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U2 & nous : part.2

Suite de notre tour d’horizon des membres de Sucking Rock And Roll, avec cette fois-ci, l’histoire de U2 & Cyril.
Mon histoire avec U2 remonte maintenant à quelques années, qui peuvent paraître bien lointaines, mais qui pourtant demeurent encore bien fraîches.
Il y avait plusieurs manière de retracer cette petite histoire, j’ai privilégié la chronologie, qui, quoiqu’un peu froide, permet de laisser s’installer la relation, étrange, entre le fan et l’artiste.
26 juin 1993
Je suis traîné à l’hippodrome de Vincennes par des amis, fans de U2, pour assister à ce fameux Zoo TV Tour. Dans mes souvenirs, peut-être tronqués a posteriori, ce concert me paraît toujours être bel et bien le premier auquel j’assiste. Mais sans doute l’envie déforme-t-elle la réalité.
La chaleur est lourde, la foule dense. Belly, The Velvet Underground, bon, très bien, mais eh alors ? Ils sont où ces mecs que cette foule attend ?
A la nuit tombée, ils sont là. Le chanteur apparaît devant les écrans, le son est puissant, électrifiant. A force de mouvements, je me retrouve propulsé devant la mini scène. Le gars, tout en cuir, viendra y provoquer son public. A ce moment précis, j’ai l’impression que tout l’hippodrome m’écrase, cette intensité est incroyable.
Mais il vient un moment où le temps et la fatigue commencent à peser. J’attends la fin…
Je ne sortirai pas en fan conquis, mais il reste cette saveur particulière d’avoir vu un show hors normes, dont j’ai presque tout oublié aujourd’hui. Allez savoir pourquoi…
Un jour du début de l’année 1997
Dans la voiture qui me mène au boulot, j’entends un son de guitare sur Fun Radio. Un son que je connais. Qui depuis 4 ans a eut le temps de faire son chemin, et de m’imprégner.
‘Discotheque’ débarque sur mon autoradio et c’est un bouleversement. Le titre est imposant, pile dans son temps. Le rock des années 90 est là. Ultra produit, électro, des paroles en phase avec cette époque qui découvre l’ecstasy. Je suis conquis, mais je n’ai même pas résisté.
Le 3 mars de cette même année, j’entends encore le vendeur de la fnac Noisy-le-Grand me dire, pour justifier l’absence de ‘Pop’ dans ses rayons : « ouais, l’album est sûrement repoussé d’une semaine ». J’irais l’acheter à Bastille, où quoiqu’en inventaire, ils ont ouvert un petit espace spécialement aménagé pour se procurer le nouvel album des irlandais.
C’est le premier, et dernier, album que j’achèterais sans en connaître quoique se soit, si ce n’est la pochette, vue par erreur en lisant « Les Inrocks ». A ce jour ‘Pop’ demeure mon album. Pour son contenu, évidemment, mais pour tous les symboles qu’il représente.
23 août 1997
Je suis devenu adhérent au fan club « Desire » qui deviendra « A.B.E.L ». J’ai acheté mes places pour Paris, mais aussi, et surtout, pour Londres. Un concert à l’étranger, encore une première !
Arrivé tôt le matin devant Wembley, l’attente est longue mais agréable. Les anglais sont tranquilles durant ces moments. Un DJ passe de la musique. Je me souviens particulièrement du ‘Bitch’ de Meredith Brooks et nous parle du concert de la veille, « fantastic ! ».
Quand les portes s’ouvrent, stoppés par les stadiers, nous sommes contraints de marcher. Cela permet d’admirer cette scène stupéfiante. L’écran, le citron, l’arche… Gigantesque !
U2 n’arrivera que de – trop – nombreuses heures plus tard. Coincé face à la barrière de l’avancée, je me souviens de Larry, souriant, de ‘Mofo’, ‘Mofo’, toujours ‘Mofo’, de l’émotion intense de ‘Please’, de la manière dont Bono donne son avis sur la fille qui doit le rejoindre sur scène, de ce citron qui m’empêche de voir ‘Discotheque’. De tout, vraiment tout. Mon premier concert de fan, le début d’une longue série.
19 octobre 2000
Grâce à Magalie, j’ai réussi à obtenir une place pour assister à « l’écoute » de ‘All that you can’t leave behind’, le soir même au Man-Ray. Tout le monde sait que le groupe sera là, et tout le monde espère qu’il y donnera le coup d’envoi de sa tournée promo.
U2 est bien là. Un show de 45mns, très épuré. Le groupe n’est pas encore au point mais livre une version de ‘New York’ inégalée depuis. Ils sont juste à nos côtés, sans sécurité, c’est étrange. On est si loin du Pop Mart, tout est là, brut, sans artifice, pas vraiment U2 en fait.
Ces 45mns restent parmi les plus belles que j’ai pu vivre avec U2. Rien n’était parfait, mais tout était beau. Encore aujourd’hui, peu de souvenirs atteignent l’intensité de cette soirée rue Marbeuf.
28 mars 2005
Ce voyage aux Etats-Unis était un vieux projet avec Bertrand. Nous voulions assister au tout premier concert de la tournée, tout découvrir d’un seul bloc. On imaginait Miami, ça sera finalement San Diego et la Californie. L’occasion d’un beau voyage dans le même temps.
La Sports Arena, les premières notes de ‘City Of Blinding Lights’ derrière les portes vitrées, la magnifique place achetée à un fan anglais obligé d’annuler son voyage, les lumières qui s’éteignent, ‘Vertigo’, ‘Electric Co.’, ‘Love and Peace or Else’, ‘The Fly’, le plaisir indescriptible en sortant de la salle et de retrouver Bertrand, dans le même état de béatitude que moi.
Cinq dates, cinq moments marquants pour 16 ans de route commune. C’est peu, beaucoup, peu importe, ce que l’on vit avec eux dépasse l’explicable et le raisonnable, c’est juste – et simplement – beau.
Réactions
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Marc Posté le 18 janvier 2009 à 15:30
Merci Cyril de nous faire revivre ces quelques moments, ces étincelles dont on se souvient toute la vie. Je me retrouve complètement dans ta dernière phrase…
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Sylvain Posté le 20 janvier 2009 à 21:21
Ca fait plaisir de retrouver des lecteurs de Desire, mon petit bébé ;-)
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bert Posté le 20 janvier 2009 à 22:04
y en a quelques-uns dans le coin ;)









