai surtout de ce 7 Juillet un show déjà bien rodé pour une troisième date, un public imbattable, je n’ai jamais vu ça, pourtant des concerts j’en ai fait un grand nombre mais là bravo les italiens, un vrai public de passionnées et non de spectateurs. Heureux de ma soirée je me rendis au stade le lendemain vers 13h pour aller en fosse. En arrivant à me faufiler je me retrouve devant l’ellipse plein axe. Là, J’ai tout simplement passé une soirée magique. Une fosse électrique, rien à voir avec le Stade De France en 2005 que j’ai expérimenté. Les gens sont là pour chanter, sauter, crier, bref se mettre minable contrairement à Paris en 2005 où tout le monde voulait prendre la place de l’autre, se marche dessus et quitte le stade après With Or Without You avant le dernier rappel…. Mon highlight : Magnificient, le deuxième couplet Bono est sur l’ellipse avec son micro , je suis à deux mètres, c’est la première fois que je suis aussi prés du groupe. Je comprends à cet instant ce qui fait de U2 un groupe unique : le charisme de Bono. Il a quelque chose qui hypnotise, quand il est là, on le voit et ça se ressent. Il transmet énormément de choses quand il chante, bref il se donne.<br />
Mon grand plaisir a été Electrical Storm… j’en ai rêvé, U2 l’a fait. Un concert fabuleux qui a la fin de Moment Of Surrencder me réserve une surprise. : Impossible de quitter la fosse, tout le monde reste et chante le morceau qui passe (Pavarotti je crois)…Chapeau messieurs les italiens, dire que quelques jours après, à Nice, ma tribune s’est vidée de moitié dès le début de With Or Without You…. Bilan de ces concerts italiens : exceptionnels, que ce soit en catégorie or ou fosse, je me suis régalé, aussi bien au niveau musique que des chansons. Surtout quel public ! Mais quelle ambiance ! En revanche, on sent que la tournée s’installe, le groupe met moins d’énergie que le 1er soir. </p>
<p>Forcément la transition avec Nice est difficile. Tribune face à la scène : premier constat c’est plein très tôt, il a fait chaud donc les 50 000 personnes en fosse doivent êtres fatiguées. Bingo, l’ambiance fut proche du néant (comparée à Milan et Barcelone bien entendu). Bono cherche à faire participer le public qui a besoin d’une invitation pour se réveiller, même en tribunes ça dort, je ne peux pas me lever sous peine de représailles…. La 1ere fois que ça m’arrive dans un concert de U2. Le groupe joue pépère comme en 2005 dans la même ville, le rythme est trouvé et les gestes calculés. Ma seule satisfaction a été Mysterious Ways comme nouveauté.<br />
U2 a joué à Barcelone comme s’ils avaient tout a prouver, Milan a été un grand théâtre d’émotions au niveau du public et Nice une relative déception car passer après Barcelone et milan c’est très dur. Si Nice avait été ma seule date forcément j’aurais été hyper emballé, car objectivement le groupe a livré un bon concert mais le problème, c’est qu’avec U2 on attend toujours plus et moi le premier, j’attends autre chose qu’un concert calculé où l’improvisation n’a pas sa place. J ai cruellement ressenti la même chose qu’en 2005 pendant mes trois dates françaises (à l’exception du 9juillet où U2 a fait un concert classique mais avec beaucoup d’envie). U2 la joue facile, la setlist est audacieuse avec Ultraviolet, Unknown Caller, The Unforgettable Fire, Breathe en intro, I&#8217;ll Go Crazy If I Don&#8217;t Go Crazy Tonight version dance, mais une fois maîtrisés le groupe fait moins d’efforts, chose que je n’ai pas ressenti à milan où le groupe a été porté par le public. J’ai volontairement occulté les setlists qui sont largement débattues sur ce site et par moi-même (le mécontent de service lol) pour davantage parler du groupe, du public et du ressenti, car avant de réclamer des morceaux x ou y, réclamons que le groupe se donne, ce qui n&#8217;est pas tout le temps le cas Je voulais vous faire partager mon expérience de ce 360° qui est fini pour moi. Mon regret : ne pas avoir fait Amsterdam, et dorénavant j’irai voir U2 en Italie. </p>
<p>Bons concerts à tous !</p>
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		<title>U2 quitte l&#8217;Europe en beauté</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2009 09:47:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Popelevation pour Sucking</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[U2360]]></category>

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		<description><![CDATA[La raison principale sinon exclusive de ma venue à Cardiff fut non pas la fin de tournée, mais le Millenium Stadium. Ce fabuleux stade que j’admire à chaque match du XV du poireau sur son sol ; ce magnifique bijou de l’architecture construit pourtant à la même période que l’immonde étron circulaire nommé « Stade [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La raison principale sinon exclusive de ma venue à Cardiff fut non pas la fin de tournée, mais le Millenium Stadium.<span id="more-1339"></span> Ce fabuleux stade que j’admire à chaque match du XV du poireau sur son sol ; ce magnifique bijou de l’architecture construit pourtant à la même période que l’immonde étron circulaire nommé « Stade de France ».</p>
<p>Fin de tournée et destination low-cost obligent, beaucoup de fans ont rempli le petit Bombardier Q400 qui nous amènerait en terres galloises. Ventre, rides, cornes, les fans ont changé mais la foi est intacte. Cardiff n’a pas attiré que les fans français : j’entends parler Espagnol, Portugais mais aussi Hébreu et Russe. Des fans thaïlandais ont même affiché une banderole dans le stade. On se serait presque cru à Dublin.</p>
<p>Cardiff est une bien jolie ville. L’architecture y est basse, les espaces verts y sont nombreux et les infrastructures y sont modernes. Ce n’est pas la Côte d’Azur mais pour une ville britannique, on est agréablement étonné. Encore que, l’analogie avec le Sud-est de la France est tentante mais davantage via les filles. En effet, la galloise post pubère et pré-ménopausée (ça remplit quand même, aux bas mots, 50 Millenium cette affaire) est une authentique cagole maquillée à la truelle n’ayant pas peur de s’afficher en robe moulante malgré un élevage aux fish and chips. Saison estivale oblige, ces jeunes femmes ont même la coquetterie de laisser entrevoir leur délicieuse couenne abdominale. Le tout façon magret de canard comme un véritable hommage à la gastronomie française. Je ne peux qu’en être touché et attendri, moi l’amoureux de la France.</p>
<p>Taquinerie mise à part, les gallois sont des gens très accueillants et les fans gallois de U2 me l’ont particulièrement illustré. En effet, alors que nous ne faisions la queue pour entrer dans le stade que depuis 10 mn à peine, nous nous sommes vus proposer quelques bières pour trinquer à l’amitié franco-galloise. Rugby, Tour de France et beautés de nos deux pays respectifs ont alimenté notre agréable échange. Aussi, la bonne éducation et la bienséance étant de mise chez ce peuple, c’est sans encombres que le rush de l’ouverture des portes accédant à la fosse s’est déroulé. </p>
<p>En revanche, une fois installé à attendre précieusement le début du concert, j’ai très vite été rattrapé par le principe de réalité, l’éternel retour du concret comme disait ce brave Lénine. Autrement dit, là où, quelques instants avant, mes amis et moi avions œuvré pour donner une bonne image de notre pays, tous les gens assis autour de moi ont fait une rencontre du 4ème type qui a définitivement sapé notre œuvre : un groupe de fans belges. Vous allez me dire « quel rapport entre la France et les Belges ? », à cela je vous répondrai : « Aucun et heureusement ! ». Oui mais voilà, pour tout étranger, quelqu’un qui parle français est de facto français, et là, j’ai un peu moins d’humour. Ca fume (alors que c’est interdit), ça parle fort, ça vocifère, ça insulte les premières parties, ça rote, ça pète, ça bouscule, ça respecte rien et ça provoque. Bref, c’est la honte de la francophonie et malheureusement, ce n’est pas la première fois que j’assiste à de si tristes scènes.</p>
<p>Il est 20h30 quand le concert commence. Les tribunes sont remplies, la fosse s’impatiente et le Millenium Stadium se colore des lumières de U2. Le son est excellent depuis la fosse, j’ai presque l’impression d’être dans mon salon. Le mix offre une basse très présente mais pas saturée, une première pour moi. Cela me donne raison quand je choisis mes dates de concerts en fonction de l’enceinte dans lesquelles le show se produit. Néanmoins, j’ai beaucoup d’appréhension sur la performance du groupe ce soir tant le concert de Sheffield a été monstrueux de générosité et d’énergie. Il ne me faut pas plus de trois titres pour dissiper mon angoisse. Le groupe joue comme si c’était son dernier concert, Get On Your Boots dégage une telle énergie et une telle puissance de son que j’ai l’impression que le stade va s’écrouler sous les watts. L’avantage du pays anglophone est que le public retient facilement les paroles et est donc plus enclin à chanter avec le groupe. A Cardiff, ce fut le cas et Bono était par moment noyé par les spectateurs de la fosse.</p>
<p>Côté tribune, les gens étaient amorphes jusque Beautiful Day (pourtant démarré par l’hymne gallois, dans une putasserie toute Bonoïenne) mais Mysterious Ways introduit par un « Shake your big big fat ass Cardiff, shake shake !!! » poursuivi d’un émouvant et interactif I Still Haven’t Found What I’m Looking For ont définitivement fait lever et chanter les tribunes jusqu’à la dernière chanson.</p>
<p>City Of Blinding Lights, toujours bâclé sur cette tournée, a été magistralement interprétée, de même que Vertigo, qui prend de plus en plus des allures de standards lives de U2 avec sa nouvelle fin. D’une manière générale, tous les titres de Cardiff ont été interprétés avec rigueur et maîtrise, et même si Bono a massacré à lui tout seul le début de I&#8217;ll Go Crazy If I Don&#8217;t Go Crazy Tonight et le break de Walk On, on a eu droit à du très grand U2. Très grand U2 d’un point de vue technique (c&#8217;est à ma connaissance la première fois que The Edge réussit le solo de Unknown Caller)), mais également d’un point de vue interactif. Des rires, des sourires entre eux, des mains qui se tapent entre musiciens et techniciens, des accolades plus que de raison, etc. ce soir là, il se passait quelque chose sur scène. U2, son public et son staff ne faisaient qu’un et les problèmes de voix de Bono sur la fin n’ont pas réussi à ternir cet excellent show que je place sans hésiter au dessus de tous les autres que j’ai pu faire sur cette tournée (Paris I et II ; Dublin II et III). </p>
<p>C’est la première fois que je vois le groupe être autant submergé par son public. Ce soir, par moment, on ne savait plus qui de U2 ou de son public était la tête d’affiche. Lorsque Moment Of Surrender s’est terminé, je me suis dit à chaud – et aujourd’hui à froid, je pense la même chose – que c’est avec des shows comme Cardiff que je comprends pourquoi ils me font vibrer depuis 16 ans maintenant.</p>
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		<title>U2 à Glasgow : l’harmonie du low-cost</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2009 18:35:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sucking Staff</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[U2360]]></category>

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		<description><![CDATA[Après vous avoir chroniqué le 360° Tour haut de gamme, nous voulions tester le strict opposé. Et on n&#8217;a pas été déçu !
La raison principale de notre voyage à Glasgow était là : expérimenter un concert low-cost (88€ pour le vol, le concert, et l’hotel).  Et pour une fois, il faut dire qu’on a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après vous avoir chroniqué le 360° Tour haut de gamme, nous voulions tester le strict opposé. Et on n&#8217;a pas été déçu !<span id="more-1323"></span></p>
<p>La raison principale de notre voyage à Glasgow était là : expérimenter un concert low-cost (88€ pour le vol, le concert, et l’hotel).  Et pour une fois, il faut dire qu’on a été comblé, au delà même de nos espérances. Du low-cost il en fut question à chaque instant de ce périple écossais.</p>
<p>Nous nous doutions bien qu’en payant 12€ nos billets d’avion, nous n’aurions pas le confort des classes affaires que notre rang exige pourtant. Mais de là à tomber sur un pilote incapable de poser un avion sans le fracasser sur la piste, il y a un pas que nous ne pensions pas franchir. Même chose concernant l’odeur putréfiante infestant la chambre 403 du Campanile Hotel, totalement indigne des bons plans au Marriott auxquels Pascal nous a habitué. Bref, une entrée en matière déjà bien savoureuse.</p>
<p>Ajoutez à cela les mensurations scandaleuses des pizzas au Pizza Hut de Central Station, et le temps low-cost (10° de perdus et la pluie en bonus) qui nous a été offert pendant notre séjour, et vous obtenez un cocktail détonant, avant même le début de ce fameux concert. Car fameux est bien le mot qui s’impose.</p>
<p>Puisque l’idée directrice était de faire dans le low-cost, nous avions opté pour les places que Paul McGuinness nous promettait à 30$. Résultat, elles nous ont coûté 43€ pièce, au prix d’un taux de change défiant toute concurrence. Une prouesse Live Nation. Malgré tout, nous constatons avec plaisir que ces places se sont avérées bien meilleures que ce que nous imaginions : assez éloignées, certes, mais offrant une vue dégagée sur la scène et à une hauteur très raisonnable compte-tenu de la configuration du stade. Ces places à bas prix valaient à coup sûr une partie des places survendues ou sans visibilité du Stade de France. Les écossais ont eu, eux, la décence et le respect de ne pas mettre en vente les places où ne voit rien en bas de l’arrière-scène et derrière le mixing-desk.</p>
<div class="illustr left"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/08/u2-360-glasgow.jpg" alt=""/> <span>The Claw sous le ciel bleu d&#8217;Hampden Park</span></div>
<p>Autre satisfaction : la qualité sonore remarquable d’Hampden Park. Nous avons rarement eu l’occasion d’entendre avec tant de pureté la basse d’Adam Clayton et les coups rythmés de Larry Mullen, retentissant aussi puissamment que les coups de butoir d’un Pascal devant une collection de bootlegs. Le public a globalement su être à la hauteur, malgré une mise en jambe poussive et une désertion massive des travées dès la fin de One. Une performance courageuse, tant les raisons de ne pas se passionner pour ce concert furent nombreuses.</p>
<p>Évidemment assister à un concert de U2 est toujours une chance, un privilège, certains diront même un cadeau du ciel voire une communication directe avec Dieu. Évidemment U2 est le seul maître à bord et nous propose le concert dont ils ont envie, comme ils en ont envie, et nous n’avons rien à dire là-dessus. Évidemment le niveau d’exigence d’un glaswegien ne doit guère voler plus haut que celui d’un valenciennois. Pour autant devons-nous nous contenter du satisfecit d’une bande de primates alcoolisés incapables de saisir la finesse d’un bijou tel que Moment Of Surrender ? Devons-nous nous taire ? Sûrement pas quand, comme ce fut le cas ce soir, U2 livre un concert propre, sérieux, mais expédié et sans âme.</p>
<p>Ce soir U2 a récité son concert parfait, appris par cœur et peaufiné au fil de la tournée, et l’a balancé pendant deux heures sans mot dire, sans interruption, sans sourire. Il n’y avait rien de cette flamme que nous avions pourtant sentie aux quatre coins de l’Europe, à Barcelone, à Milan, à Dublin, et plus récemment encore à Londres. Est-ce la fin approchante de ce premier leg (et la fatigue accumulée) qui peut expliquer cette attitude distante ? Ou est-ce le fait de se produire dans un stade moins scintillant que Wembley ou l’Olympiastadion ?</p>
<p>Que penser également de cette longue coupure de son durant la première moitié de Walk On, qui ne provoqua pas la moindre réaction du groupe pendant le morceau, ni même la plus petite excuse après coup ? Comble de l’ironie, Bono paraissait même vexé d’entendre le public siffler à cette occasion. Doit-on y voir la raison de la monumentale moquerie qui s’en suivit ? Non content d’offrir un rappel si court que même ce malicieux de Pascal n’aurait pas eu le temps de censurer une revue de concert, U2 s’est offert le luxe suprême de ne pas interpréter Mysterious Ways, alors même que le morceau figurait sur la setlist d’origine ! Un amer goût de 10 juillet 2005 flottait alors dans l’air, et autant le dire tout net, cet air est nauséabond !</p>
<p>Ce soir ce n’est pas internet qui a tué U2, comme nous avons pu le lire dans un article récemment publié sur un site ami et massivement encensé dans la poubelle du web francophone. Non, ce soir à Glasgow, U2 s’est tiré tout seul une balle dans le pied, en la jouant facile et sans effort. L’ambiance générale relativement morne perçue à la sortie du concert en est une illustration désabusée. Fort heureusement, ce sentiment restera anecdotique au regard d’une tournée européenne qui touche à sa fin et qui laissera un souvenir d’une grande réussite, même pour les amateurs de critique facile que nous sommes.</p>
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		<title>Destination Zagreb via Paris</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 04:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Drazen pour Sucking</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses / Humeurs]]></category>
		<category><![CDATA[U2360]]></category>

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		<description><![CDATA[Une fois n&#8217;est pas coutume, un visiteur de Sucking vous propose une revue de sa vision du 360° Tour et plus particulièrement du concert de Zagreb. A lire si possible sans œillère.
Ce 360° a pris un tour spécial. Décidé à ne plus revivre des atrocités dépressives comme le Vertigogo Tour que j’avais vu de Nice [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Une fois n&#8217;est pas coutume, un visiteur de Sucking vous propose une revue de sa vision du 360° Tour et plus particulièrement du concert de Zagreb. A lire si possible sans œillère.</em><span id="more-1314"></span></p>
<p>Ce 360° a pris un tour spécial. Décidé à ne plus revivre des atrocités dépressives comme le Vertigogo Tour que j’avais vu de Nice (très mauvaise pioche…) en 2005, j’avais décrété, en amont, que ce serait la dernière fois que j’irais voir ce groupe qui ne pouvait que me décevoir en me ramenant systématiquement aux 20 ans que ni eux ni moi n’avons plus.</p>
<p>Je me suis fixé donc deux échéances raisonnables, « faire » le SDF que je n’avais pas pu faire quatre ans auparavant, et doubler ça d’une date à l’étranger. Je rêvais de Séville, ma ville fétiche, de Lisbonne, également, mais au vu des premières dates annoncées, j’ai d’abord déchanté, avant de faire un bond : Zagreb, Croatie, premiers concerts là-bas, quelques attaches affectives dans cette ville également, ma décision était prise.</p>
<p>Évidemment, j’aurais pu, comme tout le monde, aller à Dublin, mais j’ai déjà dit que je ne voulais pas faire maintenant ce que je n’ai pas pu faire vingt ans avant, a fortiori quand c’est devenu beaucoup (beaucoup) plus facile… Et Zagreb, ai-je pensé, c’était aussi l’assurance d’une ambiance de feu, dans un stade à taille humaine. Parce que c’est quand même ce qui fait que des vieux fans se détachent de U2, de ne pas supporter cette démesure qui n’est même plus ironique comme elle l’était pour le Zoo Tv Tour… De ne pas supporter cette illusion entretenue par les fans plus jeunes et – forcément – plus enthousiastes, l’illusion d’un groupe qui donne tout sur scène, qui est capable de tout. Les shows de U2 sont millimétrés, de telle façon qu’on en est maintenant arrivé à disserter sur l’esquisse d’un changement, sur le fait que, par exemple, ils interprètent « Bad » à Amsterdam ou Dublin. Mais « Bad », U2 doit le jouer partout, sinon, ça n’est plus U2 ! Qui s’est posé cette question ? Et pourquoi ne la jouent-ils plus, alors ? Parce qu’ils n’y croient plus et que parmi les obligations qu’ils doivent à cette partie – majeure – du public qui ne les suit que de très loin et qui ne passe pas ses journées sur un forum, ils ont choisi d’autres classiques et, peut-être, épargné celui-ci par sursaut d’éthique…</p>
<p>Parce que c’est quand même ça qui ressort d’abord des mes deux concerts du 360° Blackberry Tour : cette grosse machinerie s’est fonctionnarisée jusqu’au ridicule.</p>
<p>Le ridicule, c’est d’abord cette nouvelle façon, déguisée, de hiérarchiser les « clients », avec des Red Zone dont une partie financerait l’Afrique ! Je pense à Lennon qui demande aux pauvres du poulailler d’applaudir fort et aux riches du parterre d’agiter leurs bijoux… Comble du mauvais goût, des passerelles mouvantes servent aux musiciens d’aller marcher sur l’eau et, accessoirement, sur les têtes des ravis qui ne savent plus, dans ces moments-là, où donner du numérique… Les mêmes s’enorgueilliront d’être arrivés à 7h du matin, d’avoir passé le concert collés à la barrière (en ratant tout des effets lumineux, d’ailleurs…), d’avoir préféré Paris II à Paris I etc.</p>
<p>Qu’est-ce que j’ai vu, moi, de mon SDF, en toute objectivité ? Un concert qui commence plutôt bien, quatre chansons du dernier album courageusement défendues, puis, déjà, une redescente, un « In a little while » superflu, une liaison satellite qui ferait pleurer n’importe qui ayant assisté au duo fictif avec Lou Reed ou à la liaison avec Sarajevo… Un « Streets » raté, un « Sunday », un « Pride » expédiés sans conviction, une bonne surprise avec « Unforgettable Fire » malheureusement maltraité, joué comme un (autre) morceau de stade que sont les détestables (pour moi) Vertigo, Boboots et toutes les oh-oh-oh songs du dernier album. Je ne cherche pas la polémique, je dis que je n’aime pas cette façon de jouer ces morceaux, qui ne laissent aucune place à la finesse : quand je les entends, je me dis une fois encore que le groupe que j’aimais est passé, et que ça ne sert décidément à rien de courir après sa jeunesse…</p>
<p>Il me restait Zagreb, alors, le 10 août. Il a fallu encaisser d’abord d’être les dindons de la Live Nation farce, puisque c’est à Zagreb, et Zagreb seulement, que le deuxième concert – rajouté après que le premier a fait le plein – a été placé la veille du premier… Pourquoi n’ai-je pas fait les deux, alors, m’ont déjà demandé certains fans ? Pour la même raison qui a fait que j’ai volontairement pris un billet retour le 12 juillet pour ne pas être à la deuxième date : parce qu’assister deux fois à un show rigoureusement identique est au-dessus de mes forces.</p>
<div class="illustr left"><img src="http://www.suckingrockandroll.com/wp-content/uploads/2009/08/u2-360-zagreb-2.jpg" alt=""/> <span>Le Maksimir Stadion à quelques minutes du concert&#8230;</span></div>
<p>Arrivé à Zagreb, j’ai été surpris de constater que le concert de U2 était un événement national (télé, journaux, livret spécial distribué en ville…) mais qu’il ne phagocytait pas la vie non plus : pas de hordes de t-shirts, pas de drapeaux irlandais fièrement arborés, il faut atteindre la proximité du Maksimir Stadion pour réaliser que le même groupe que j’ai vu un mois avant allait se produire là dans quelques heures. Et, pour ceux qui jugeraient cette chronique désabusée, je vais dire ce que j’ai aimé de ce concert : l’impression justement d’assister pour la première fois à un concert de U2, comme il y a vingt ans, dans le même désordre d’ailleurs que celui qui n’aurait jamais dû disparaître des concerts de rock. L’emplacement d’abord : dans un stade comme celui-ci, en arrivant à 19h, on peut se retrouver à dix mètres de la scène sans problème, et on peut avancer, si on en a envie. Pas de consumérisme à tout crin, du j’ai-payé-j’ai-droit, du « j’étais là avant ». Alors, oui, ça bouscule, ça joue des coudes, mais au moins ça vit. Et puis la réaction d’un public privé de tout concert depuis le début sur des chansons comme celles que U2 a expédiées à Paris fait que, d’une, ils les jouent beaucoup mieux, de deux, le public les reçoit avec une vraie ferveur : jamais je n’aurais imaginé que Sunday ou Pride me feraient cet effet de nouveau.</p>
<p>On me disait que pour que U2 existe de nouveau, il fallait qu’ils aient quelque chose à prouver ; j’en avais eu l’impression en 2001, alors que je les avais un peu laissé tomber, quand Bono a enflammé Slane Castle pour expier la mort de son père (tout ça pour nous pondre trois ans après le larmoyant « Sometimes » et sa dégueulasse interprétation live…). A Zagreb, je ne me suis pas autorisé la distance blasée des nouveaux consommateurs de U2 et j’ai aimé ce concert plus que j’ai aimé d’autres concerts d’autres tournées du même groupe. J’ai enfin vu un Bono décidé à en découdre et content d’être là, un public réceptif, un show et un groupe resserrés, et peu m’importe d’avoir appris après que si l’écran ne s’est pas totalement déplié, c’est parce qu’il y a eu une panne, j’ai trouvé ça mieux, plus originel. Comme quand ils étaient encore maîtres de ce qu’ils faisaient, même dans la démesure, comme quand, pour le Pop Mart Tour, Bono demandait à ce qu’on éteigne les écrans pour « balancer » un New Year’s Day juste éclairé de blanc et donner l’illusion, oui l’illusion, là aussi, qu’on était tous ensemble dans une petite salle…</p>
<p>Ah, à Zagreb, Bono a eu l’élégance de remercier ses sponsors avant que la dernière chanson commence, ce qu’il n’a pas fait à Paris (ce qui vaut son pesant de cacahouètes sur les bootlegs !). Cette dernière chanson qui arrive en fin de rappels qui n’en sont pas, puisqu’il n’y a plus de rappels aux concerts de U2. Tant mieux ? A chaque fois que j’entends Bono chanter « How long to sing this song », même en snippet de Bad (qui dira également que le snippet est pour Bono l’excuse officielle de l’oubli des paroles ?), je ne peux m’empêcher de penser à l’ironique polysémie de la traduction : combien de temps encore va-t-il falloir que je chante ça… Fonctionnarisés, disais-je. </p>
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